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Avec vue sur la rentrée littéraire (12 bis) - Belfond, domaine étranger

Par Pmalgachie @pmalgachie
Il y a un moment, déjà, que je vous ai donné des informations (celles de l'éditeur, comme à chaque fois dans cette rubrique, je vous le rappelle - les critiques viendront plus tard) sur la rentrée française de Belfond. il y a, comme toujours dans cette maison, davantage de traductions.
Avec vue sur la rentrée littéraire (12 bis) - Belfond, domaine étrangerColum McCann, Et que le vaste monde poursuive sa course folle (13 août)
Traduit de l'anglais (Irlande) par Jean-Luc Piningre
«Se faufilant en août 1974 jusqu'au sommet du World Trade Centre, Philippe Petit a tendu un câble entre les deux tours, à plus de quatre cents mètres du sol. [...] J'avais envie depuis des lustres d'écrire un roman autour de cet événement. Suivre les traces de l'artiste funambule, mais aussi me mettre à la place des spectateurs, me fondre dans le New York de l'époque, respirer l'air de ce temps-là. L'un des bonheurs de l'écrivain est d'apprendre à s'immiscer dans un corps, dans une géographie, même dans une culture qui ne sont pas les siens. Capturer une parcelle de réalité et lui insuffler une vie nouvelle. Créer l'orage dans l'immobilité, faire respirer le silence, aiguiser la beauté, ou la violence, ou les deux, de sorte que, des années plus tard, des inconnus pourront à leur tour glisser dans le passé, et en percevoir les tumultes.»
Dans les taudis du Bronx, un prêtre irlandais cherche Dieu au milieu des prostituées, des vieux, des miséreux; dans un luxueux appartement de Park Avenue, la mère d'un soldat disparu au Vietnam croit devenir folle de douleur; dans les boîtes branchées de Downtown, un couple d'artistes se brûle les ailes au soleil d'une célébrité trop vite acquise; le long des lignes de métro, un adolescent tague en rêvant de devenir un photographe célèbre; à l'autre bout du pays, des étudiants en informatique jouent à dominer le monde; dans une prison new-yorkaise, une prostituée épuisée crie son désespoir...
Un roman polyphonique aux subtiles résonances contemporaines. Rencontres fortuites, amitiés improbables, amours impossibles... une ronde de personnages liés par la grâce, la magie, le talent de Colum McCann.
Colum McCann est né en 1965 à Dublin et vit aujourd'hui à New York. À l'âge de dix-neuf ans, il quitte l'Irlande pour les États-Unis, où il exercera divers métiers - chauffeur de taxi, professeur, guide de randonnée, journaliste et reporter. Ses nouvelles lui ont valu les prestigieux prix de littérature irlandaise Hennessy (1992) et Rooney (1994). Il est l'auteur de quatre romans: Le Chant du coyote (Marval, 1996; rééd. Belfond, 2007), Les Saisons de la nuit (Belfond, 1998; rééd. Belfond, 2007), Danseur (Belfond, 2003) et Zoli (Belfond, 2007), et de deux recueils de nouvelles: La Rivière de l'exil (Belfond, 1999; rééd. Belfond, 2007) et Ailleurs, en ce pays (Belfond, 2001; rééd. Belfond, 2007), unanimement salués par la critique et le public.
Avec vue sur la rentrée littéraire (12 bis) - Belfond, domaine étrangerAntonio Caballero, Un mal sans remède (13 août)
Traduit de l'espagnol (Colombie) par Jean-Marie Saint-Lu
Le jour de son trente et unième anniversaire, Ignacio Escobar se réveille terrassé. À son âge, Rimbaud était mort. Il se trompe dans les dates - Rimbaud est mort à trente-sept ans - mais n'en reste pas moins dévasté. Fils de bonne famille vivant des rentes de sa mère, Ignacio est poète. Narcissique, paresseux, dépressif, alcoolique, cynique, séducteur, il fait le désespoir de son entourage. Fina, sa compagne, voudrait un enfant. Sa mère, Dona Leonor, souhaiterait qu'il se marie et occupe le poste que son oncle lui réserve à la tête d'une banque. Quant à ses amis, ils le poussent à s'engager politiquement auprès des masses opprimées. Mais Ignacio, lui, n'a d'autre ambition que d'écrire des poèmes, si possible sans avoir à se lever de son lit. Jusqu'au jour où Fina le quitte. Il se lance à sa recherche dans les nuits de Bogota où son errance va l'exposer à toutes les situations qu'il s'était si bien employé à éviter...
À travers les pérégrinations d'un poète raté, anti-héros, fils de bourgeois, dans le Bogota des années 1970-1980, Antonio Caballero dresse un portrait au vitriol de l'oligarchie colombienne et livre une réflexion sur le rôle de l'artiste dans la société et sur la difficulté d'écrire et d'aimer. Lucide, intelligent, profond, émaillé de références littéraires, musicales, Un mal sans remède est un premier roman magistral, à l'humour ravageur et totalement désespéré, salué par Fernando Vallejo et Gabriel Garcia Marquez.
Né en 1945 à Bogota, Antonio Caballero a vécu en Espagne, en France, en Angleterre, en Italie, et se partage depuis quinze ans entre Madrid et Bogota. Auteur d'essais, passionné de tauromachie, il est également connu en Colombie comme dessinateur satirique et comme journaliste (dans les années 1970, il fut rédacteur en chef de la revue de gauche Alternativa, l'une des premières publications opposées au régime). Cosmopolite, il a également collaboré à El Tiempo (Bogota), à la BBC Radio, à l'Agence France Presse et à El Pais à Madrid. Vaste projet littéraire, Un mal sans remède est le fruit de douze années d'écriture.
Avec vue sur la rentrée littéraire (12 bis) - Belfond, domaine étrangerLionel Shriver, La double vie d'Irina (3 septembre)
Traduit de l'américain par Anne Rabinovitch
Irina, la quarantaine, illustratrice de livres pour enfants, partage depuis neuf ans la vie de Lawrence, analyste politique. Ils vivent dans une complicité et une routine rassurantes, entre leur travail, les dîners à la maison habilement préparés par Irina, fin cordon-bleu, et leurs soirées tranquilles devant un bon film.
Jusqu'au jour où Irina doit aller dîner seule avec Ramsey Acton, célèbre joueur de snooker, et ami de Lawrence. Ce qui était initialement une corvée pour la jeune femme devient une soirée agréable. Au point qu'lrina se trouve soudain devant un dilemme crucial; prise d'une folle envie de l'embrasser, elle hésite...
Alternent alors deux histoires parallèles, deux relations amoureuses, deux destins absolument différents, qui illustrent les moindres conséquences et implications d'une décision de quelques secondes dans une vie.
Saisissante, directe, sans aucune complaisance, Lionel Shriver explore le destin d'un triangle amoureux selon deux scénarios radicalement opposés, déployant, à partir d'un seul baiser donné (ou pas), deux parcours différents. Un roman brillamment mené où l'on retrouve l'humour noir et l'impitoyable lucidité de l'auteur d'Il faut qu'on parle de Kevin.
Lionel Shriver est née en 1957 en Caroline du Nord. Diplômée de Columbia, professeur, elle a sillonné l'Europe, vécu en Israël, à Bangkok, à Nairobi et en Irlande du Nord. Elle habite aujourd'hui à Londres. Elle a longtemps tenu une chronique radio sur la politique de l'Ulster et écrit maintenant pour The Economist, The Guardian, The New York Times ou The Wall Street journal. Elle est l'auteur de sept romans. Après Il faut qu'on parle de Kevin (Belfond, 2006), lauréat du prestigieux Orange Prize 2005, La Double Vie d'Irina est son deuxième roman traduit en français.
Avec vue sur la rentrée littéraire (12 bis) - Belfond, domaine étrangerOwen Matthews, Les enfants de Staline (3 septembre)
Traduit de l'anglais par Karine Reignier
Chernigov, été 1937. Boris Bibikov embrasse ses deux filles avant de s'engouffrer dans la voiture du Parti qui l'attend. C'est la dernière fois qu'il verra les siens. Victime des purges staliniennes, Bibikov entraîne dans sa chute sa femme, envoyée au goulag, ainsi que Lyudmila, trois ans, et Lenina, douze ans, laissées seules face au chaos de la Seconde Guerre mondiale...
Londres, 1969. Séparés par la guerre froide, après six ans d'une correspondance passionnée, deux amants se retrouvent: Lyudmila, devenue une brillante intellectuelle dissidente, et Mervyn Matthews, un jeune Anglais russophile, qui a osé refuser les avances du KGB...
Moscou, années 1990. Leur fils Owen a quitté l'Angleterre pour un poste de reporter. Dans une capitale post-communiste apocalyptique, il va retrouver les traces des siens et de cette Russie qui les a faits, au point d'infecter encore leur sang comme une fièvre...
Dans la lignée de Pasternak et de Soljenitsyne, Owen Matthews nous plonge au coeur des destinées tragiques de sa famille, sur trois générations, des débuts de l'ère stalinienne à la Russie post-soviétique. Un récit fascinant et flamboyant, sélectionné pour le prestigieux Guardian First Book Award.
Né à Londres d'une mère russe et d'un père anglais, Owen Matthews a étudié l'histoire à l'université d'Oxford avant d'entamer sa carrière de journaliste à Sarajevo en 1994. Reporter pour le Moscow Times, puis correspondant pour le magazine Newsweek à Moscou et à Istanbul, il a couvert la seconde guerre tchétchène, les conflits au Moyen-Orient, les combats en Afghanistan et la guerre en Irak. Il est actuellement directeur de la rédaction de Newsweek à Moscou, où il vit avec sa femme et leurs deux enfants. Les Enfants de Staline est son premier livre.
Avec vue sur la rentrée littéraire (12 bis) - Belfond, domaine étrangerGiovanni Arpino, Une âme perdue (17 septembre)
Traduit de l'italien par Nathalie Bauer
À la veille de ses dix-sept ans, le jeune Tino s'installe chez sa tante Galla et son oncle Serafino, surnommé l'«Ingénieur», pour y préparer son baccalauréat. Orphelin, adolescent frêle et gauche réfugié dans les livres, Tino attend de toucher l'héritage de sa mère, précieux sésame qui doit lui ouvrir les portes de la vie étudiante et du monde adulte. Dès son arrivée, Galla et Anetta, la vieille servante, lui font une étrange confidence: au dernier étage, dans une chambre fermée à double tour, vit le «Professeur», le frère jumeau de Serafino devenu fou à son retour d'Afrique.
D'abord troublé par cette révélation puis angoissé par cette cohabitation forcée, Tino adopte petit à petit le rythme de la maison, partageant même les virées nocturnes de son oncle. jusqu'à ce petit matin où il va découvrir le secret caché derrière ces persiennes closes, un terrible drame qui fera tomber tous les masques, un à un...
Un roman d'apprentissage brillant, la chronique d'un drame familial dans la chaleur étouffante du Turin des années soixante et, surtout, la redécouverte d'un écrivain majeur de la littérature italienne de l'après-guerre.
Né en 1927 à Pula (en actuelle Croatie) et mort à Turin en 1987, Giovanni Arpino est un écrivain prolifique. Romancier, poète, nouvelliste, dramaturge, il a également été journaliste pour La Stampa et a travaillé pour le cinéma. Lauréat du prix Strega (le Goncourt italien) et du prix Campiello, redécouvert ces dernières années en Italie, Arpino reste méconnu en France, où seulement quatre de ses livres ont été traduits: Serena (Le Seuil, 1961 et 1988), Un délit d'honneur (Le Seuil, 1963), L'Ombre des collines (Plon, 1967, sous le titre Le Bonheur secret; Autrement, 1998) et Parfum de femme (Philippe Rey, 2005; 10/18, 2007), adapté au cinéma par Dino Risi avec Vittorio Gassman.
Avec vue sur la rentrée littéraire (12 bis) - Belfond, domaine étrangerShalom Auslander, Attention Dieu méchant (17 septembre)
Traduit de l'américain par Bernard Cohen
y a-t-il là-haut quelqu'un qui m'aime? Cette question hante Bloom depuis qu'il a failli mourir. Mais face à l'inefficacité de Lucifer et de la Mort, qui débattent des méfaits des défibrillateurs, Dieu descend sur terre finir le travail lui-même...
Deux hamsters, Donut et Beignet, attendent joe, leur maître. Confiant dans la bonté de son dieu nourricier, Donut se met à prier. Affamé, Beignet commence à douter. Et si Joe ne revenait pas pour le dîner? Après une nuit de rêves impurs, Motty, un élève de yéchiva loubavitch de dix-huit ans se réveille avec une poitrine velue, un débardeur Budweiser, une anatomie qui ne peut pas être la sienne et une furieuse envie de bricoler. Que vont penser les siens de son nouveau corps de chef de chantier goy?
Rabbins violents, chiens culpabilisateurs, épouses incitant au péché et poulet géant peuplent ce recueil complètement original, qui, derrière un humour dévastateur, soulève des questions fondamentales sur l'emprise de la religion et le besoin humain d'autorité. Comme les «mémoires» du même auteur, La Lamentation du prépuce, ces quatorze nouvelles sont jubilatoires, iconoclastes, hilarantes et délicieusement blasphématoires. Un régal de drôlerie et de désespoir.
Shalom Auslander est né à Monsey, dans l'État de New York, dans une famille juive orthodoxe. Nominé pour le prix Koret, il a publié des articles dans Esquire et The New Yorker. Révélé en France par La Lamentation du prépuce, (Belfond, 2008; 10/18, 2009), avec un vrai succès de librairie, Attention Dieu méchant est son deuxième ouvrage traduit en français. Shalom Auslander vit près de Woodstock avec son épouse, Orli, et leur fils, Paix.

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