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Joueuse - De Caroline Bottaro

Par Kilucru
Joueuse  - De Caroline Bottaro
Joueuse
Réalisation de Caroline Bottaro
Avec Sandrine Bonnaire (Hélène), Kevin Kline (Kröger), Valérie Lagrange (Maria), Francis Renaud (Ange), Alexandra Gentil (Lisa), Alice Pol (Natalia)
Adaptation de La Joueuse d’échecs de Bertina Henrichs ( Voir L'Avis De Lo ! )
Synopsis
Dans un petit village de Corse, la vie d'Hélène, effacée et discrète, est faite de jours qui s'enchaînent et se ressemblent...
Elle travaille comme femme de chambre dans un hôtel et semble apparemment heureuse avec son mari, Ange, et sa fille de quinze ans, Lisa. Sa vie modeste et monotone paraît toute tracée...
Tout bascule le jour où, faisant le ménage d'une des chambres de l'hôtel, elle surprend, fascinée, un jeune couple d'américains très séduisants qui joue aux échecs sur une des terrasses.
Tout d'abord intriguée, puis finalement passionnée par ce jeu, Hélène mettra tout en oeuvre, avec obstination, pour maîtriser les règles des échecs jusqu'à l'excellence. Elle pourra compter sur l'aide de Monsieur Kröger, un mystérieux habitant du village, pour arriver à ses fins. Mais cette métamorphose positive vers une nouvelle liberté pour Hélène, ne se fera pas sans modifier profondément, ses relations avec sa famille, ses amis et les habitants de village...°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
De la révolte d’une Reine, de la volupté et de la volonté des femmes. Ainsi de la sensualité dégagée par ce couple qu’Helene surprend.. .en pleine partie d’échec. ivres de jeu et de complicité, dans une palpable liberté mêlée d’un incontournable sentiment d’égalité.
Oui aux échecs la Dame est pièce maitresse, en charge de préserver son roi tout en mettant à mal celui de l’adversaire .Joueuse est l’histoire d’une femme, enfin libérée qui peu à peu construit son autonomie et revivifie son foyer assoupi. Bien sur il faudra franchir des obstacles. Telle une flèche tendue vers son but une fois qu’elle a clairement pris conscience de ce dernier ! Et peu importe le le chemin, le tout est d’y parvenir, tout au moins de ne pas douter.
Joueuse  - De Caroline Bottaro
Le film de Caroline Bottaro , son premier long métrage n’est pas exempt d’imperfections, parfois trop prévisible , le scénario n’en reste pas moins envoutant et toute la magie en revient à une interprétation centrale de toute première main. Dans le rôle du maitre à jouer, dur, ingrat mais modelant un esprit tout au moins une « indépendance à penser donc à agir » Kevin Kline (Kröger) d’abord peu disert impose sa bourgeoise et massive présence. Face à lui doutant puis gagnant en assurance au fur et à mesure de son émancipation, au même rythme de l’apprentissage des règles du jeu , une Sandrine Bonnaire lumineuse. D’abord employée et mère de famille docile, son évolution va la transcender, la silhouette longiligne qui sur son vélo parcourt le chemin surplombant la Méditerranée dans cette Corse ensoleillée va gagner en assurance, puis apprendre à gagner tout court.
Clouant finalement sans un mot le bec à ses détracteurs, (cf. Brassens.. « Au village sans prétention.. »…Etc…), s’imposant avec et pour sa famille, pour elle-même tout simplement !
« Joueuse » est aussi un bien joli cadre, la Corse du bord de mer, cette immense maison de campagne qu’habite seul Kröger..Ce bien bel échiquier, massif et sobre !
Excessif.Com "..Hélène trouve moins chez Kröger la satisfaction d'un manque, qu'une véritable complicité dans le jeu, une complicité née de l'adversité ; un homme contre une femme, un employeur contre une ménagère, un bourgeois contre une prolétaire. Hélène retrouve aussi le plaisir individuel, la satisfaction de soi-même et cette confiance qu'elle avait perdue en faisant le choix de suivre son mari, de vivre pour lui. Hélène se réveille, (littéralement la première image du film), s'éveille puis s'illumine et s'épanouit..."
CritiKat.Com "...Assez plat, le film se regarde sans ennui ni envie, et sans enjeux. D’abord parce que tout est relativement prévisible et pas fin. Il est évident que Hélène va réussir à développer sa passion subite et devenir plus forte que tous ceux qui ne croient pas en elle, à commencer par son mari un peu bête et macho mais qui s’ouvrira (Francis Renaud, étonnant avec son physique de belle gueule des années 1940, généralement plutôt utilisé dans des rôles de malfrats). Ou le médecin étranger qui finit par accepter de devenir son professeur. Avec ce rôle Kevin Kline remplit honnêtement son office de type « bourgeois bougon » au grand cœur. Ce qui amène au principal défaut : les personnages sont tous creux. Chacun semble n’être qu’une façade, meuble parmi les meubles du décor. Ils ne sont que des étiquettes, des archétypes, des pions. Il est donc logique que la seule exception soit la dame : Sandrine Bonnaire..."
Le Monde.Fr - "Joueuse" : l'échiquier, terrain d'un jeu de suspense et de sentiments cachés

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