Magazine Cuisine

Débo a testé pour vous la récolte du miel (partie 4 et fin): l'apport des abeilles dans la pollinisation (ou l'argument ultime)

Par Deborah

En lisant les commentaires sur les billets précédents, je me suis rendue compte que les abeilles suscitaient un véritable intérêt et que des vocations allaient peut être naitre.
Dernier argument pour vous convaincre de l'utilité d'avoir une ruche chez soi, l'apport des abeilles dans la pollinisation.
« Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre », aurait dit Albert Einstein.
En effet, la plupart des espèces de plantes à fleurs ont besoin d'une intervention extérieure pour se reproduire. Le vent, l'eau, les insectes et les animaux (oiseaux, chauve souris) participent tous à cette pollinisation. Mais l'abeille en est véritablement la clé de voute car elle se nourrit exclusivement de pollen et de nectar. Chaque butineuse, prise individuellement, est fidèle à l'espèce miellifère qu'elle butine. Elle augmente donc de facto le transfert du pollen entre fleurs de la même espèce.
Rappelez vous vos cours de biologie sur la reproduction des fleurs !! Les organes sexuels des plantes ne communiquent pas directement entre eux. Il est nécessaire que les "spermatozoïdes" soient acheminés jusqu'à l'ovule par un élément extérieur. Le but est d'éviter la consanguinité, ce qui est nécessaire à l'évolution des espèces.
Dans certains cas, les fleurs mâles et femelles sont présentes en même temps sur la même plante. Dans d'autres, les gamètes mâles et femelles ne proviennent pas du même individu. Les fleurs hermaphrodites peuvent voir une floraison successive des fleurs mâles et femelles (dans un sens comme dans l'autre).
Tout est fait pour favoriser le brassage des gènes !!
Le pollen, transporté par notre petite butineuse, germera sur le stigmate et donnera naissance à un tube pollinique qui acheminera les spermatozoïdes jusqu'aux ovules. Et c'est ainsi que la plante en question pourra se reproduire.
Mais l'apport des abeilles va encore plus loin que cela, notamment en ce qui concerne l'agriculture. Il a en effet été prouvé que pour assurer de meilleures récoltes (que ce soit sur le nombre de fruit, sur leur taille ou sur leur aspect), il était nécessaire d'avoir un maximum de grains de pollens déposés sur le stigmate et donc un maximum de graines.
C'est pourquoi de nombreux apiculteurs contractent avec des agriculteurs: ils fournissent les ruches au moment de la floraison de telle ou telle plante. L'agriculteur agira alors de telle sorte qu'il protègera les abeilles, en évitant notamment certains pesticides. On trouve même dans certains livres des explications précises sur le nombre de ruches à apporter par hectare pour telle ou telle plante (qu'on appellera la "charge recommandée"), qui est fonction de l'attractivité de la plante pour les abeilles (le colza aura tendance par exemple à détourner les abeilles d'un verger de poiriers, peu attractifs: il faudra mettre plus de ruches pour obtenir un effet pollinisateur satisfaisant. Au contraire, un verger de pommier subira peu la concurrence).
Dans un cadre plus restreint, avoir une ou deux ruches dans un jardin assurera là aussi une meilleure pollinisation et donc plus de fleurs, plus de fruits.
Pour celles et ceux qui auraient envie de sauter le pas, je rappelle qu'il existe partout en France des ruchers école ou pédagogiques (à Paris, on en trouve au jardin du Luxembourg et au Parc Georges Brassens), que les sites web généralistes sont légion (apiservices, Apiculteur.com, les abeilles butineuses.net...) et que d'excellents livres existent sur le sujet (voici les deux qui m'ont permis de rédiger ces 4 billets).


Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Deborah 265 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazines