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Marvel Universe #14 – le Dévoreur

Publié le 29 juin 2009 par Vance @Great_Wenceslas

Nova (volume 4) #13 à #16 + les deux premiers épisodes de la  nouvelle série Gardians of the Galaxy, éditions Panini Comics d’avril 2009

Marvel Universe #14 – le Dévoreur
 

Après la vague d’Annihilation où les hordes d’Annihilus se sont déversées dans notre univers, détruisant des mondes entiers, réduisant des peuples en esclavage, après les ravages des Phalanx, qui, sous le contrôle d’Ultron, se sont emparés d’un empire kree affaibli, Richard Ryder, le dernier représentant des Centurions du Nova Corps, s’est chargé de rétablir l’ordre dans cette partie du cosmos. Vaste tâche, d’autant que le tissu spatio-temporel demeure extrêmement abîmé par ces conflits successifs et que les civilisations ont du mal à se rétablir. Mais Nova a des ressources, bien qu’il ait la tête dure et du mal à opter pour les solutions les plus logiques. Le voilà à présent confronté à deux mots d’ampleur universelle qui menacent : une entité psionique se nourrissant de la détresse et de la mort et… Galactus lui-même.

Pendant ce temps, Star-Lord, saisissant la balle au bond après son épopée contre les Phalanx, propose à ses compagnons d’un jour de poursuivre l’initiative en créant un groupe chargé de réparer les dégâts causés au continuum par les deux désastres précédents, d’autant que Warlock et Mantis sont persuadés qu’il est nécessaire d’agir. Les deux premiers épisodes racontent la genèse de ce groupe qui allait reprendre un nom pas encore illustre...

Honnêtement, le temps me manquait pour me pencher sur une chronique comics. Bien que, petit à petit, je retrouve un peu de loisirs, la priorité était avant tout pour les sorties cinéma. D’autant que ce numéro de Marvel Universe commence déjà à dater. Oui mais voilà :

- Neault, notre maître ès-Marvel à tous, me l’avait signalé par courriel il y a bien longtemps de cela, attirant mon attention sur le retour d’un personnage qui est à l’origine de mon nom de blog (comment, ça ne se dit pas ? On dit bien « nom de plume », non ? Et même « nom de scène », hein ?).

- la lecture des deux Gardians of the Galaxy a réveillé des souvenirs de romans fascinants par leur ampleur et ont remis avec maestria au goût du jour les antiques space-operas.

Il n’en fallait pas plus pour donner la primeur à un petit texte sur cet opus.

Comme les précédents Marvel Universe, l’album est très agréable à feuilleter en soi, dense, nanti d’une jolie couverture (de Paul Davidson, cette fois, reprenant le visuel de Nova #16) : à 5.60€ les 6 épisodes, le rapport est intéressant. Après l’en-tête Annihilation, puis Annihilation : Conquest, c’est Secret Invasion qui affiche fièrement (quoique plus discrètement) son bandeau. Le fait est que Nova va se retrouver, fort logiquement d’ailleurs, confronté aux Skrulls qui pourrissent la vie des héros terriens depuis quelques mois dans les autres séries estampillées Marvel. Et c’est avec un plaisir évident que je retrouve le Super-Skrull qu’on avait découvert sous un jour autrement plus captivant lors de la vague d’Annihilus, en protecteur d’un monde mourant et père éploré. Nova aura toutefois fort à faire, les Skrulls haïssant les Xandariens presque autant que les Krees – d’autant que les voilà dotés des pouvoirs des plus grands super-héros terriens et que Ryder n’est pas au mieux... Abnett & Lanning sont aux commandes d’un récit toujours enlevé, riche en visions cosmiques et en conflagrations massives mais n’oubliant pas l’évolution des personnages et en restant bien calé dans la continuité. Les cadavres s’amoncellent (les conflits sont à l’échelle de plusieurs mondes) et les grands principes côtoient les décisions les plus hasardeuses.

Marvel Universe #14 – le Dévoreur
Néanmoins, c’est bien sur les deux épisodes clôturant ce numéro que j’ai envie d’écrire. Entre la froideur cynique d’un nouveau Drax plus mortel et le mysticisme du nouveau Warlock que la piquante Gamora ne parvient plus à confondre, il y a de quoi illuminer les dialogues, d’autant que Rocket Raccoon et Star-Lord en remontrent en matière d’ironie et d’impertinence : les commentaires décalés, tempérés par la gentille Phyla-Vell, saupoudrent leurs aventures d’un humour bon teint, alors que les deux scénaristes (encore Abnett & Lanning, décidément) démontrent qu’ils manient avec talent les sagas bigger than life. Reprenant la fantastique image de cette tête de Céleste flottante et peuplée d’êtres incongrus (dirigés par un chien télépathe !) à côté desquels la Cantina de Mos Eisley passerait pour un placard du Muppet Show, ils signent un récit passionnant où le lecteur éveillé regarde en couleurs certaines des plus belles trouvailles de Dan Simmons et de F. Peter Hamilton.

Retour de leur première mission :

Phyla-Vell (le nouveau Quasar) : Richard Ryder nous a parlé de Nulle Part. C’est un carrefour interdimensionnel, un nexus, qui dérive sur la Faille, au bord de l’Espace-temps. Son cortex de continuum (sic) nous permet d’aller rapidement n’importe où dans l’univers avec nos bracelets « passeports ». Oh, et puis il est situé dans la tête tranchée d’un Céleste. C’est dingue.

Cosmo (le chien télépathe chef de la Sécurité de Nulle Part) : Bienvenue, camarade Quill ! Comment s’est passé premier voyage ?

Jason Quill (alias Star-Lord) : Tranquille, Cosmo.

Cosmo : Vous fait quoi ?

Jason Quill : Sauvé l’univers.

Cosmo : Oh. Bien, bien.

En effet, ces vaisseaux temples cyclopéens appartenant à l’Eglise Universelle de la Vérité renvoient aux Templiers et à leurs Vaisseaux-Arbres qui sillonnaient les espaces glacés d’Hypérion, puis à cette Eglise toute-puissante dont la Garde Vaticane régentera les peuples perdus d’Endymion, puisant dans les parasites cruciformes la faculté de ressusciter.

Mieux : leur troisième mission les amène (je cite Gamora) sur une stase binaire douze, une sphère de Dyson située au bord de la nébuleuse de Rebreg. C’est en ces termes que Hamilton a lancé le pitch de sa seconde grande saga galactique, l’Etoile de Pandore où un système stellaire entier, celui de Dyson, était subitement enfermé dans une sphère d’énergie occultant jusqu’à la lumière de l’étoile.

Ajoutez à cela une tension entretenue par des prédictions un peu nébuleuses de la troublante Mantis (on nous annonce un acte de trahison entraînant leur mort prochaine) et vous obtenez un cocktail haut en couleurs, épique et grandiose.

Vivement la suite.

Pour information :

--> chronique de Marvel Universe #1

--> chronique de Marvel Universe #2

--> chronique de Marvel Universe #12

--> article complet de Neault sur cet album


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