Magazine Bd

J'invente rien

Par Alex The Ghit
Film français réalisé par Michel Leclerc et sorti en 2006. Kad Merad, sans Olivier, s’avère être un acteur plein de ressources. Il suffit de constater sa prestation remarquable dans Je vais bien ne t’en fais pas. Néanmoins, il reste dans un registre plus proche de ce qu’on connaît de lui avec J’invente rien. Paul et Mathilde se sont rencontrés par hasard, à la faveur d’une coupure de courant. Depuis, ils ne se sont plus quittés. Paul est un branleur assumé, sorte de « Dude » (The Big Lebowsky) à la française, qui aime passer ses journées à ne rien faire et à s’insurger pour des choses incongrues, comme les tapis de barrage qu’on met dans les caniveaux pour diriger les détritus. Mathilde, quant à elle, est une artiste avec les pieds sur terre, qui aime rire et rêver avec son homme. Leur couple fonctionne très bien comme ça, jusqu’à ce que Mathilde, plus pour la forme qu’en le voulant vraiment, demande à Paul de se trouver un boulot. Ce dernier, voulant à tout prix l’impressionner, décide de devenir inventeur. Quand il trouve un concept inédit, un petit bout de bois qui facilite la prise en main des poches plastiques pour les courses, il devient véritablement obsédé et veut réussir à tout prix. C’est à ce moment-là que le couple commence à battre de l’aile… J’invente rien est une agréable petite comédie romantique. L’histoire est originale, le concept très frais : on s’attache vite à ce couple de marginaux, elle artiste, lui rêveur, et le duo d’acteurs semble prendre beaucoup de plaisir à les incarner à l’écran. Quoi qu’il en soit, le résultat est très crédible, même si on se demande quand même si une femme comme Mathilde peut vraiment exister dans la vie, tant Paul est difficile à vivre. Mais qu’importe, nous sommes dans un film, et la recette marche. Ce que je regrette énormément, par contre, c’est la fin, qui part dans un délire assez étrange et absurde, et qui n’est pas cohérente avec le reste du film. Je n’ai rien contre l’absurde, mais pas en fin de film, comme ça, totalement coupé avec le reste de l’histoire. À part ce détail, et quelques scènes pas très en accord avec le reste (par exemple, les insultes qui suivent le lâcher de ballon ne me semblent pas du tout crédibles pour le personnage de Paul), on prend beaucoup de plaisir à voir cette comédie légère.

Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Alex The Ghit 15 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Dossier Paperblog

Magazines