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Au Maroc, un espoir pour la survie des oasis

Publié le 29 juin 2009 par Erwan Pianezza

Le quotidien Le Monde publie ce weekend un reportage plein d’espoir sur la lutte engagée contre la désertification dans le Sud du Maroc. La situation est catastrophique mais des notes d’espoir sont apparues, grâce aux vieilles recettes en passe d’être oubliées face à l’attrait irrésistible qu’exerce le mode de vie occidental sur les milliers d’habitants des oasis des portes du Sahara, au Sud du Maroc. Depuis quelques décennies, la surexploitation des nappes souterraines met en danger la vie dans ces paradis au milieu du désert.

Techniques ancestrales

Modèle d’agriculture en milieu aride, la technique des oasis achemine l’eau du sous sol et la distribue “en trois strates” :  En haut, la voûte sombre des palmiers dattiers conserve l’humidité. Au-dessous poussent des grenadiers et des figuiers et, au sol, des céréales et de la luzerne. L’ensemble est arrosé par une eau tirée du sous-sol, acheminée par des canaux selon un procédé mis au point il y a des siècles par les maîtres de l’hydraulique arabe. L’oasis d’Asrir, qui accueillait au 100 000 personnes au IX e siècle, n’héberge aujourd’hui plus que 4000 âmes.

Les institutions à la rescousse : les pistes pour l’avenir

Touchée par la désertification,  la vie des oasis est menacée par l’abandon des palmeraies qui peu à peu s’ensablent. C’est dans ce cadre que travaille le programme de sauvegarde des oasis du Sud marocain, lancé par le gouvernement en 2006, doté de 18 millions de dollars (12,7 millions d’euros) sur cinq ans. Ce programme met à contributin l’Etat Marocain, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et les collectivités locales.  Il met l’accent sur un avenir durable  : écotourisme, élevage de races locales, équipement de parcelles au goutte-à-goutte, réhabilitation des systèmes d’irrigation, construction de moulins collectifs, création de coopératives de conditionnement de dattes, réhabilitation du patrimoine architectural, soutien à l’artisanat local…  Une conclusion intéressante à l’article vient éclairer l’une des évolutions majeures des temps modernes : M. Houmymid, responsable du programme Marocain, est plein d’espoir, après avoir réussi à mobiliser les communautés autour de projets qui pouvaient leur paraître un peu abstraits. Il faut dire qu’il a compris un point essentiel : “On s’appuie beaucoup sur les femmes, elles savent ce qu’elles veulent, elles gèrent parcimonieusement.”

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