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Former les enseignants au plaisir de la lecture, clef de la réussite

Publié le 31 août 2009 par Actualitté
Le système éducatif anglais n'a pas grand-chose de commun avec celui que l'on connaît sous nos latitudes. Pourtant, un point commun les relie : ils mettent l'un comme l'autre l'accent sur ceux qui réussissent. Alors qu'il y aurait urgence à se consacrer à ceux qui échouent, estime Michael Morpurgo, écrivain jeunesse.
Former les enseignants au plaisir de la lecture, clef de la réussite« Si des millions d'enfants quittent l'école sans aucun espoir de trouver un emploi, et sans aucune chance de mieux vivre, il ne leur reste plus qu'à s'aliéner. Pourquoi n'iraient-ils pas traîner dans les rues ? » Les enfants prendront du retard parce qu'ils ne savent pas ou mal lire, de même que les prisons elles-mêmes sont emplies de détenus analphabètes. Et avec des échecs scolaires à répétition, c'est une logique qui se mordra la queue indéfiniment.
Car de cet échec vient aussi un désaveu de soi, et une perte de confiance. Et Michael, avec son épouse, a alors lancé un programme d'accueil pour 14 jeunes à la fois, qu'ils font vivre dans une ferme, depuis plusieurs années : 70.000 enfants sont passés dans leur école alternative, qui ne sert qu'une leçon précieuse. Inutile d'être un universitaire pour être utile à la société.
Auteur de plusieurs ouvrages, il constate de même que la lecture aux enfants est nécessaire, pour les endormir quand ils sont plus jeunes. Mais en grandissant, ils comprennent que des problèmes sérieux existent et que les histoires des livres ne sont pas un reflet fidèle de cette réalité. Certes, la lecture de chevet est un bienfait, mais si ce processus importe réellement dans le cadre familial, il est dépassé par une nécessité plus grande : celle d'avoir des enseignants qui savent donner le goût de la lecture. Ce rôle incombe aux parents, certes, mais autant aux professeurs.
Les enfants ont alors moins besoin de livres avec une happy end que de professeurs en mesure de leur raconter des histoires. Changer l'éducation, mais surtout former des professeurs enthousiastes, qui sauront transmettre ce plaisir, avant même de faire leurs premiers pas dans les salles de classe... Voilà bien ce que Michael Rosen déplorait : que l'école fasse perdre le paisir de la lecture.

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