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Quand des kangourous se shootent à l'opium en Tasmanie

Publié le 27 juin 2009 par Maaxtal
  NOUVELOBS.COM | 26.06.2009 | 19:04 Les mammifères, friands de la plante, détruiraient les plantations après consommation. Premier consommateur mondial de pavot médical, la Tasmanie prend le problème très au sérieux.

Les mammifères détruiraient les champs de pavot à opium après avoir consommé la tête des plantes (Sipa)

Premier producteur mondial de pavot à opium réservé strictement à l'industrie pharmaceutique, la Tasmanie doit faire face aujourd'hui à un problème des plus sérieux. Des kangourous, friands de la plante, détruisent petit-à-petit les champs en agissant de façon déraisonnée, après consommation.
Le procureur général de l'Etat insulaire de Tasmanie, Lara Giddings, a indiqué jeudi 25 juin dans un rapport parlementaire que "[la Tasmanie] avait un sérieux problème avec les incursions de kangourous et autres marsupiaux dans les champs de pavot. Il semble que [les mammifères], "shootés", se mettraient à tourner en rond de façon étrange, détruisant les plantations".
Lyndley Chopping confirme. Agriculteur retraité ayant travaillé lui-même dans ces champs, il a personnellement remarqué ce comportement étrange de la part des marsupiaux squatteurs. "Ils viennent et mangent des coquelicots et ils disparaissent", a-t-il indiqué à la chaîne ABC News, "puis ils reviennent et marchent en cercle de façon curieuse sur les plantations".
Le problème ne semble pas nouveau, mais commence à inquiéter sérieusement les autorités. La Tasmanie est en effet le plus exportateur mondial d'opium cultivé légalement sur le marché pharmaceutique, et l'Australie fournit environ 50% de l'opium cultivé légalement utilisé pour fabriquer morphine et autres analgésiques.
Des animaux "agissant anormalement"
Rick Rockliff, un porte-parole de la société des producteurs de pavot de Tasmanie, Alkaloids, s'intéresse de près à la question. Pour lui, le fait que la faune et le bétail consommant des coquelicots "agissent bizarrement" est un fait notoire. Il ajoute par ailleurs que si les incursions de kangourous sont plutôt rares, il [avait] déjà repéré d'autres animaux dans les champs, agissant anormalement". "Il ya eu beaucoup d'histoires sur les moutons qui avaient mangé une partie de l'après récolte, ils se promenaient dans tous les sens" a t-il indiqué.
"Mais, comme producteurs, nous faisons de notre mieux pour essayer d'arrêter ce type de consommation, en particulier par le bétail, en raison de préoccupations au sujet de la contamination de la viande.
"Il y a aussi un risque pour nos stocks. Les agriculteurs prennent ça très au sérieux, mais il ya eu une augmentation régulière du nombre d'animaux sauvages ces dernières années, et il est difficile pour nous de les maintenir tous hors de notre terre", avoue-t-il, impuissant.

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