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BnF et Google Books : Bruno Racine temporise à la langue de bois

Publié le 29 août 2009 par Actualitté

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Il était temps que le président de la BnF, Bruno Racine prenne la parole et communique un chouia concernant le rapprochement entre son établissement et le service de numérisation proposé par Google. Au travers de ce dernier, la BnF pourrait réaliser une économie significative sur le procédé, mais concéderait dans ce cas à Google Books le bénéfice d'une copie de tout livre numérisé. Dans ce contexte, seul Denis Bruckmannn, directeur général adjoint et directeur des collections était pour le moment intervenu, pour expliquer que l'accord pourrait aboutir d'ici quelques mois.

Un point sur lequel Bruno Racine tient à insister tout particulièrement : " Aucune décision n'est prise à ce stade quant à une coopération éventuelle ", assure-t-il dans un communiqué transmis hier. " Les options envisageables font l'objet d'une réflexion commune entre la Bibliothèque nationale de France et le ministère de la Culture et de la Communication. Cette réflexion intègre pleinement la question capitale du respect du droit d'auteur. "

Des paroles qui n'apaiseront sûrement pas l'ancien président de la BnF, Jean-Noël Jeanneney, pour qui confier " la responsabilité du choix des livres, la maîtrise planétaire de leur forme numérisée et la quasi-exclusivité de leur indexation sur la Toile [...] voilà bien qui n'était pas supportable".

Mais sur ce point, la BnF bottera en touche, et ne prendra pas part aux polémiques, estimant qu'elles sont d'autant plus nuisibles lorsqu'elles " prennent un tour personnel ". Et surtout que depuis peu, la BnF dispose d'un argument de taille dans cette décision puisque Bruxelles, en la personne de Viviane Reding, la commissaire européenne, a récemment encouragé et apporté son soutien aux entreprises privées dans leur campagne de numérisation. Dont Google, bien évidemment.

Pour Bruno Racine, le rapprochement entre la BnF et Google reste tout ce qu'il y a de plus normal. On se demandera pourquoi avoir privilégié la firme californienne et non le consortium auquel Yahoo!, Microsoft et Amazon ont récemment adhéré, et qui s'appuie lui sur l'Internet Archives.

On se le demandera...

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