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King Crimson - Lark's Tongues In Aspic, Part 2

Publié le 11 août 2009 par Olivier Walmacq

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Genre : Clip vidéo musical

Année : 1973

Durée : 7, 10min

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La critique de ClashDoherty :

Pièce d'orfèvrerie instrumentale achevant l'album Lark's Tongues In Aspic, que King Crimson a sorti en 1973, Lark's Tongues In Aspic, Part II est un sommet de rock progressif et métalleux.
C'est le premier album d'un King Crimson revampé, et passant alors à la vitesse supérieure, entrant dans une seconde période, totalement métallique.
Tout en restant immensément progressif, on ne se refait pas. En 1972, le line-up du groupe qui avait donné lieu à l'album Islands (1971) et au live Earthbound (1972) se dissout.
Pour plus de détails sur ce line-up, se reporter à mon article sur la chanson Formentera Lady. Seul Robert Fripp, guitariste/compositeur ayant l'habitude de jouer assis, reste, comme à son habitude, aux commandes de Crimso.

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En 1972, il recrute des musiciens grandioses, qui resteront jusqu'en 1974 et la dissolution (jusqu'à 1981, et le retour avec un autre line-up, plus Fripp) : le bassiste et chanteur John Wetton, le violoniste David Cross, le batteur Bill Bruford.
Sur Lark's Tongues In Aspic se trouve aussi le percussionniste Jamie Muir, qui quittera le groupe avant la sortie de l'album, pour rejoindre un monastère tibétain en Ecosse.
Ce line-up de folie (Bruford est un batteur immense) enregistre cet album magistral, à la pochette superbe et mystique, en 1972, et le sort en 1973. L'album fait encore aujourd'hui partie des pièces maîtresses du rock progressif.

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Lark's Tongues In Aspic propose 6 titres, dont 3 instrumentaux. Et parmi ces 3 instrumentaux, les deux parties du morceau-titre. La première dure 13,30 minutes et ouvre l'album d'une manière insensée (mélange de sonorités tibétaines et de furie métal), la deuxième achève l'album et l'auditeur sur 7 minutes de magma sonique totalement envoûtant, une collision guitare/basse/batterie/violon inégalée dans le genre, dans laquelle la moindre petite parole aurait été superflue.
Le morceau démarre par un riff de guitare bien lourd de monsieur Fripp, et le groupe suit quelques secondes plus tard. Ambiance totalement monstrueuse, métallique, à des années lumière de celle de l'album précédent (Islands, relaxant au possible).
Les duels violon/basse, perturbés par les reprises de guitare, sont inoubliables. Une montée en puissance qui forme le pinacle d'un album pourtant peu avare en grands moments (The Talking Drum, Exiles).

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Avec Lark's Tongues In Aspic, Part II, et plus principalement avec l'album dans sa totalité (46 minutes de pur bonheur), King Crimson prouve sa capacité à se renouveler en totalité. Finies les plages atmosphériques relaxantes de Islands, finies les longues pièces médiévales de Lizard. Crimso entre dans une phase métallique, flirtant avec le hard-rock, et l'album suivant, Starless And Bible Black (1974), sera une longue descente aux Enfers progressifs, un sommet de furie guitaristique d'une violence et d'une sordidité à toute épreuve (Fracture).
Et un autre album magnifique, par ailleurs. Puis il y aura, la même année, Red, plus accessible et tout aussi superbe. Puis le split...

Mais King Crimson reste l'empereur du prog-rock.   

Note : 20/20 


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