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Bloc-note express N°91

Publié le 29 juin 2009 par Antoine Dubuquoy

Des projets personnels en pleine maturation... structurer les idées, mettre en avant les expertises... Oeil du tigre et fighting spirit... Je suis un être digital. C'est indéniable.

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Michael Jackson... Overdose. La palme du délire ayant été décernée à 20 Minutes qui n'a pas hésité à qualifier la mort de Bambi de 11 septembre de la pop culture... Insulte aux victimes. Mélange des genres. Que vient foutre le Choc des Civilisations dans ce délire journalistique? C'est ce que le Canard classerait dans le rubrique Mur du çon... Un musicien black (?) meurt. Star incontestable, TRES gros vendeur de CD. Interprète survitaminé. Bien produit, bien coaché par Quincy Jones l'espace de TROIS albums publiés sur une période de moins de 10 ans... Voila Michael Jackson. Le pinacle créatif se résume à 5 années. Durant lesquelles une conjonction de facteurs externes a eu un effet de caisse de résonnance globale: le CD et MTV... le support et le média. une période qui a coincidé avec la montée en puissance de la mondialisation. MJ est le produit de la mondialisation de l'industrie du disque. MJ meurt, en même temps que l'industrie qui l'a fait roi. Produit global, il est la synthèse de la musique noire suffisamment blanchie pour devenir un maître-étalon du "bon goût" mondialisé au même titre que Mariah Carey, Céline Dion, Whitney Houston en leur temps, Justin Timberlake, Britney Spears aujourd'hui. Produits calibrés avec la même logique et logistique que Coca ou Pepsi. Le choix en 1982 d'Eddie Van Halen aux guitares sur Beat it n'était pas innocent... Un riff, une mélodie accrocheuse... Un clin d'oeil au public américain fan de hard FM... Van Halen... Du heavy metal US inoffensif. Virtuosité technique pure pour stades. Thriller est le lien entre musiques noires et blanches. A la réécoute, les duos avec Paul McCartney sont faibles... Mais le message était clair... Toujours dans cette volonté de toucher le plus grand nombre. Au même titre que l'emprunt à Manu Dibango... Soul Makossa.  A part ça... Pas grand chose. La pérennité d'un artiste se mesure-t-elle à la quantité d'albums vendus? Ou au temps record pendant lequel les places de concert s'arrachent?

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Solidays... Un dimanche au soleil sur l'Hippodrome de Longchamp... Grand'messe consensuelle pour cause inoxydable... Cynique je suis? Un peu. Solidays est un festival comme un autre. Sympathique. Familial. Bon enfant. Il y a effectivement des messages. On rappelle aux djeunz qu'il faut bien se couvrir. Mais aussi qu'il faut boire du lait... Le Milk Bar était convivial, pris d'assaut et GRATUIT (ceci expliquant peut-être cela)... Mais aussi que Guitar Hero sur XBox360 c'est chouette et que Converse c'est rock et djeunz... Affiche du dimanche: de qui plaire à tous. Syd Matters, de la belle ouvrage. De la pop élégante lorgnant vers les Byrds, REM... Mélodieux, agréable... tellement agréable que l'amateur de décibels et de sensations s'en va voir ailleurs... Izia... Déjà vue en première partie des Stooges en 2006. Déjà impressionné par le charisme, la voix, l'énergie dévastatrice. Pas déçu une fois de plus. Les lances à incendie arrosent le public. Dans un déluge sonique. "Fille de" ou pas, Izia déchire comme on dit... Un régal. Et pas de reprises de papa. Pas d'Aéroplane Blindé ou de Champagne. Mais une présence et un petit côté "barré" qui rappelle l'illustre géniteur... Ayo... sur la grande scène... Comprends pas le succès d'Ayo... Une sorte de reggae fadasse aux paroles minimalistes à grand coup de Ayo-o-o... Limité et pas intéressant. Consensuel et grand public... La Grande Sophie... Aïe... Difficile à positionner entre chanson française et gros son très rock... Finalement très consensuelle, un peu dans la ligne d'une Anaïs ou Rose... Sympathique sans plus... Les Wampas... qui se payent le luxe de démarrer avec un bon quart d'heure de retard sur horaire officiel. Fute en lurex rouge, Didier Wampas est probablement le dernier tenant officiel de l'esprit punk en France. Les autres sont morts sauf peut-être Eric Débris et Patrick Eudeline. A la guitare, Tony Truant. Esprit punk, on dé-conne. Le public pogote et hurle les paroles simplissimes... Un punk en hiver, Riminiiiiii... Orgasme scénique sur Manu Chao (icelui clôturant le festival sur la grande scène)... Didier Wampas marche sur la foule, porté par le public, guitare Hello Kitty en bandoulière, distribuant ça et là quelques coups de Fender aux plus entreprenants... Destruction de micro, bordel total, GRAND show! Nuit tombée, Manu Chao... Manu est un paradoxe... Crédibilité rock'n'roll absolue. La Mano Negra demeurant, à juste titre, l'une des grandes références du rock alternatif franchouille. Grande présence scénique. Et pourtant, musicalement, désolé Manu, c'est pauvre... et hyper-consensuel... World, donc inattaquable. Mais entre pauvreté des lyrics et recyclage de mélodies minimalistes, c'est frustrant... Et on décroche... Manu-Ayo, même combat... Ca marche dans tous les festivals "à cause"... Libérez Mandela (c'est fait), sauvez l'Afrique (y'a du taf'), régularisez les sans papier (affaire en cours), logez les sans abris (affaire en cours)... Pour Hadopi, c'est plus compliqué... L'humanitaire, c'est bien mais pas assez payé... Donc si en plus... Mais je m'égare... Retour en métro. Les enfants sont contents. Et Rock en Seine au mois d'août...

Enjoy!


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