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The Mars Volta - Octahedron

Publié le 29 juin 2009 par Pekingo
The Mars Volta - OctahedronWarner Bros/Mercury
23 Juin 2009
2/5
Après un disque bourré d’énergies violentes et de lignes tendues jusqu’aux cassures imprévisibles (The Bedlam In Goliath), les Mars Volta décident pour Octahedron de prendre une direction plus accessible avec un album plus aéré. L’intention est louable, ils essaient de se réinventer. Seul problème : ce qu’on aime justement chez les texans (et ce qui les rend si particuliers) est leur foutoir, non sens, excès et transe de la vitesse. L’album est donc rempli à moitié de ballades et à moitié de morceaux plus électriques. Sans tomber dans la médiocrité, le groupe déçoit dans les deux cas. On comprend vite que la notion de chanson dépouillée n’est pas compatible avec Mars Volta. En voulant composer des morceaux plus lisibles, ils tombent dans des travers pénibles, parfois proche du prog FM. Le chanteur Cedrix Bixler-Zavala est trop souvent en roue libre, avec ce chant de néo punk levant vaillamment le poing au ciel sur les morceaux rock, ou de diva soul trop lisse sur les ballades. Au niveau instrumental, Omar Rodriguez déçoit aussi, abusant de la reverb pour remplir l’espace sonore. Au lieu des arpèges infernaux auxquels il nous avait habitué, les guitares pachydermiques prennent place, évoquant plus At The Drive In que King Crimson. On a aussi perdu le souffle free de leur big band : les innombrables instants expérimentaux et inventifs qui regorgeaient dans les précédents albums se comptent maintenant en une poignée de minutes, comme emprisonnés dans les structures désormais classiques des chansons. Seule la gracieuse et voluptueuse Twilitht As My Guide s’en sort entièrement avec les honneurs (vocalises délicates, nappes floydiennes), contrairement à la mièvre Copernicus (avec en guise de fermeture des clipotis électro se déposant comme un cheveu sur la soupe). La demi-mesure ne semble donc définitivement pas leur correspondre, et il ne reste plus qu’à espérer qu’Octahedron soit un disque de transition. Il suffit par contre d’aller voir du côté de Cryptomnesia pour avoir sa dose annuel de Mars Volta bouillonnants, grâce à l’impulsion de Zach Hill.
François.
http://www.myspace.com/themarsvolta

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