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Abbey Road: La vérité révélée sur cette fameuse pochette

Publié le 10 août 2009 par Didier T.

Abbey Road. La vérité révélée.
Cette semaine, notre leçon portera sur les mystères de la création. Ou plus exactement, sur les mystères qui entourent certaines créations. Ainsi, et cela n’a dû échapper à personne, l’album « Abbey Road » des Beatles fête ses 40 ans (ça vous rajeunit pas les gars ! Zavez vu tous ces cheveux blancs ? Et ce petit ventre rebondi, pas terrible dites-moi… vous avez déjà songé à faire de la muscu ?).
Tout, ou presque, a été dit sur la signification occulte de cette fameuse pochette en forme de passage clouté. Or, l’occulte, à l’instar des passages cloutés, m’a toujours intéressée. Je ne sais pas pourquoi, sans doute une perversion cachée, un désir inassouvi ou, plus prosaïquement, un traumatisme lié à la petite enfance, je vous laisse seuls juges et ne prendrai pas mes responsabilités.
Bref.
Quoi qu’il en soit.
Voici enfin révélée la pleine et entière vérité concernant cette fameuse photographie. Je dis bien TOUS les signes cachés, même ceux vous ayant encore échappé.
Tout d’abord, revenons sur les plus célèbres d’entre eux. Ils sont au nombre de trois. Quatre si je suis large (et je le suis, vous avez de la chance). Il y a Paul, qui traverse la route les pieds nus, signe qu’il serait mort (le fait qu’il marche encore n’étant pas une preuve suffisante du contraire). John, habillé tout en blanc, couleur du deuil en Asie comme chacun le sait. Ringo, tout de noir vêtu, couleur du deuil par chez nous, comme personne ne l’ignore. Et enfin la plaque de la Cox, un peu en retrait, à gauche, où on peut lire 28IF, soit 28 ans si… si quoi ? Ben l'âge de Paul, le gars aux pieds nus, s'il n’était pas mort dans un accident de la route, d’où la voiture, logique implacable, parfois on s’étonne que des gens n’y croient pas. Car c’est précisément ce que les aficionados du complot ont toujours cru lire dans cette composition-là. Paul McCartney serait mort et aurait été remplacé par un sosie. Bon, à cette époque, il faut dire, les drogues psychédéliques étaient en vogue, on se barrait sur un coup de tête à Katmandou pour parler aux moines Bouddhistes (comme s’ils avaient de la conversation) et la pilule était en vente libre dans les monoprix (enfin, selon Antoine). Après ça, faut pas s’étonner….
Bref.
Quoi qu’il en soit.
Comme vous vous en doutez (et comme toujours, dans ces cas là), la vérité est bien plus complexe. Et c’est normal, elle ne va pas non plus se livrer comme ça aux premiers inconnus venus sous prétexte qu’ils fument de l’herbe sauvage en faisant du yoga quelque part au fin fond de l’Himalaya. La vérité a ses limites et ça tombe bien, moi aussi.
Voici donc, LA vérité.
(Roulements de tambours)
Paul McCartney est bel et bien mort. Et la preuve irréfutable n’est pas celle que vous croyez.
Je sais, ça file un choc dit comme ça, mais c’est pourtant la vérité. Et ce n’est rien par rapport à la suite car… John Lennon est mort, lui aussi. Et ça n’a rien à voir avec un éventuel coup de feu, tiré au beau milieu des années 1970, devant le Dakota, à New York City.
J’espère pour vous que vous étiez assis. Si ce n'était pas le cas, relevez-vous.
John Lennon, qui, en réalité, se nommait John Lemon, a été tué, au début des années 1950, par la chute accidentelle d’une poutre métallique sur un chantier. Il était alors carreleur-couvreur, une spécialisation qui lui avait valu bien des railleries de la part de ses petits camarades à la faculté des sciences du bâtiment de Liverpool (et pour lesquelles il leur en voulait énormément, même que s’il avait pu mettre le feu à la salle de bal lors de la fête de fin d’année histoire de tous les faire cramer, il ne se serait pas gêné). Sa grande idée était en effet de fabriquer des toits en carrelage, selon lui plus aptes à permettre un bon écoulement des eaux lors des fortes précipitations dont sa ville natale était l’objet en toutes saisons, surtout l’hiver, quoi que l’été, si c’est ça que vous appelez du beau temps, faudrait vraiment songer à aller consulter un spécialiste (et je ne parle pas que des yeux). Or, comme chacun le sait, sauf lui visiblement (mais avec ces beatniks, il ne faut s’étonner de rien), le carrelage est lourd, très lourd, trop lourd lui apprit même cette foutue charpente avant de l’écraser telle une crêpe à la chandeleur (parfum groseilles ou fraises, un fruit rouge de toute façon).

Problème : il n’avait encore rien composé à cette époque et serait sans doute mort dans l’anonymat le plus complet si Ringo Starr (en ce qui le concerne, c’est son véritable nom) n’avait pas décidé d’aller jouer aux courses ce jour-là.
Ringo était le fils aîné d’une famille du Sussex septentrional, une région aride et désolée du grand sud Londonien (d’où son nom). Il était, par ailleurs, un joueur compulsif, capable de s’endetter sur plusieurs générations sous le seul prétexte de vouloir devenir riche. Une vraie tare, ce garçon. Pas autant, notez-le bien, que son frère, Dingo, mais bien plus que sa sœur, Bingo. C’est ainsi que, vêtu de son short d’écolier et le front ceint d’une cravate bariolée pour on ne sait quelle raison, il a franchi les barrages routiers afin de se rendre au champ de courses. Là, il a tout misé sur Nymphomane Patesque dans la troisième, raflant ainsi le pactole, puis le perdant en quelques choix hasardeux, dont un, au moins, ne portait pas sur un cheval. Las de sa malchance et dépité de ne jamais devenir riche, le petit Ringo décida d’arpenter les ruelles sombres des bas-fonds à la recherche de la vérité absolue, celle que l’on ne découvre jamais ou, à défaut, de débusquer un bon plan histoire de se refaire vite fait bien fait, afin de pouvoir rejouer une ou deux fois avant de rentrer chez lui à temps pour voir l’épisode de « Bonne nuit les petits » qu’il n’aurait raté pour rien au monde, pas même un tuyau dans la sixième, c’est dire s’il était mordu de cette foutue série (ah ! les enfants !).

Et c’est précisément à ce point-là de l’histoire qu’intervient Georges. Georges Harrison, joueur de mikado, anglophone patenté et, par bonheur pour Ringo, adepte des prénoms bizarres. Il se trouvait, comme toujours en début de soirée, assis devant l’entrée d’un bouge nommé la Caverne (ou la Taverne, les experts ne sont pas tous d’accord sur ce point, il existe plusieurs courants de pensée, dont la fameuse école Platonicienne que nous privilégierons ici par pur esprit de contradiction (et aussi, surtout, pour nous la péter grave en société au moment du dessert).
Le dialogue s’instaura très vite entre les deux hommes.
- Salut.
- Hey !
Ils ne se connaissaient pas (même pas de vue) mais il y avait quelque chose dans leurs regards, une sorte d’étincelle. Bref, le contact était établi.
- Une petite partie de Mikado ?
(là, je traduis, pour plus de facilité mais ils s’exprimaient en anglais, vous l’aurez compris)
- Ouais, une sacré putain de petite partie de Mikado, mec.
- Je peux prendre des paris ?
- Sûr mon gars. T’as de quoi payer ?
Ringo fouilla dans ses poches, en vain.
- Non.
- Pas grave. Tu mises combien ?
Ringo aperçut à ce moment-là la batterie, dressée au fond de la salle.
- Mon tambourin, là.
Georges suivit son regard.
- Tu joues ?
- Ben ouais, je viens de te le dire.
- Non, je veux dire, de ce machin-là…
Georges désignait les treize fûts du monstre rutilant derrière lesquels une sorte d’échevelé faisait un boucan de tous les diables à l’aide de manches de pioches taillés en pointes (en fait, Iron Maiden était programmé ce soir-là à la Caverne et la batterie de Niko McBrian ressemblait déjà, à l’époque, à un croiseur de l’armée Birmane en partance pour la Cochinchine).
- Ouais, je me défends, répondit Ringo sans se démonter, tout en mentant.
- Marrant, moi, je suis super bon à la guitare. Et aussi au badminton. En fait, j’suis super bon à plein de trucs.
-Vachte, super ! On monte un groupe ?
Et ce fut aussi simple que ça.
Oui mais, et la pochette d’Abbey Road, me demanderez-vous ? Et vous aurez raison, toutes ces digressions me fatiguent, moi aussi. Rassurez-vous, je vais y venir. Soyez donc un peu patients (et moi aussi par la même occasion).
Forts de ce premier contact, réussi au demeurant, Ringo décida d’appeler son père Martin afin d’être sûr de tomber sur lui (il l’aurait bien appelé Louis mais un autre aurait répondu à sa place, on aurait encore perdu un temps précieux en explications diverses, démentis véreux et autres lettres d’excuses circonstanciées, bref, ça arrange tout le monde qu’il ne se soit pas trompé de prénom ce jour-là (ce qui était quand même la moindre des choses, vu que c’était son père (et qu’il ne se prénommait pas Luke (mais pourquoi je dis ça, moi ? Faudrait vraiment que je me recentre.)))).
- Pap’, je viens de monter un groupe avec Georges Harrison. Que me conseilles-tu de faire ?
- Trouve un type qui s’appelle Paul McCartney.
- C’est tout ?
- Et un autre, qui s’appelle John Lemon.
- Lemon ? Ça va pas faire un peu bizarre sur les affiches ?
- Ouais, t’as raison, disons Lennon dans ce cas.
- Mais… il est mort !
- Quoi, déjà ?
Saleté de coup du destin.
- Ouais, sur un chantier, y’a pas un quart d’heure. On va vu la charpente s’écrouler, il était juste en dessous… pas beau à voir.
Que voulez-vous, quand ça veut pas, ça veut pas. C’est comme ça.
- Bon, ben, embauchez un sosie dans ce cas, répondit le père de Ringo à Ringo. Mais il faut qu’il s’appelle John Lennon, lui aussi. C’est très important.
La légende était née.
Et la pochette d’Abbey road ? me demanderez-vous encore une fois. MAIS J’Y VIENS ! Vous le faites exprès ou quoi ? Car voilà, la pochette d’Abbey Road raconte cette histoire. Et bien plus encore. Comme je vais MAINTENANT vous le démontrer :
Quoi ? Je n’ai plus le temps ? Mais si. Allez, je vais faire vite.
Promis juré.
Craché (beurk !).
John Lennon, qui n’est en fait qu’un sosie du vrai John Lennon et qui se nomme également John Lennon, marche en tête. Sa barbe et ses cheveux sont faux et ne servent qu’à dissimuler la vérité aux fans de John Lennon qui ne comprendraient pas que John Lennon n’est pas John Lennon mais en fait John Lennon qui se fait passer pour John Lennon. Derrière lui vient Ringo Starr, le véritable créateur du groupe. Il marche d’un pas franc et massif, le regard légèrement tourné sur la droite. En fait, il vient tout juste d’apercevoir Sheila avec qui il a débuté une torride histoire d’amour, et se prépare à partir pour Venise (où il compte bien abandonner quelques gondoles, en signe de représailles, c’est vrai quoi, on n’a pas idée non plus de laisser toute cette flotte dans les rues ! C’est quoi ce bordel ?). Paul McCartney arrive ensuite. En pleine crise mystique, il a décidé de ne plus porter de chaussures tant que le Dalaï Lama ne serait pas intrônisé Chevalier de la Table Ronde et du taste-vin réunis. Ce qui explique les pieds nus. Ceux qui y voient autre chose n’ont qu’à aller se faire soigner. Enfin vient Georges Harrison. G.H. / H.G. Et oui, vous l’aurez compris, les initiales de Georges Harrison sont en fait l’exacte inversion de celles de Harry Grant, le célèbre acteur hollywoodien (seuls les crétins pensent qu’il se prénommait Cary. Cary, c’est la petite fille qui a des dons parapsychologiques vachement dangereux, surtout lors des fêtes de fin d’année dans les écoles où on se moque tout le temps d’elle (les enfants peuvent être si cruels… (Tiens, mais, ça me rappelle quelque chose cette histoire…)). Eh oui ! Georges Harrison, le fameux joueur de Mikado que Ringo Starr a rencontré par hasard dans une ruelle malfamée du vieux Liverpool n’était autre que le brillant Harry Grant, immortalisé par Alfred Hitchcock dans « La mort aux trousses »… la mort aux trousses. Ça y est ? Vous avez compris ?
Etonnant non ?


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