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Le manuscrit Chancellor

Par Pticalou

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Robert Ludlum
Né en 1927 à New York, il se destine très tôt au théâtre. Toutefois, comme il est également attiré par la carrière militaire, il s'engage avant sa majorité dans les Marines durant la Seconde Guerre mondiale. A la fin de la guerre, il reprend des études à l'université wesleyenne, puis devient comédien et metteur en scène. À quarante ans, il se tourne vers l'écriture. Son premier roman «L'Héritage Scarlatti», publié en 1971, est immédiatement un succès qui l'impose comme un maître du genre. Grand voyageur, il aimait aussi séjourner dans les capitales d’Europe où se situent nombre de ses intrigues. Il est décédé en 2001 à l'âge de 73 ans.
Il a écrit 26 romans d'espionnage et vendu 210 millions de livres de par le monde. Ces livres ont été traduits dans 32 langues différentes. Il est également à noter que l'exploitation commerciale de son nom est très porteuse car elle s'est poursuivie après son décès et le nom de Robert Ludlum est devenu le titre générique d'une collection de l'éditeur St. Martin's.
Washington, en mai 1973, en plein Watergate, la mort de J. Edgar Hoover passe presque inaperçue. Vieillard usé et malade, le tout puissant maitre du FBI a t'il succombé à une banale crise cardiaque ou a-t-il été assassiné ? De plus, en même temps que lui, ses 3 000 dossiers ont disparu. Désormais, le possesseur de ces documents peut faire trembler la moitié des politiciens, des financiers, des chefs militaires américains. Peter CHANCELLOR auteur à succès, s'empare de l'affaire. Saura-t-il la conduire jusqu’au bout, jusqu’au bout de ses propres angoisses et de son passé ?
«Le Manuscrit Chancellor» n'est ni le premier ni le dernier roman sur le FBI, mais c'est à coup sûr l'un des meilleurs". C'est en ces termes élogieux que Pierre Salinger, journaliste, confident et conseiller des plus hauts dirigeants américains sur plusieurs décennies, salua la parution du roman de Robert Ludlum. S’il s’agit là d’un commentaire sur la valeur «documentaire historique» du récit, on peut regretter que l’estimation romanesque atteigne facilement un bon indice de satisfaction sans pour autant jamais flirter avec l'excellence.
En effet, ce livre est un savant mélange de suspense et rebondissements, fascination pour les pouvoirs de l’ombre, révélations sur les us et coutumes de certaines institutions américaines, observation critique de la collusion entre politique et intérêts économiques particuliers… L’ensemble donne un cocktail peut-être trop américano-centriste au contraire des meilleurs ouvrages du maître plus internationaux.


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