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Mais pourquoi les oeuvres des autoroutes sont-elles si laides ?

Publié le 25 août 2009 par Alexia Guggémos @alexia_guggemos
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L'art des autoroutes ! Voilà longtemps que je m'étais promis, malgré ma furieuse envie d'excès de vitesse à sa simple vue, de m'intéresser à cette oeuvre que des millions d'automobilistes ont dans leur champ de vision dès qu'ils descendent vers le Sud ! Profitant de ma route des vacances, et aussitôt franchi le péage de Fleury-en-Biere (Essonnes) sur l'autoroute A6, j'ai donc fait un arrêt pour regarder de plus près ce qui ressemble à des pâtés d'écolier laissés sur un cahier à gros carreaux. Renseignements pris, cette fresque a été imaginée par le peintre yougoslave Djoka Ivackovic (né en 1930) et réalisée par le maître céramiste Alain Girard en 1991. Du carrelage grand format. Représentant du courant de l'abstraction lyrique, j'ai ainsi découvert qu'Ivackovic est connu pour peindre exclusivement sur des formats carrés. Le fond blanc y est apparent, et chaque peinture est exécutée en une seule séance de travail. "Ces repères précis et intangibles sont la seule géométrie que s'impose l'artiste, ils isolent la peinture et renforcent la vivacité de l'émotion qu'elle véhicule", lit-on sur le site de la Collection Société Générale. "Véhicule"... le mot est bien trouvé... Dkoka Ivakovic est l'un des nombreux artistes à avoir bénéficié du décret du 1% aux investissements routiers instauré en 1982.  Faut-il s'en réjouir ? C'est malheureusement ce genre d'oeuvres qui fait croire au plus grand nombre que l'art contemporain n'a pas de sens.


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