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Le film de l'année par Orange Mécanique

Par Orange Mecanique & Lady Penelope

Le film de l'année par Orange Mécanique

Comme promis, comme annoncé, je suis allée voir Un prophète mercredi soir.
L'histoire d'un jeune de 19 ans (nous ne saurons pas grand chose de lui et de son passé), entrant dans le milieu carcéral, évoluant au contact de mafieux.
Je pensais que Monsieur Jacques Audiard ne pourrait faire mieux que de Battre mon coeur s'est arrêté. Mais si, il a réussi à aller plus loin encore dans la perfection. Après 4 films inoubliables, magnifiques, le cinquième sera culte.
C'est pour cela qu'il ne figurait pas dans les cinq films de ma sélection à Cannes, (un des premiers billet du blog). Pourtant fan de ce metteur en scène. Après Regarde les homme tombés, Un héros très discret, Sur mes lèvres et De battre mon coeur s'est arrêté, pour moi la boucle était bouclée.
Quelle erreur de ma part ! Il est le meilleur réalisateur de sa génération, ou en exercice, au choix. Je m'excuse, et je m'en veux, aurais-je oublié les émotions procurées par tous ses films ?
Un prophète est un film générationnel : prisons françaises, illettrisme, religion, communautarisme. C'est un état des lieux, sans jugement moral.
C'est également un vrai polar, ajoutez à cela un jeu d'acteurs époustouflant !
J'ai dit le film de l'année ? Peut être un des films de la décennie.
Est-ce que Isabelle Huppert aurait volé la Palme d'or à Audiard pour la donner à son ami Haneke ? Je ne vais pas être médisante avant d'aller voir Le ruban blanc... Mais j'ai comme un doute.
Revenons au jeu d'acteurs. En effet, un Tahar Rahim extraordinaire, tout en nuances. Quand on le comparait à Al Pacino, c'était pour moi un peu exagéré, des Pacinos, des Brandos ou des De Niros il y en a une poignée par siècle. Et puis en sortant de la séance, c'est devenu une évidence.
Une scène m'a même donné des frissons, dans la première partie, seul dans sa cellule entrain d'essayer d'apprendre le corse. Je ne sais pourquoi... Si, parce que j'étais tout simplement bluffée.
Il y a un point commun chez les personnages principaux d'Audiard. Il les met en scène d'une telle façon qu'ils finissent par se ressembler. Parfois dans le jeu physique. Malik El Djebena (Tahar Rahim) est un mélange de mystère, de noirceur et de candeur. Le mystère me fait penser à Romain Duris et Mathieu Kassowitz, pour le jeu physique c'est un peu Vincent Cassel.
N'oublions surtout pas Niel Arestrup, français d'origine danoise pourtant parfait en caïd de la mafia corse. Tout en force et en finesse. Magistral !
Les deux méritent d'avoir le prochain César. Ma prophétie : Tahar Rahim nominé dans deux catégories, meilleur espoir, et meilleur acteur. Il y eut quelques cas similaires, en tout cas je me souviens de Cassel pour La haine, nominé dans les deux catégories. Niels Arestrup nominé également comme meilleur acteur, j'espère, ou encore comme second rôle...
Grand Niels, grand Tahar, merci Jacques, vous tournez peu, mais bravo pour votre maîtrise et votre intelligence !

Le film de l'année par Orange Mécanique


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