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Howards end de Edward Morgan Forster

Par Mango
Howards end de Edward Morgan ForsterL’unité du récit tient à Howards end, la maison de la riche famille Wilcox, présente du début à la fin du roman comme un symbole de promotion sociale et de stabilité familiale. Elle accueille tour à tour les désirs de richesse, de liberté, d’amour de chaque personnage et passe de main en main, au gré des héritages, des attachements sentimentaux, des aléas de la vie en général.

Au début, elle accueille pour un séjour d’été la jeune Hélène Shlegel, qui s’exalte de tout ce qu’elle voit et croit tomber amoureuse de l’un des fils Wilcox. Elle l’écrit à sa sœur Margaret qui l’a élevée, avec son jeune frère, à la mort de leurs parents. Ce sont tous les trois de jeunes intellectuels du début du siècle qui revendiquent les idées socialistes naissantes de l’époque. Hélène, en particulier, s’exalte pour la défense d’un jeune employé sans travail, Léonard Bast et de sa compagne, ce qui l’entraînera trop loin et aura des conséquences inattendues dans sa propre vie. Elle devra même s’exiler un moment, loin de sa famille.

Sa sœur Margaret, plus rationnelle, plus posée devient vite l’amie de Mrs Wilcox qui, à sa mort, lui lègue sa maison sans le lui dire si bien que Margaret ne l’apprendra qu’à la fin lorsqu’elle sera devenue à son tour la propriétaire de cette demeure qu’elle aime tant, enépousant M. Wilcox, après bien des péripéties.

J’ai aimé suivre le parcours des deux jeunes sœurs, courageuses et exaltées, sans soucis d’argent mais généreuses. J’ai moins apprécié l’aspect politique et les rivalités sociales et économiques qui opposent les familles, ce qui alourdit le récit et lui fait perdre de son mordant. A cet aspect sérieux et engagé, j’ai préféré la légèreté et l’humour de « Avec vue sur l’Arno », lu et commenté récemment.

Une de mes prochaines lectures sera « Maurice » dont j’ai entendu dire beaucoup de bien !

En ont parlé avant moi : Papillon, Levraoueg, Emilie , Lilly, Lou et bien d’autres encore sûrement !

Howards endde Edward Morgan Forster ( écrit en 1910, Christian Bourgois,379 pages,traduit de l'anglais par Charles Mauron)

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