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Gaston Chaissac (1910-1964) peintre français - Une biographie et quelques oeuvres

Publié le 18 octobre 2009 par Masmoulin

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Gaston Chaissac par Robert Doisneau

Gaston Chaissac est né en 1910, à Avallon, dans une famille pauvre. Son père  cordonnier déserte vite le foyer. Il quitte l’école à 13 ans et travaille comme apprenti bourrelier, cuisinier, etc.

En 1936, il rencontre à Paris des voisins de son frère les peintres allemands Otto Freundlich et Jeanne Kosnik-Kloss.

http://www.ville-pontoise.fr/content/heading528/content4073.html

Le couple dirige une école d’art l’initie à la peinture, l’encourage et le conseille. Il y côtoie dans leur bibliothèque les œuvres de  Picasso, ami de son hôte, de Kandinsky, de Braque, de Max Ernst. C’est le début de sa carrière artistique. Il expose en 1939. Cependant, atteint de tuberculose, jusqu’en 1942  il fait des séjours dans plusieurs sanatorium.

En 1942, il travaille à Saint-Rémy de Provence chez un bourrelier. Il rencontre le peintre Albert Gleizes et travaille dans son atelier

http://www.fondationgleizes.fr/albert-gleizes.html

Et aussi André Lhote

http://www.art-et-histoire.com/index3.htm?lhote.htm? ,

Ainsi que l’architecte André Bloc et le galeriste Aimé Maeght, l’encouragent.

La même année il se marie et s’installe en Vendée où son épouse a un poste d’institutrice. Très isolé, confronté aux sarcasmes des villageois, il dessine et peint à l’huile. Son extrême pauvreté l’oblige à utiliser de multiples supports, souvent de récupération, des bassines, des bidons cabossés, des troncs d’arbres, des épluchures de courges. Il dit réaliser une « peinture rustique  moderne ».

Il expose au Salon des Indépendants où Raymond Queneau, Jean Paulhan et Jean Dubuffet le remarquent.

http://www.dubuffetfondation.com/

Il entame avec eux une relation épistolaire suivie. Jean Dubuffet réuni en 1951, ses lettres et poèmes dans « l’hippobosque au bocage » publié chez Gallimard. Entre 1958 et 1960 il publie régulièrement à la « nouvelle NRF ».

L’intégration de ses œuvres dans les collections « d’art brut » de Jean Dubuffet, parmi celles des fous et des marginaux, l’a longtemps desservi. Il passe alors pour un artiste naïf et primitif alors que l’on préfère aujourd’hui le considérer comme autodidacte.

Il réalise des compositions abstraites, des réseaux d’écailles, de cellules  et de spirales de plus en plus cernées de noir à l’image de l’art du vitrail. Il utilise des  rouges plutôt agressifs qui alternent avec des roses et des oranges « sucrés » posés en aplat Il montre des bêtes monstrueuses, des visages, des personnages, plus rarement un bouquet ou un  paysage. Les dessins d’enfants, la préhistoire, l’art africain l’inspirent. Il tire partie du hasard et de l’accident. Tout éveille sa création. Des déchirures, des cassures, des nœuds de planches, des dessins d’enfants. “Nulle forme prévue d’avance, au fur et à mesure de l’exécution je sais où il faut aller” Il réalise des compositions abstraites, des réseaux d’écailles, de cellules  et de spirales de plus en plus cernées de noir à l’image de l’art du vitrail. Il utilise des  rouges plutôt agressifs qui alternent avec des roses et des oranges « sucrés » posés en aplat Il montre des bêtes monstrueuses, des visages, des personnages, plus rarement un bouquet ou un  paysage. Les dessins d’enfants, la préhistoire, l’art africain l’inspirent.

L’œuvre de ce formidable “bricoleur”, culmine quelques années avant sa mort avec d’incroyables totems de bois peints qui se dressent vers le ciel.

En 1961, trois ans avant sa mort, la galerie Iris Clert protectrice des « Nouveaux réalistes » lui consacre une exposition.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Iris_Clert

C’est à cette époque qu’il réalise des  collages de papier de tapisseries découpés en de vastes compositions avec ou sans personnages.

Ce n’est qu’en 1973 que le Musée National d’Art Moderne de Paris, organise une première exposition de ses œuvres. Il est enfin reconnu comme un artiste à part entière. Ensuite les expositions se succèdent dans les principaux musées Cependant, il reste ignoré sur les bases de données artistiques « Artcyclopedia » et « Olga-AbcGallery »

En 2007, à l’étude de commissaires priseurs Acturial , « le locataire du premier » une huile et assemblage sur bois, de 1956 a atteint la côte de 299.300 €.

Des artistes reconnus comme l’allemand Georg Baselitz et le français Robert Combas revendiquent l’influence de Chaissac dans leur œuvre.

On trouvera d’autres éléments biographiques sur ces sites

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaston_Chaissac

http://www.chaissac.sainteflorence.com/ http://archives.arte.tv/societe/artbrut/ftext/grands2.htm

Et voici quelques exemples de son œuvre :

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Gaston Chaissac

Composition à deux personnages sur fond moucheté- Aquarelle- 1942

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Gaston Chaissac - sans titre - Huile sur papier - 1944

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Gaston Chaissac -Sans titre - Huile sur isorel - 1954

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Gaston Chaissac - Sans titre - Gouache - 1961

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Gaston Chaissac - Le locataire du premier - Huile et assemblage sur bois - 1956

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Gaston Chaissac - Totem - 1961


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LES COMMENTAIRES (2)

Par gg
posté le 13 mars à 13:22
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pouvez-vous mettre les fomats des oeuvres s-il-vous-plaît?

Par ludo
posté le 17 décembre à 18:49
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"Sans doute ai-je l'âme très proche des artistes de cirque qui, comme moi, savent à peine écrire et ne sont instruits que par ce qu'ils ont vu." Gaston Chaissac

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