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Rational Wave

Publié le 03 mars 2009 par Georgesdimitrov

200px-rationalyouth-cold_war_night_lifeLa classification de la musique en genres et styles est une opération parfois hasardeuse, toujours contestée. Le terme new wave est utilisé aujourd’hui pour qualifier un très large spectre de styles musicaux aux instrumentations ou aux atmosphères parfois très disparates. Alors que l’électronique et les synthétiseurs sont considérés comme emblématiques du mouvement, un groupe comme The Cure en est un des représentants les plus cités bien qu’il emploie des instruments principalement acoustiques. Dans tout cet éclectisme, un style retient particulièrement notre attention : employant une instrumentation strictement électronique, des structures majoritairement répétitives et un ton froid et mélancolique faisant appel à des modes musicaux sombres, la cold wave (ou encore minimal wave) s’impose comme le noyau dur de la new wave dans la première moitié de la décennie 1980. Aux cotés de représentants plus connus comme Visage ou The Human League se profilent en effet des dizaines de groupes méconnus de plusieurs pays, alignant fièrement rythmes hypnotiques et voix réverbérées.

Une de ces formations qui impressionne par la qualité de son travail est Rational Youth, un groupe montréalais en activité depuis 1981. Formé par Bill Vorn et Tracy Howe (claviériste pour Men Without Hats à ses heures), Rational Youth a sorti en 1982 un excellent premier album intitulé Cold War Nightlife. D’une rare constance du début à la fin, le disque oscille avec justesse entre des chansons plus sombres et plus « pop ». City Of Night, en tant que hit de l’album, est sans doute la meilleure représentante de cette deuxième catégorie avec sa constellation de petites notes synthétiques et son rythme entraînant ; Close To Nature, plus atmosphérique, évoque quant à elle grandement Kraftwerk, tant dans les lignes mélodiques que dans les sonorités choisies. Entre les deux se retrouve notre coup de cœur, Saturdays In Silesia, touchante et mélancolique avec une section centrale magnifique (« And if the soldiers put a padlock on the door/We’ll break it open like we’ve always done before… »). Nous vous joignons enfin Power Zone, une pièce instrumentale très intéressante qui illustre parfaitement le côté plus dark et expérimental du groupe. Et si vous aimez les chansons présentées ici, nous vous invitons à télécharger l’album complet sur l’excellent Systems of Romance.


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