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[critique] The Hangover (Very Bad Trip)

Par Anagbmf

Le carton de ce mois de juin, moi, je l’attendais avec une grande impatience. ‘Savez, ma passion pour le renouveau de la comédie américaine, tout ça, tout ça. The Hangover, c’était un peu ma Mecque de l’été. Réalisé par Todd Phillips (réalisateur de Old School, scénariste de Borat), avec des acteurs comme Bradley Cooper (Alias), Zach Galifianakis (Youth in Revolt, Reno 911!, The Sarah Silverman Program mais aussi le clip énormissime de Fiona Apple, Not about love) et puis le génial Ed Helms (The Office, Harold & Kumar Escape from Guantanamo Bay). Sans oublier l’apparition de Jeffrey Tambor (Arrested Development) en père de la marié  « ce qui se passe à Vegas reste à Vegas. Sauf l’herpès.»  ou de Todd Philips en  Mr Creepy. Bref, une bonne cohésion au casting.

[critique] The Hangover (Very Bad Trip)

Las Vegas, un road trip, un enterrement de vie de garçon, à Hollywood, quand on a le talent, ça suffit à vous rendre un film immense, une des meilleures comédies de l’année, actually.  Depuis Old School, c’est sans conteste le meilleur travail de Todd Phillips. Avec ma critique, j’arrive un peu tard pour vous faire un synopsis béton. Ayant complètement oublié les heures passées à la suite d’une prise de GHB, trois amis essaient de retracer leurs actes de toute une nuit, celle de l’enterrement de vie de garçon de leur meilleur ami, pour tenter de le retrouver. Ils vont aller de surprise en surprise. Paf, voilà, ça, c’est fait.

[critique] The Hangover (Very Bad Trip)

Bon, déjà, le scénario est efficace et tient des meilleurs pondus ces dernières années. De la référence, de l’audace, des séquences individuelles et rythmées qui forment un tout cohérent, intelligent et bien-vou (bien vu avec l’accent british, vous savez que je trouve ça classe). Le scénario intègre parfaitement le spectateur à l’histoire, on se pose les mêmes questions que les protagonistes en temps réel, on hallucine au même rythme qu’eux et les seuls moments de la soirée dévoilés le sont grâce aux témoignages des rencontres, de photographies et de vidéos de surveillance. Une poule! Une dent en moins! Un tigre! Un bébé dans un placard! Un matelas éventré! Un asiatique tout nu dans un coffre! Mike Tyson!

[critique] The Hangover (Very Bad Trip)

Le renouveau des comédies américaines tient en partie son succès de la maîtrise des scénaristes du rythme et de la référence bien gérée. The Hangover fait partie de ceux-là.  Une comédie intelligente. Comment ça? Parce qu’elle réussit le pari d’assumer sa bêtise, son écriture divertissante, sa vulgarité, son humour potache.  Et puis qu’elle gère tout ça avec un savant mélange de plans superbes, un jeu d’acteurs épique, l’humour référenciel traditionnel dans ce genre de bonnes comédies, un générique integré à l’histoire (un des meilleurs vus récemment, d’ailleurs) et une liberté de ton passablement légendaire, une écriture fine pour mettre en scène les plus graveleux des délires (la scène du bébé au petit-déj, mémorable fou rire).
Bref, une des clefs de la réussite du film, c’est le respect des codes de la comédie US (chaque compère a une personnalité propre, bla bla bla) et leur réinvention alternative.

[critique] The Hangover (Very Bad Trip)

Bref, un film haletant, nan, pas un thriller, mais juste qu’il faut savoir reprendre sa respiration, mes petits. Une comédie de situation road-tripée à l’humour décalé aux scènes déjà cultes. Le ridicule est là, mais il n’est pas, euf, comme expliquer… débile. Le scénario est véritablement bien vu, bien écrit, bien mené, bien encadré, bien réflechi. ‘Voyez?  Soyons intelligents pour abattre l’intelligence, mes garçons!  Quand la folie s’assume, elle fait des merveilles.

[critique] The Hangover (Very Bad Trip)

Enfin, la jouissance passe aussi par la Bande Originale choisie pour vous faire bouger votre booty, de Can’t tell me nothing de Kanye West à Who let the dog out de Baha Man (Who let the dogs out….who who who!). Pour ceux que ça intéresserait, le blog de reelsoundtrack a répertorié les 21 tubes du film, la BOF n’en proposant pas la moitié. Merci à lui.

  • Opening song – It’s Now Or Never by El Vez
  • Opening credits – Thirteen by Danzig
  • Driving to Vegas – Take It Off by The Donnas
  • Arrive in Vegas – Can’t Tell Me Nothing by Kanye West
  • Room at Caesar’s Palace – Live Your Life by T.I.
  • Walking to elevator – Who Let The Dogs Out by Baha Men
  • Sunrise – Yeah! by Usher and Lil Jon
  • Morning – Fever by The Cramps
  • Poolside – What Do You Say? by Mickey Avalon (note: there is some disagreement about which Mickey Avalon song is in the movie. See note below for more details)**
  • Chapel – Wedding Bells (Are Breaking Up That Old Gang Of Mine) by Gene Vincent And His Blue Caps
  • Mike Tyson – In The Air Tonight by Phil Collins
  • Playing piano – Stu’s Song by Ed Helms
  • Riding in car with the tiger – Rhythm And Booze by Treat Her Right
  • Looking for the man purse in the hotel – Grandma’s Hands by Bill Withers (Thank you Mark for answering in the comments)
  • Escalator as Rain Man – Iko Iko by The Belle Stars
  • Counting cards – Joker And The Thief by Wolfmother
  • Singing in the car driving to desert – Three Best Friends by Zach Galifianakis
  • Drive back home – Ride The Sky II by Revolution Mother
  • First reception song – Candy Shop by Dan Finnerty
  • Second reception song – Fame by The Dan Band
  • End credits – Right Round by Flo Rida

[critique] The Hangover (Very Bad Trip)

En trois semaines aux USA, le film a engrangé plus de 156 millions de recette et on parle déjà d’un 2. Culte, de partout, j’vous dis.



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