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Dure, Dure rentrée…

Publié le 07 septembre 2009 par Iloveeducpop

L’éduc pop en prend régulièrement pour son grade mais la semaine dernière se fut un festival…
Tout commença par un excellent article du journal le Monde du 1er septembre (on a cru ensuite que nous étions le 1er avril) intitulé L’étonnant casting de la table ronde « jeunes-police » que l’on aurait signé des deux mains car il démontre, à juste titre, que le gouvernement a un certain savoir-faire dans l’organisation de réunions entre copains… sauf que là s’insère délicatement cette phrase :   »Au moins, les habitants de banlieue connaissent-ils leur existence. Car, pour la fédération Léo Lagrange, la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) ou la Coordination d’associations de l’éducation populaire (Cnajep), invités à représenter la jeunesse devant les ministres, il est à craindre que la plupart des jeunes ignorent tout de leurs activités. »

Aie ça fait mal. Plus encore quand on est s’aperçoit qu’on est plus mal traité que Ni Putes Ni Soumises ou Sos-Racisme et quasiment assimilé à des associations proches de l’Ump comme le met en valeur l’intertire : »PROXIMITÉ AVEC L’UMP ». Dure cette rentrée…

Et comme un malheur n’arrive jamais seul, Didier Porte (qui d’habitude nous fait rire sur France Inter le jeudi matin) repique l’idée de son copain Luc (il a « sauvagement rigolé » en lisant le papier du Monde) et assassine les mêmes organisations en y ajoutant les Francas et les Eclaireuses et Eclaireurs de France…

Brice, t’es qu’un gros bouffon !
envoyé par franceinterRegardez plus de vidéos comiques. Trop sympa le Didier… Dure, Dure cette rentrée. On avait envie de leur envoyer plein de badges à Luc et Didier et de leur rappeler tout ce que l’éduc pop fait et que le Cnajep venait de publier un communiqué pourtant simple :

03.09.2009 – Dialogue entre jeunes et police : Pour une alternative au « tout sécuritaire »

Le CNAJEP a participé à la table ronde sur le dialogue entre jeunes et forces de l’ordre qui s’est tenue lundi 31 août au ministère de l’intérieur. Si l’intention du Gouvernement est louable, la démarche proposée ne nous paraît pas satisfaisante au regard de l’ampleur et de la complexité du défi qui nous est posé.

L’objectif de cette table ronde était de dresser un état des lieux des relations entre les jeunes et la police, et de dégager des pistes de réflexion susceptibles de répondre aux difficultés rencontrées. Cette démarche nous semblait être l’occasion de rompre avec la démagogie du « tout sécuritaire », et de poursuivre la dynamique du Livre Vert sur les politiques jeunesse, auquel le CNAJEP et ses membres ont largement contribué.

Si cette rencontre s’est déroulée dans un esprit ouvert et constructif, nous nous interrogeons sur la pertinence de l’angle retenu, qui nous paraît trop réducteur. Les difficultés du rapport entre jeunes et forces de l’ordre sont en effet les symptômes d’un malaise plus profond. Un malaise social, économique, éducatif, culturel.

Pour répondre efficacement à cet enjeu, il nous paraît nécessaire d’agir de manière transversale et concertée :
- La transversalité implique de décloisonner la réflexion au-delà de la seule approche sécuritaire, et de favoriser la complémentarité des politiques publiques en direction des jeunes : éducation, lutte contre les discriminations, accès aux droits, à l’emploi, à la citoyenneté, à la mobilité, à la culture, etc.
- La concertation suppose quant à elle de travailler avec l’ensemble des acteurs concernés, en premier lieu desquels les populations des quartiers et les jeunes eux-mêmes.

Par ailleurs, la volonté du ministre de l’Intérieur d’« établir un dialogue serein et permanent avec les associations » ne peut manquer de nous interroger à l’heure où les associations de jeunesse et d’éducation populaire se trouvent confrontées à un désengagement sans précédent de l’Etat et à une véritable mise à l’index.

Ces associations jouent pourtant un rôle décisif dans les quartiers. Ecoles de la citoyenneté, promoteurs du dialogue entre les cultures et les générations, espaces de médiation, elles proposent et incarnent une alternative au « tout sécuritaire » : celle de l’éducation et de la prévention, de l’engagement citoyen et solidaire, de l’animation socioculturelle et socioéducative<

Le CNAJEP et ses membres expriment par conséquent leur plus grand scepticisme à l’égard de la démarche engagée par le ministre de l’Intérieur, et souhaitent que des orientations réellement ambitieuses soient proposées afin de restaurer la cohésion sociale dans nos quartiers.

Poursuivez la réflexion le 25 septembre à Lille, lors de la rencontre Agorajep « Jeunesses des quartiers populaires : Agir ensemble dans les quartiers ».

Mais bon, on se sentait un peu seul…
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