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Critiques en vrac 9: Insanitarium – 10 000 – The Signal – Tenacious D in: The Pick of Destiny

Par Geouf

Insanitarium de Jeff Buhler

Critiques en vrac 9: Insanitarium – 10 000 – The Signal – Tenacious D in: The Pick of Destiny

Résumé : Un jeune homme, Jack (Jesse Metcalfe, Desperate Housewives) se fait enfermer dans un institut psychiatrique afin de pouvoir contacter sa sœur, internée au même endroit depuis plusieurs mois. Il découvre rapidement que le directeur de l’institut, le Docteur Gianetti (Peter Stormare) mène des expériences étranges sur certains patients. Jack décide alors de faire évader sa sœur coûte que coûte avant que celle-ci ne devienne le prochain cobaye de Gianetti…

Petit DTV horrifique comme il en sort des dizaines tous les ans, Insanitarium a pour particularité d’avoir été écrit et réalisé par Jeff Buhler, scénariste du récent Midnight Meat Train, soit une des meilleures adaptations des écrits de Clive Barker. Heureusement, cette filiation indirecte n’est pas la seule raison de jeter un œil sur ce film, puisqu’Insanitarium s’avère être une plutôt bonne surprise. Si la première partie est classique au possible et un peu lente, lorgnant à la fois du côté de Vol au-dessus d’un Nid de Coucous (pour le héros sain d’esprit se faisant interner volontairement), des thrillers médicaux lambdas (expériences interdites à l’appui), voire même du Silence des Agneaux (Armin Shimerman, l’inoubliable proviseur Snyder de Buffy, se la jouant Hannibal Lecter) le film s’emballe dans sa seconde moitié. Au bout de trois quarts d’heure, on bascule en effet sans crier gare dans le film de zombies énervé qui dépote pas mal, puisque le sérum testé par le directeur de l’institut (Peter Stormare, toujours aussi cabotin) transforme les patients en monstres cannibales. Les scènes gores sont donc légion, et Buhler exploite à fond les possibilités du décor ainsi que la tension générée par le fait que le tout se déroule en huis clos. Tout juste pourra-t-on reprocher quelques effets un peu Z mais bien marrants (la scène du chat) et un certain manque d’originalité dans le scénario.

Globalement peu original, Insanitarium réussit toutefois à se hisser sur le haut du panier du DTV grâce à sa seconde partie très rythmée et gore qui permet de passer un bon moment. On en demandait pas plus…

Note : 6/10

10 000 de Roland Emmerich

Critiques en vrac 9: Insanitarium – 10 000 – The Signal – Tenacious D in: The Pick of Destiny

Résumé : 10 000 avant Jésus-Christ. Une tribu de chasseurs de mammouths recueille une jeune orpheline aux yeux bleus, Evolet. D’Leh, fils du plus grand chasseur de la tribu, tombe immédiatement amoureux d’elle. Les années passent et les hommes qui ont massacré la tribu d’Evolet reviennent et emmènent la jeune fille ainsi que d’autres prisonniers pour en faire des exclaves. D’Leh part sur leurs traces afin de les délivrer…

Roland Emmerich est une énigme. On pensait le bonhomme enfin capable de pondre des bons films avec le très sympa Le Jour d’après, mais voilà qu’il surprend son monde en sortant quatre ans après ni plus ni moins que le nanar le plus cher de l’histoire du cinéma ! Difficile en effet de ne pas éclater de rire devant un film qui accumule autant d’incohérences et de scènes ridicules tout en gardant un sérieux inébranlable. Passe encore que Emmerich tente de nous faire croire que les pyramides ont été bâties avec à peu près 7000 ans d’avance, ou que les tribus préhistoriques parlaient quasiment toutes la même langue, mais honnêtement, comment croire à un film qui nous montre des hommes préhistoriques ressemblant à des surfeurs californiens, dreadlocks comprises? Tout semble fait dans le film pour provoquer des rires incontrôlables chez le spectateur. Que ce soit le pauvre héros sujet de 50 prophéties à la fois (il y en a qui n’ont vraiment pas de bol), ou l’attaque des dindons géants, ou encore l’amitié liant le héros avec un tigre aux dents de sabre en CGI tellement pourries qu’il semble tout droit sorti de L’Âge de Glace, tout est là pour provoquer l’hilarité la plus totale.

Mis à part ça, les paysages sont très beaux, Emmerich aligne les mouvements de caméra clinquants pour « faire comme le Seigneur des Anneaux » (combien de fois verra-t-on encore au ciné le fameux mouvement rotatif autour des héros marchant sur une montagne avant qu’il ne passe de mode ?), mais ne parvient jamais à donner aucun souffle épique à son histoire.

Enfin, merci tout de même pour le bon moment de rigolade !

Note : 3/10

The Signal de David Bruckner, Dan Bush et Jacob Gentry

Critiques en vrac 9: Insanitarium – 10 000 – The Signal – Tenacious D in: The Pick of Destiny

Résumé : Alors qu’un mystérieux signal transmis à la fois par la télé, la radio et les téléphones transforme la population en monstres hyperviolents, deux hommes se disputent l’amour d’une femme…

The Signal est un projet atypique et donc forcément alléchant. Tourné en 13 jours pour un budget ridicule de 50 000$, le film est une sorte de cadavre exquis dans lequel trois réalisateurs se sont succédés pour réaliser chacun une partie du film. Chaque « sketch » épouse le point de vue d’un des trois personnages principaux et adopte un ton différent. La première partie, Crazy in Love, s’intéresse à Mya (Anessa Ramsey), une jeune femme qui trompe son mari jaloux et possessif. Celle-ci doit rentrer chez elle alors que la folie s’empare de la ville. Si le début de cette entrée en matière est peu convaincante visuellement, à cause de l’utilisation de filtres verdâtres très moches (du même genre que ceux de l’irritant Mulberry Street), Bruckner arrive à poser une ambiance oppressante sans tomber dans la surenchère gore. On pense d’ailleurs énormément aux premiers travaux de Romero, comme The Crazies. Dommage seulement que certains acteurs soient un peu en roue libre (le noir qui accompagne Mya est insupportable).

La seconde partie, The Jealousy Monster, réalisée par Jacob Gentry, est de loin la plus réussie du film. Ce huis clos centré sur le personnage de Lewis (AJ Bowen), le mari trompé, est une excellente comédie noire, souvent très drôle. La folie des personnages est très bien utilisée et les dialogues de sourds entre eux renforcent le côté comique, avant que le tout bascule vers une ambiance plus sombre et oppressante. Du tout bon.

Le dernier tiers du film, Escape from Terminus, est certainement le segment le plus faible. Dan Bush s’intéresse ici à Ben (Justin Welborn), l’amant de Mya, qui tente d’échapper à Lewis et de retrouver sa chère et tendre. Cet épisode final est quelque peu bordélique et souvent incompréhensible. On ne comprend plus du tout comment les gens sont affectés par le signal du titre, ni pourquoi certains personnages semblent arriver à surmonter l’influence de celui-ci. L’épilogue reste très obscur, mais le segment propose tout de même une scène très drôle au cours de laquelle l’un des personnages pense soutirer des informations d’une tête coupée.

Adaptation officieuse du roman Cellulaire de Stephen King, The Signal est un petit film sympathique, mais dont l’originalité principale (trois segments réalisés par trois réalisateurs différents) est aussi la plus grosse faiblesse, lui ôtant une certaine cohérence…

Note : 6/10

Tenacious D in : The Pick of Destiny de Liam Lynch

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Résumé: Brimé par un père ne comprenant pas sa vocation pour le rock, le jeune JB fugue du foyer familial pour rejoindre Hollywood et devenir une rockstar. Quelques errances et années plus tard, il parvient dans la ville californienne et rencontre un guitariste des rues, KG (Kyle Gass) qui promet de lui apprendre à devenir un dieu du rock…

Né de l’imagination délirante de Jack Black, le groupe parodique Tenacious D se devait un jour d’avoir son propre long métrage. C’est donc chose fait avec ce Pick of Destiny inventant la rencontre entre les membres du groupe et leurs débuts. Tout entier porté par la musique de Tenacious D, le film est un hymne au rock, la déclaration d’amour de fans à ce genre musical. Malheureusement, contrairement à un Presque Célèbre ou même à un Rocky Horror Picture Show, le film de Liam Lynch est souvent assez hermétique pour le profane ne connaissant pas l’univers de l’acteur. Tout va beaucoup trop vite, on n’a pas le temps de s’intéresser aux personnages, et on a plus l’impression d’assister à une succession de saynètes vaguement liées les unes aux autres qu’à un vrai film. Certes, certains passages sont vraiment très drôles (le trip de JB avec le sasquach, les cameos de Ben Stiller et Tim Robbins), mais le tout manque vraiment de liant pour totalement convaincre. De plus, si on ne doute pas des talents de guitariste de Kyle Gass, vraiment impressionnant, il en est tout autre pour les vocalises de Jack Black, assez fatigantes à la fin.

Un coup pour rien, en espérant que Jack Black fasse rapidement mieux (pas gagné, vu la médiocrité de son récent Year One…).

Note : 5/10

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