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IPPJ: quelles solutions pour les jeunes délinquants ?

Publié le 24 septembre 2009 par Dominique Foucart

Le drame de Woluwe, qui a coûté la vie à une arrière grand-mère et à une enfant aurait-il été évité si les IPPJ n’existaient plus ? Objectivement, si “Junior” avait été incarcéré au lieu de se trouver en liberté, on peut dire que deux vies auraient été sauvées.

Ce qu’une telle solution cacherait par contre, ce sont les effets systémiques d’une telle fermeture. Nous disposons d’un système judiciaire qui peut être sujet à la critique, mais dès lors que l’on aborde le problème de la grande délinquance chez les jeunes, peut-on reprocher aux juges et aux éducateurs de privilégier les solutions destinées à permettre à un maximum de délinquants de se réinsérer ?

Un nombre important de jeunes qui passent par les institutions de protection de la jeunesse finissent par se réinsérer dans une vie sociale normale. Malheureusement, les colonnes des journaux ne se remplissent pas des faits et gestes des gens qui mènent une vie “normale”, et les réussites de la réinsertion sont donc nécessairement passées sous silence.

Mais avant même de se poser la question des IPPJ et autres institutions, il conviendrait sans doute de reparler d’éducation et de rôle des parents. Les parents des jeunes adultes d’aujourd’hui sont souvent nés dans les années 60. Une époque où des changements fondamentaux se sont produits en termes de méthodes éducatives. Ce sont les années ou les normes sociales et éducatives se sont transformées pour donner à tous un pouvoir participatif plus élevé.

Ces quinquagénaires d’aujourd’hui se sont opposés à leur propres parents, et ont à travers cette confrontation appris à pondérer leurs demandes. Il leur restait un cadre, aux bords duquel ils se frottaient sans doute, mais qui aidait à contenir les excès en gardant un sens aux trois lettres NON. Dans le même temps, le système éducatif est lui aussi devenu plus participatif, le tout-à-moi consumériste à fait son travail, et chacun se veut désormais maître de son propre destin.

Le paradoxe d’une telle situation, c’est qu’un nombre – heureusement réduit – de parents ont perdu ce sens du cadre qui est essentiel à la formation d’une vision du monde qui permette la convivialité. Les enfants sont alors ballotés entre une liberté sauvage et des interdictions absurdes. Après leur avoir tout laissé faire, on leur interdit le moindre écart.

Un vrai travail de restauration de la norme est nécessaire. La notion de coaching parental prend ainsi tout son sens. Etre capable de rétablir dans une famille des relations qui permettent aux enfants de grandir, de prendre leurs responsabilités, tout en reconnaissant la nécessité d’un cadre pour maintenir une vie sociale agréable.


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