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Mission Impossible 3 (M:I:3 pour les intimes)

Par Mrbrown
Mission Impossible 3 (M:I:3 pour les intimes)
J.J Abrams est un drôle de type. Franchement pas folichon au premier regard (et conservant une certaine ressemblance avec l’auteur de ces lignes), il est pourtant l’un des auteurs et réalisateur les plus doué de sa génération. Et pourtant ce n’est que maintenant que le cinéma lui fait les yeux doux.
Parce que Abrams est un enfant de la télé (rien à voir avec les autres). Créateur de Félicity, mais surtout d’Alias (et accessoirement co-créateur de Lost). On savait depuis longtemps quel génie il était (oui oui).
Ce Mission : Impossible, même si bouffé par sa star principale, porte sa patte.
Assurément.
N’importe quel fan d’Alias vous le dira.
C’est le même réalisateur, la même musique, c’est (quasi) la même histoire, ce sont les mêmes acteurs, les mêmes personnages, les mêmes tics (on commence par la fin, le générique est expédié en 20 secondes, on y torture moralement et physiquement les femmes). Le fan est donc en terrain connu.
Et c’est génial !
L’impression de voir une aventure des Bristow en plus grand, plus fort, plus beau.
Pour le néophyte, il n’a forcément jamais vu ça (une première scène formidable, hallucinante de noirceur et de perversité pour un film hollywoodien tout public, et la performance éclair et là encore au dénouement inattendu de Keri Russell). Et alors qu’on jubile devant une telle réussite (et nous ne sommes qu’à 15 minutes de métrage), le bougre réinvente carrément le concept originel de Mission : Impossible (il est vrai trahit par les deux premiers films) avec une mission au Vatican classieuse, intelligente, brillante.
Et en quelques notes (reconnaissables entre mille) de retentir.
Cette première partie est fantastique à tout point de vue, pleine de renouveau, d’inventivité.
Et de promesses.
Mais il y a Tom Cruise.
Et cette seconde partie seul contre tous ne convainc que mollement, avec son agent star super héros, avec traître et violons de rigueur.
Heureusement que la réalisation reste épatante, notamment cette scène finale, qui montre tout l’amour que porte (malgré tout) J.J Abrams à ses personnages féminins, et pour une fois sans le magnifique Tom Cruise.
En somme trop de Tom Cruise tu le peu de Tom Cruise qu’il reste.
Mais ce dernier volet est une réussite qui si l’on ne peut le comparer au premier car ne jouant pas dans la même catégorie, surpasse largement cette purge de deuxième épisode.
Et l’on attend avidement le prochain coup de maître du sieur Abrams.
(Mais réussissez – remarquez le vouvoiement – déjà la fin d’Alias, s’il vous plaît).
Critique rédigée à la sortie du film.
Mis à part le style un peu incertain, vous remarquerez que j'avais eu complètement faux en ce qui concerne la fin d'Alias. Des années de fan derrière, on peut le dire objectivement : Alias, c'est très bien jusqu'à la saison 3, pour se vautrer dès lors lamentablement et continuellement.
Reste que Abrams a fait du très bon depuis : Cloverfield et son marketing génial, le reboot de Star Trek, des séries au concept toujours aussi fort...
A noter que Fringe, malgré un début ronflant, se révèle plaisant à suivre, et parsemé de fulgurances gores totalement réjouissantes.
Bref, J.J, on t'aime ici.

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