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Jennifer's Body....or not Body

Par Bannister

Megan Fox. Twentieth Century Fox France


"Quand j'ai dit : On va se fendre la gueule....c'était à prendre au premier degré, Robert....Qu'est-ce que tu me fatigue, à force..."

Bonjour mes petits poulets, bientôt sur vos écrans se montrera « Jennifer’s Body ». Quoi qu’en dire ma bonne Germaine ? Alors je sais que dans le tas, il y a toujours ceux que j’appelle « les testeurs de conclusions », c'est-à-dire ceux qui plutôt que de lire un avis ou un test, sautent tout pour connaître le bilan final, à ceux là je dis : Ce film est totalement insuffisant par rapport à son sujet, les effets sont peu nombreux, c’est un petit film pour ado qu’on prendrait un peu pour des cons. Uniquement à voir pour les fans de Megan Fox (et je ne parle pas de son jeu, hein…quoi que là aussi, peu de « body » de « Jennifer » à voir).

Voilà pour les rapides. Pour les autres, ceux qui aimeraient plus de détails, ceux qui aimeraient le débat, voire même, ceux qui m’aimeraient d’amour, voici mon avis plus poussé:

Ce que l’on peut dire chez la réal (Karyn Kusama) c’est qu’en trois films elle nous a bien cadré sa vision de la femme : Elle aime jouer du bourre-pif (« Girlfight »), elle aime sulfater, et je ne parle pas de jardinage (« Aeon Flux »), et enfin dans un soucis d’évolution, elle aime dévorer de la chair fraîche (notre « Jennifer’s Body »). Seul petit réajustement au planning, sa « femme » parfaite passera rapidement de la femme « garçon manqué » (Michelle Rodriguez de « Girlfight ») à la femme ultra féminine, sexy,froide et mentalement blindée (respectivement Charlize Theron et Megan Fox pour ses autres films). Cela étant posé, parlons de l’histoire. Ecrite par Diablo Cody (« Juno » ou encore la très bonne série « United States of Tara »), cette histoire sur une jeune fille victime d’une terrible agression qui va la changer à jamais (pour ne pas spoiler), qui va se mettre à charcler du coquin de manière, comment dire, mortelle, avec sa meilleure amie (une fausse moche) qui va tenter de la freiner aurait pu devenir une bonne série B fun, voire pourquoi pas Z qui s’assume, si seulement le jeu de l’épouvante et de l’humour noir avait été mieux exploité. Car il manque un peu de tout dans ce film pour le monter à hauteur du pur film d’ado cynico-gore jouissif (terme déposé). L’image est belle, mais les dialogues sont rarement cassants, les trois/quatre vraies scènes violentes sont très mal abordées (à sauver peut être l’une d’elle en ombre chinoises), les passages « lycée » sont trop vite ennuyeux, et le jeu des actrices principales…Alors, le jeu des actrices principales, voyons voir…Megan Fox sait qu’elle est extraordinairement sexy , et belle, mais doit croire que ce sont des synonymes de « savoir bien jouer », et Amanda Seyfried (la série « Big Love » ou encore « Mamma Mia ») arrive tout simplement à tenir sa place de manière honnête. De plus, les références que Diablo Cody, la scénariste (également productrice exécutive pour ce film), livre habituellement dans ses histoires, sont ici un peu trop poussives, et du coup ça se mélange et finalement,on décide de s’en foutre. Pour terminer, c’est un film qui partait avec une sérieuse accroche Rock’n’Roll (Megan Fox en charcutière en chef, ça le fait, Diablo Cody aux commande de l’histoire, aussi) mais qui tombe vite à plat. Et je ne parlerais même pas de l’affiche qui pompe honteusement la série « True Blood ». Dommage.

Bannister’s Body.


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