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Inglourious Basterds

Par Missacacia
Inglourious Basterds
Film de Quentin Tarantino (2009)
Avec Brad Pitt, Mélanie Laurent, Christoph Waltz, Michael Fassbender, Samuel L. Jackson, Diane Kruger, Mike Myers, Eli Roth, B.J. Novak, Julie Dreyfus, Cloris Leachman...
Shosanna échappe de peu de l'exécution, s'enfuyant de la petite maison où elle se cachait, elle laisse derrière elle sa famille assassinée par la Gestapo. Quelques années plus tard, elle s'est construite une nouvelle identité et est devenue gérante d'un petit cinéma. Et tandis que l'équipe des Basterds court après les gradés allemands, leur chemin va croiser celui de Shosanna.
Des premières images sur une musique de western, gros plans sur les visages, le ton est donné dès le départ, la suite va être intense... Ce premier chapitre (tout le film est divisé en chapitres) est assez lent, les personnages se mettent en place, mais très vite la tension monte en flèche. Et dès cette scène, je comprend pourquoi Christoph Waltz a été récompensé au dernier festival de Cannes pour ce rôle. Il s'impose et met mal à l'aise, et toutes ses scènes seront ultra intenses, sans qu'on puisse s'imaginer la suite de ce qu'il va faire. Et il ma fait vraiment flipper.
L'actrice qui m'a impressionnée le plus c'est Mélanie Laurent. Je ne pensais pas qu'elle avait un rôle aussi important. A mille lieux de ses rôles dans les films français, elle a plusieurs scènes qui me restent gravées en mémoire. Comme cette toute première séquence, et celle du restaurant où elle craque une fois le colonel parti (et j'ai eu le même réaction...), et celle de ses préparatifs pour la soirée (magnifique robe rouge et ce tombé de voile!), et bien sûr la toute dernière scène... Brad Pitt fait également son entrée dans l'univers tarantinesque, il a un style, une façon d'être et apporte beaucoup de dérision. Je m'attendais à plus, je ne suis pas déçue par le personnage, mais presque, sans trop savoir pourquoi. Et puis, il y a aussi Daniel Brühl, bien loin de Good Bye Lenin, et Eli Roth qui laisse une empreinte avec pourtant peu de présence à l'écran (et surtout peu de dialogues).
Au niveau de la mise en scène, j'ai bien retrouvé l'univers de Tarantino que j'aime tant, peut-être un poil trop bavard par moment mais ces moments-là ne sont jamais inutiles dans l'histoire. Le côté trilingue apporte aussi beaucoup aux différentes situations, tous les protagonistes ne comprenant pas toujours les discutions. Et cette passion pour le cinéma qui se retrouve également en plein cœur du son scénario, c'est juste terrible. Le fait de couper le film en plusieurs sections me donnait envie à chaque fois d'en savoir plus sur les personnages et les évènements en question. Comme les agissements des Basterds justement, où les faux lieutenants allemands dans le bar.
Ce billet est déjà bien long, je pourrais parler encore et encore du film. J'aurais même envie de revoir le film pour retrouver cette impression intense d'interrogatoires et de faux-semblants et ces silences pesants où tout peut arriver... Une musique moderne, ou comme dans un western (on a aussi droit à un morceau de la BO de Kill Bill), des personnages attachants, ou au contraire ultra repoussants, c'est pour moi au moins un 5/6, voire plus. Besoin de laisser vieillir le film, ou de le revoir, et aviser si la note peut s'améliorer, ou pas.

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