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Les médias sociaux, un envahissement

Publié le 20 août 2009 par Didier Vincent
Agora vox

Social media addicts




 

« Matt, arrête d’écrire sur le mur »

La dématérialisation des rapports humains, on pourra appeler ça comme ça, par les médias, c’est-à-dire la perte de l’immédiateté ou bien et c’est sans doute un enjeu plus fort, de l’absence de l’autre, est-elle une révolution ?

On vit des deux. Les medias sociaux (FaceBook, Twitter, Blogs etc ...) ne nous ont pas coupés du tissu social classique, enfermés dans une grotte d’ermite devant le dieu écran au fond d’une alcôve no life. Loin de là. Ils nous ont même ouvert un nouveau champ relationnel avec des inconnus, même s’ils s’avancent masqués (pseudos, avatars, etc…).

L’addiction vient que cette mise en réseau devient tellement quotidienne qu’elle en est vitale. Elle est ombilicale. Le Face Book addict revient quotidiennement sur son mur, même a 10 000 km de chez lui. Le Twitteur ne quitte que rarement l’autoroute des flux informatifs sous peine d’y perdre sa « présence », son « moi » fictionnel (pas fictif). Le blogueur se condamne lui-même à alimenter souvent son site et à visiter les sites amis sous forme de commentaires, de renvois de liens, de signaux bien codés d’intelligence sociale et, par-dessus tout, consulte compulsivement ses statistiques aussi scrupuleusement qu’un directeur de chaîne.

Et comme tout, dans cette sphère évolue sans cesse  (apparition continuelle de mises à jours, nouveaux medias sociaux, nouvelles tendances « branchées qui « buzzent »), l’addiction est double et avale le moi en un incessant ballet chronophage. C’est une quête d’identité sur la toile où l’on évolue à l’infini, comme dans un jeu vidéo –type World of Warcraft – ou toute fin présumée sera remise en question par un add-on où un nouveau monde.

Quitter le navire est synonyme de l’anéantissement du « moi » fictionnel (qui est devenu aussi indispensable que s’il était réel)

Souvent, moi-même, je pense arrêter de bloguer, de cesser d’inonder mon « wall » de tags, de me désinscrire de Twitter ; je pense arrêter de fréquenter tous ces « amis » que je ne connais pas (la guile de Scoopeo ou de Blogasty), vous quitter, vous qui passez sur mon blog comme une voiture sur une place embouteillée. J’y pense, j’y pense…

Mais je n’ai pas encore trouvé le bon patch.



Social media revolution



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