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Chu Lai réclame des comptes pour deux romans publiés à l'Aube

Publié le 22 septembre 2009 par Actualitté
L'auteur Chu Lai est un romancier vietnamien, qui fut publié à deux reprises par les éditions de l'Aube, en 2004 pour La rue des soldats, puis en 2007 pour Le mendiant du passé. Alain Clanet fut traducteur du premier ouvrage, après que les éditions de l'Aube ont pris contact avec lui.
Une première publication, accompagnée d'un contrat, pour laquelle Chu Lai perçut un acompte, comme prévu. Mais en 2007, quand paraît Le mendiant, un petit hic vérole la machine : l'ouvrage est publié sans l'accord de l'auteur. Il ne reçut aucune information sur les ventes, pas d'acompte et pas de pourcentage sur les ventes.
Chu Lai réclame des comptes pour deux romans publiés à l'AubeAyant pris contact avec la rédaction de ActuaLitté, l'auteur nous explique sa situation. « Pour moi, la France est un grand pays de culture, notamment pas sa longue tradition littéraire. » Aussi accepta-t-il l'offre d'Alain Clanet, vivant au Vietnam, qui en 2003 lui proposa de traduire son livre pour l'Aube. Mais plusieurs mois après la publication, le versement des droits tarde à se faire et l'éditeur argue de difficultés financières, tout en présentant ses excuses. Un chèque sera envoyé avec de plates excuses. Chu Lai préfère passer l'éponge : « Dans de nombreux cas, l'argent joue un rôle bien moins important que le respect et la compréhension mutuelle. »
Pour Le mendiant, la situation fut plus délicate : sic mois après la parution, il ne reçoit, en guise de dividendes, que 5 ouvrages. Cette fois, on prétexte n'avoir pas pu envoyer le contrat, parce que l'adresse de l'auteur était perdue. Mais comment est-il possible que des livres lui parviennent et pas le contrat, s'impatiente Chu Lai. En avril 2008, Marion Hennebert et Jean Viard sont contactés : un contrat parvient finalement par email. « Mais aucune information sur les chiffres de vente n'a été donnée et l'acompte n'a pas été versé. »
Chu Lai est désemparé, li se sent spolier. Car avant la lettre de Frédéric Torelli, mandataire judiciaire, de juin 2009, expliquant la situation financière de l'Aube, il n'aura plus aucun contact avec la maison. « Chu Lai est particulièrement affecté par cette histoire et la manière dont les éditions de L'Aube l'ont traité. Mais il n'a malheureusement pas de connaissance juridique ni d'assistance », nous précise un de ses proches.
Contactée voilà une semaine, la maison d'édition nous a assuré qu'elle prendrait contact avec l'auteur, mais notre interlocutrice assure, étant nouvellement arrivée dans la maison, ne pas être au courant de cette histoire.
On se souviendra avec tristesse que les éditions de l'Aube avaient connu d'autres déboires, assez semblables avec l'auteure Wei Wei.

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