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Trouver son éditeur en passant par la poste

Par Georgesf

Comment optimiser ses chances de trouver son éditeur

en envoyant son manuscrit par la poste

Préalable : je vais publier quelques billets au fil des jours, car je suis scandalisé de voir la même antienne ressassée à longueur de semaines sur certains blogs. Le message principal de ladite antienne n’est pas toujours faux, mais il n’est pas toujours vrai. Le répéter comme une vérité absolue, c’est faire preuve de malhonnêteté intellectuelle. Ou de sottise. Que l’on soit sot ou malhonnête, cela ne me dérange pas tant qu’on ne se pose pas en conseiller ou coach des auteurs aspirants à l’édition. Mais lorsqu’on risque ainsi de briser des vocations d’auteur, cela devient scandaleux.

Je ne prétends pas me poser en modèle de carrière des futurs édités, ni en conseiller de personne dans l’aventure éditoriale. Je viens simplement apporter une expérience d’auteur qui a toujours trouvé des éditeurs, des vrais éditeurs, référencés à la Fnac, et dont les livres, y compris les mien, trouvent échos dans les grands médias. Ces éditeurs, je les ai toujours trouvés par la poste, ou en déposant anonymement ses manuscrits chez eux, comme un simple coursier.


Trouver son éditeur en passant par la poste
 

Certains de ces prochains billets vont recouper d’anciens billets publiés sur ce blog, il y a un an ou plus. Désolé pour ces répétitions. Après tout, il y a bien des blogs qui répètent le même message chaque semaine, alors, hein...

La litanie contre laquelle je m’inscris en faux est déballée ci-dessous. Elle s’appuie sur deux idées fixes. Et fausses.

Idée fixe et fausse  N° 1. Si vous voulez être publié, il faut pouvoir compter sur un ou plusieurs des atouts suivants :

- venir d’un sérail : Normale Sup, Sciences Po, journalisme, show-biz, people, famille en vue, ou bien sûr avoir un parent travaillant dans l’édition.

- connaître une relation bien placée dans les milieux de l’édition, de l’écriture ou de la critique, qui poussera votre manuscrit auprès des éditeurs

- avoir un physique avenant et ne pas hésiter à plier ce physique aux caprices libidineux des directeurs de collection

- écrire des histoires très intimes, très scandaleuses, ou honteusement défalquées de romans à succès 

- habiter Saint-Germain-des-Prés

- fréquenter les fêtes, cocktails et pince-fesse de l’édition

Idée fixe et fausse N° 2. Si vous n’entrez pas dans la grille ci-dessus :

-  le manuscrit que vous enverrez ne sera pas ouvert

- s’il est ouvert, il ne sera pas lu

- s’il est lu, il ne passera pas en comité et sera aussitôt refusé avec une lettre standard

- s’il passe en comité de lecture, il ne sera pas publié

- s’il est publié, il n’aura droit à aucun écho dans les médias : il est condamné à mort.

Soyons clairs : il n’est pas interdit de disposer des atouts mentionnés en idée fixe N° 1. Et si on veut être édité, il est parfois bon de les faire jouer (à part le physique avenant etc.). Beaucoup d’auteurs - y compris des excellents - sont entrés dans l’édition par cette voie.

 
Mais on peut aussi être édité, bien édité, si...

- si l’on ne connaît personne d’autre que le guichetier du bureau de poste,

- si l’on habite la banlieue parisienne ou un hameau perdu au fond de sa province,

- si l’on est professeur des écoles, chômeur ou cartographe, totalement inconnu.

- si l’on est trop timide pour faire des connaissances ne serait-ce qu’au bal des pompiers,

- et si l’on écrit un roman qui ne ressemble à rien, dans un style qui ne ressemble à celui de personne. C’est même préférable.

Dans les prochains billets, j’aborderai, de façon cousue ou décousue, les points suivants :


- tous les atouts de l'idée fixe n° 1 ne sont pas forcément une injustice : ne gémissez pas, dépassez-les.
 

- envoyer son manuscrit, mais dans quel état ? Points de vue sur la présentation.

- envoyer son manuscrit, mais avec quelle garniture ? Les pièces jointes.

- envoyer son manuscrit, mais à qui ? À quel éditeur ? À qui chez l’éditeur ?

- envoyer son manuscrit, mais avec quelle stratégie ? Actions préalables ou postérieures.

- envoyer son manuscrit, mais avec quelles chances de succès ?

- envoyer son manuscrit, mais avec quelle approche quantitative ? Nombre d’exemplaires distribués ? Quel budget ?

- autres questions ? Vous en aurez peut-être.

Remarque conclusive : je ne suis pas gourou. Je ne suis pas même expert. Je ne suis qu’auteur et  témoin apportant une expérience personnelle qui donne des résultats qui me conviennent (6 livres  publiés en 7 ans, chez 4 éditeurs différents, avec de bons échos dans les médias). Je ne donnerai donc aucun conseil particulier de personne à personne : je ne veux pas et ne peux pas en donner. Je répondrai aux questions si elles semblent d’intérêt général. C’est déjà beaucoup,non ? Hé, il faut aussi que j'écrive !



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