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Merci Mr Gallois ! Merci EADS !

Publié le 09 octobre 2007 par Bernard Carlier

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Le patron du groupe européen de défense et d’aéronautique EADS, Louis Gallois, a déclaré mardi qu’il allait proposer “la suppression totale du système des stocks-options” dans le groupe, dans un entretien au quotidien français Le Monde

“J’avais déjà dit (…) que je considérais l’attribution de stock-options aux dirigeants comme un système contestable qui s’apparente à une loterie. Je vais proposer au conseil d’administration sa suppression totale”, déclare le président exécutif du groupe.

La majorité des hauts dirigeants d’EADS ont dégagé d’importantes plus-values sur des ventes d’actions issues de stock-options à la fin 2005 et en mars 2006, quelques mois avant l’effondrement du titre. Cet effondrement était lié à la révélation d’importants retards du programme A380 le 13 juin 2006, des plus-values qui font l’objet de l’enquête actuelle sur de possibles délits d’initiés.

Dans cet entretien, M. Gallois ajoute qu’il “faut leur substituer un mode de rémunération plus transparent comme l’attribution d’actions gratuites qui sont un complément de salaire”.

Par ailleurs, selon Philippe Auberger, ancien président de la commission de surveillance de la Caisse des dépôts (CDC), l’Etat “n’a jamais donné” et “n’avait pas à donner” d’autorisation à la CDC pour le rachat par cette dernière de 2,25% du capital du groupe EADS au groupe Lagardère.

“A ma connaissance, formellement, l’Etat n’a jamais et n’avait pas à donner une autorisation à la Caisse des dépôts et consignations pour prendre une participation dans EADS, simplement il avait à en être informé compte-tenu du caractère stratégique et délicat du secteur”, a déclaré M. Auberger.

“C’est une opération de marché qui s’est faite aux conditions de marché”, a aussi estimé l’ancien député UMP.

Auditionné par la Commission des finances de l’Assemblée nationale aux côtés de dirigeants de la CDC, M. Auberger a déclaré avoir “entendu parler pour la première fois” de l’intention de la CDC de renforcer sa participation au capital d’EADS le “4 avril au matin”, lors d’une réunion avec des dirigeants de la CDC.

A cette date, la CDC avait déjà signé “une lettre d’intention”, le 28 mars, avec le groupe Lagardère mais l’ampleur de l’acquisition n’était pas précisée et l’opération de marché n’était pas faite, a souligné M. Auberger.

Lors de cette réunion du 4 avril, M. Auberger dit avoir demandé aux responsables de la Caisse “si le cabinet du ministre était informé” de l’opération, compte-tenu du caractère stratégique de l’entreprise. “Je crois me souvenir qu’on m’a dit que c’était en cours”, a-t-il déclaré mardi.

Le 5 avril, se tenait une réunion de la commission de surveillance, lors de laquelle le sujet EADS n’a pas été évoqué, à la surprise de M. Auberger qui s’en est étonné. “On m’a répondu non: c’est prématuré”, a-t-il dit.

De son côté, l’actuel directeur général de la CDC, Augustin de Romanet, à l’époque secrétaire général adjoint de l’Elysée, a assuré ne pas avoir été informé au préalable du projet de la CDC. “Nous n’avons appris cette opération que lorsqu’elle a été rendue publique”, a-t-il déclaré.

A suivre …


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