Car fin juillet, une petite polémique prenait forme autour de la censure exercée par l'éditeur Grasset de quelques pages dans lesquelles Frédéric écorchait violemment Jean-Claude Marin, procureur de la République. Aujourd'hui, le texte débute sur ce passage, vestige de l'amputation : « Je ne peux pas écrire ici tout le bien que je pense de Jicé. Jean-Claude Marin est procureur de Paris : il faut faire super gaffe quand on écrit sur lui, c'est peut-être une des raisons pour lesquelles personne ne parle jamais de Jean-Claude Marin. »Alors esbroufe de la rentrée littéraire ou véritable prudence de l'éditeur, demain, durant l'émission, le romancier reviendra sur cette expérience du Dépôt : « Je ne sais pas du tout si j'ai le droit d'écrire ça, mais c'est un peu une vengeance facile. Ce magistrat qui m'a prolongé au dépôt, qui, probablement, a voulu punir le personnage connu en moi... Et donc moi, en fait, je me venge avec mes petites armes d'écrivain, de polémiste. »
Et Beigbeder dans un effort d'humanisme : « (...) Je pense qu'il est responsable de ça et c'est une forme nouvelle, encore une fois, de violence qui peut toucher n'importe quel citoyen et c'est assez inquiétant. » La diffusion de l'émission se fera durant toute la journée, par tranche de 5 minutes, à partir de 8h45, puis 10h45, 16h45 et 19h15.
