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L'Harmonie, alliée de notre âme 3/8

Publié le 19 octobre 2007 par Nathalie Chateau-Artaud
Pythagore fut, au VIe siècle avant Jésus-Christ, un philosophe ; et mieux que cela : un sage. Il est l'un des “ Grands Initiés ” dans le livre célèbre publié sous ce titre, en 1889, par Édouard Schuré. Il se rattache au personnage plus ancien d'Orphée, le mythique musicien thrace ensorcelant par son chant et sa lyre les hommes, les dieux, les animaux et même les arbres. Pythagore, lui, a réellement existé, même si la légende a embelli son personnage. Platon assimilera sa doctrine.

Pythagore, né dans l'île de Samos, séjourna de longues années en Égypte puis en Orient, pour s'initier aux antiques sagesses. Ensuite, il s'établit en Sicile et y fonda une confrérie.
Le catéchisme inculqué à ses disciples commençait par le précepte : “ QU'Y A-T-IL DE PLUS BEAU ? L'HARMONIE. ” Harmonie dans les nombres, les sons musicaux, les formes spatiales, les circonvolutions astrales. Arithmétique, musique, géométrie, astronomie : les quatre sciences du nombre, “ quadrivium ” médiéval. Le pythagorisme, en effet, a perduré durant toute l'Antiquité, et durant le Moyen Âge. Il reste un soubassement de notre culture occidentale.
On n'est pas certain que Pythagore ait lui-même découvert son fameux théorème (ce sont peut-être ses disciples). Il n'y a gère de doute, en revanche, que la musique ait joué un rôle essentiel dans sa doctrine, sous un double aspect, rationnel et irrationnel :
rationnel, en vertu du parallélisme entre nombres et intervalles musicaux. Le philosophe, dit-on, l'aurait découvert par hasard, en entendant tinter les marteaux d'un forgeron, puis en les pesant pour faire correspondre un nombre à chaque marteau.
irrationnel, par l'action directe, notamment curative, de la musique sur l'âme et le corps.
Pythagore voyait dans la musique, expression sensible du nombre, le moyen le plus efficace pour entretenir ou restaurer l'harmonie en l'homme. Il fut à la fois le premier théoricien de la musique et le premier musicothérapeute. C'est-à-dire, en somme, musicologue au vrai sens du terme.
En effet, pour être “ science de la musique ” à part entière, la musicologie ne saurait se restreindre à l'étude des compositeurs et de leurs œuvres. Ne devrait-elle inclure, en bonne place, la psychologie de la musique ? Donc aussi les pouvoirs des sons musicaux, notamment thérapeutique ? Alors elle s'élargira en psychomusicologie, ou anthropomusicologie. Vice-versa, un musicothérapeute compétent n'est-il pas musicologue – et musicien – à sa façon ?

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