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Tanz, tanz, tanz

Publié le 23 août 2009 par Steffi
Etre loin de Berlin, longtemps. Poser ses valises vite fait. Courir voir la danse. Ceci est un retour express, sans transit pour Tanz Im August 2009. Impasse sur la première semaine, j'aurais pourtant aimé voir la Cie Salia Ni Seydou, Faustin Lunyekula... Ce soir impasse volontaire sur Chaignault/Bengoléa. Leurs Pâquerettes et sylphides, avec ou sans anus, m'ennuient déjà. Reste alors, quoi?
Eleanor Bauer à la Hau 3 dans un huis clos étouffant. Berlin caniculaire oppresse le public au 4e étage. "On stage" Eleanor Bauer et Manon Santkin suent à grosses gouttes sous leurs combinaisons intégrales dorées. Elle est belle leur énergie. Pas de blabla, pas de vidéo, de la danse et du geste. At large se joue avec le sourire, le leur, le nôtre. Avec en prime un petit livre joli qui nous attend sur le fauteuil et qu'on délaisse vite parce que trop long. Eliminés les mots, laissés sur le banc. Le sol noir ne recevra que les pieds de ces dames qui inventent devant nous le scratching. Petite leçon en vidéo ici. Eleanor Bauer a un visage lumineux,accrocheur. Premier pas les yeux dans le public, sourire aux lèvres. Cette vision grand large de la danse traverse les âges, réinvente le musichall, revisite les chassés et entrechats, esquisse un hip hop scratché. Avec ce pas qui imposent aux pieds de ne jamais quitter le sol, les deux danseuses inventent un langage chorégraphique improvisé. On croule sous les références, qui font ricaner grassement dans les gradins. Eleanor Bauer a travaillé avec De Keersmaker, Zamprano pour les plus connus mais aussi la jeune Mette Ingvartsen que l'on avait découvert l'an dernier dans ce même festival. Parallèle entre l'attitde des danseuses, goût de la simplicité et de la générosité. Malhreusement ce "At large" use et abuse du 3e degré, ce qui nous retient de nous impliquer trop dans sa quête multiple et complexe(pour cette pièce la chorégraphe américaine a utilisé internet, youtube, l'écrit...). La fin s'étire, on souffre, on souffle. Peut-être est-ce du à l'absence de la troisième danseuse de cette pièce, Femke Gyselinck. Lorsque le rideau doré se retrouve à tard, il ne s'ouvre sur aucune surprise. Seulement du divertissement surchauffé (et sans éventail). Et le sourire.

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