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Jean Sarkozy élu au CA de l'EPAD

Publié le 23 octobre 2009 par Sylvainrakotoarison

(dépêches)
Jean Sarkozy élu au CA de l'EPAD
http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2009-10-23/la-defense-jean-sarkozy-elu-administrateur-de-l-epad/917/0/388528
Publié le 23/10/2009 à 12:44 - Modifié le 23/10/2009 à 15:08 Le Point.fr
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La Défense : élection de Jean Sarkozy comme administrateur
Avec AFP
Le fils du président de la République a renoncé à briguer la présidence de l'Établissement public de La Défense © Abacapress.com
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PRÉSIDENCE Le casse-tête commence
 Le fils cadet du chef de l'État, Jean Sarkozy, 23 ans, a été élu vendredi administrateur de l'Établissement public d'aménagement de La Défense (Epad) par la majorité du conseil général des Hauts-de-Seine. Le fils du Président a fait le plein des voix des 30 élus de la majorité départementale (UMP-NC), la candidate présentée par la gauche, Nadine Garcia (PCF), ayant regroupé sur son nom les 15 voix de l'opposition PCF, PS et Verts. Jean Sarkozy occupera le siège laissé vacant par Hervé Marseille (NC), démissionnaire dans le but, selon la gauche, de laisser la place au fils du Président. Il représentait jusqu'alors l'assemblée départementale à l'Epad.
Très à l'aise, le fils du Président, portant de fines lunettes et vêtu sobrement d'un costume gris et d'une chemise bleue, a défendu sa candidature pendant plus de 20 minutes. "Je ne renoncerai à rien de l'ambition que j'ai pour ce quartier d'affaires, je ne renoncerai à rien de ma candidature à ce poste d'administrateur", a notamment lancé le conseiller général UMP à l'issue d'un discours, où il a appelé l'opposition à "la concertation", au "partenariat pour donner à La Défense les moyens de sa politique".
"De bien belles envolées. Mais quand j'entends Jean Sarkozy dire qu'il ne renonce à rien, j'ai beaucoup d'inquiétude pour l'avenir", a ironisé son adversaire communiste. "Les beaux engagements d'aujourd'hui, j'aurais voulu que la droite les mette en oeuvre dans le passé, notamment en ce qui concerne la concertation avec les élus locaux. En politique, on ne juge pas aux discours, on juge les actes", a lancé Nadine Garcia.
Jean Sarkozy ne se portera pas candidat à la présidence de l'établissement public, le 4 décembre, en remplacement de Patrick Devedjian, atteint par la limite d'âge fixée pour les présidents d'établissements publics (65 ans). Alors que son élection semblait acquise, Jean Sarkozy a en effet créé la surprise jeudi soir en annonçant qu'il renonçait à cette présidence. Le maire communiste de Nanterre, Patrick Jarry, a confirmé qu'il serait bien candidat à la succession de Patrick Devedjian à la présidence de l'Epad. C'est désormais le seul candidat déclaré.
http://www.marianne2.fr/Epad-un-fils-de-peut-cacher-une-fille-de_a182543.html?preaction=nl&id=5910542&idnl=25788&
Epad : un « fils de » peut cacher une « fille de »
Sylvain Lapoix - Marianne | Vendredi 23 Octobre 2009 à 11:01 | Lu 4730 fois
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Maintenant écarté de la course à l'Epad, Jean Sarkozy laisse la place libre. Candidate putative : Joëlle Ceccaldi-Raynaud, qui a déjà hérité la mairie de Puteaux de son père Charles, et perpétue la grande tradition d'impunité et d'affaires de la droite dans les Hauts-de-Seine.
 
Coucher de soleil sur La Défense (photo : Flickr - cc - Gaelle Chardon)
Puisque le fils de Nicolas Sarkozy a renoncé à présider l'Epad, la fille de Charles Ceccaldi-Raynaud pourrait lui succéder. Certes, il y a bien un autre candidat, Patrick Jarry, maire PCF de Nanterre. Mais, dans les Hauts-de-Seine, on ne confie pas ce genre de responsabilité à ces gens là ! Et ce ne sont pas les élus du département doublés de représentants de l'Etat qui vont contredire la tradition.
Dernière candidate de droite en lice, Joëlle Ceccaldi-Raynaud pourrait (comme a failli le faire Jean Sarkozy) prendre un poste hier occupé par son père : de 1987-1989 et de 1993-1998, Charles Ceccaldi-Raynaud, ancien maire de Puteaux a lui-même été président de l'Epad ! Raison pour laquelle Le Parisien l'interrogeait le 13 octobre dernier au sujet des qualités du fils du Président à ce poste. Il se félicitait alors que Jean Sarkozy ait « l’avantage de n’appartenir à aucune des trois communes concernées et ne peut être suspecté de partialité. » Une qualité qu'il ne partage pas avec la fille Ceccaldi-Raynaud, l'Epad s'étendant largement sur la commune de Puteaux dont elle est le maire. Mais rien que de très classique là dedans, nous sommes dans les Hauts-de-Seine !
Le clientélisme selon Charles Ceccaldi : «C'est mal connoté? A tort»
 Jean Sarkozy à l'EPAD : retropédalage en règle  Epad: Jean Sarkozy retourne à ses chères études  Sarkoland : Fillon danse sur un volcan UMP Le « vieux » Ceccaldi, comme on le surnomme affectueusement la municipalité de Puteaux, ne s'en cachait même pas : il appartient au même système que Charles Pasqua, Patrick Balkany et d'autres tels, Manuel Aeschlimann. Cette droite du 92, affairiste, usant de nombreuses ficèles pour se maintenir à la tête d'un département plus riche à lui seul que certains pays membres de l'Union européenne. Une vigueur économique ruisselant en millions d'euros sur les collectivités locales, grâce à la manne des impôts locaux versés par les sièges sociaux des grands groupes.
Interrogé par l'Express sur la façon dont il avait tenu la ville près de 30 ans, Charles Ceccaldi revendiquait son système clientéliste : « C'est mal connoté? A tort. Il faut une politique pour chaque classe, expliquait-il. J'en ai vu, des gens qui avaient des opinions et qui en changeaient en obtenant une place en HLM. [...] Mais ils obtenaient moins facilement une place dans nos villages de vacances en Bretagne ou en Corse…» Pour tenir Puteaux, le vieux Charles, qui avait débuté sous le drapeau de la SFIO, s'était appliqué à conquérir l'office HLM de la ville de Puteaux, dont il est toujours le président, une bonne façon de distribuer « des cadeaux ».
Mais, comme La Défense, les HLM sont une vieille histoire d'amour pour la droite du 92 qui y perdit un de ses lieutenants, Didier Schuller, condamné en 2005 pour avoir financé sa campagne par un système de détournement, là où Patrick Balkany fut relaxé en première instance. Mais le lieu du pouvoir reste et demeurera le Conseil général, où chacun peut accomplir ses rêves de grandeur. Comme Charles Pasqua qui, en 1995, construisit une fac ultra moderne de communication, marketing et commerce en pleine dalle de La Défense, avec des moyens inimaginables pour la plupart des universités françaises. Le tout réservé (au départ) à quelques étudiants (très) privilégiés.
Le renoncement de Jean Sarkozy à l'Epad n'est qu'un petit arrangement avec l'agenda : la simple fonction de conseiller général dont il continue de disposer lui ouvre les portes d'innombrables institutions chargées du bien être des champions du Cac40 et des bourgeois reclus dans leur « département témoin », propre comme les sous neufs qu'ils sont venus y gagner. De quoi préparer une grande carrière politique, riche de soutiens.
Si Joëlle Ceccaldi-Raynaud lui succède effectivement au poste de président de l'Epad, la polémique du «fils» n'aura été qu'une parenthèse ultra médiatisée dans le long fleuve tranquille de l'hégémonie affairiste de la droite sur ce département. Un pré carré sur lequel la Sarkozye aura vite fait de tirer le rideau pour reprendre ses bonnes vieilles habitudes.
MOT-CLÉS : ceccaldi-raynaud, epad, hauts-de-seine, jean sarkozy, pasqua, sarkozy
http://www.marianne2.fr/Mitterrand-Hamon-le-coup-de-gueule-de-Jean-Francois-Kahn_a182471.html?com#comments
Mitterrand/Hamon : le coup de gueule de Jean-François Kahn
Jean-François Kahn | Samedi 17 Octobre 2009 à 07:01 | Lu 42043 fois
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Marianne2 vous propose le denier bloc-notes de Jean-François Kahn. Qui dénonce, non sans humour, le consensus politico-médiatique qui a abouti cette semaine à lyncher Benoît Hamon - traité de Marcel Déat du XXI° siècle! - pour mieux exonérer la nomination et le comportement de Frédéric Mitterrand.
 
Wikicommons - legermi
 A lire dès maintenant, Marianne n°652 : La république abolie  Vite, une prime de pénibilité pour les élus de la majorité!  Affaire Mitterrand: les idiots utiles - et inconscients - du FN ! Oui, je l’ai entendu. Je vous jure, je l’ai entendu… Le gus s’appelle Thierry Solère, et il est, paraît-il, vice-président sarkozyste du conseil général des Hauts-de-Seine. Tendance « ripou », comme la Balkanyte ou le Ceccaldi ? Je n’en sais même rien. Donc, j’ai entendu cet individu dire, en substance, ceci (c’était sur France Info) : « Il serait tout à fait normal que le fils de Zinedine Zidane, forcément génétiquement doué pour le football, devienne le capitaine de l’équipe de France. »
Tel quel ! Même au Gabon, les démocrates refusent cette logique. Or, c’est quoi une dérive monarchique ou caudilliste ? Précisément cela : la nécessité, pour se faire bien voir du roi ou du guide, non seulement d’accepter sans broncher que le petit prince vous pisse dessus, mais également de passer pour un crétin des Alpes aux yeux de la cantonade (laquelle n’est censée avoir que des oreilles!).
Eh bien, on y est ! Et on aimerait, soit dit en passant, que toutes ces sommités médiatiques qui nous ciblèrent méchamment lorsque nous mîmes l’opinion en garde contre le danger que représentait le psychisme de « Petit César » pour l’idée qu’un démocrate doit se faire de la République, nous passent, fût-ce en douce, des petits mots d’excuses…
Rêvons…
Il y a quarante ans, il fallait s’habituer à ce qu’une dictature impopulaire soit qualifiée de « démocratie populaire ». Depuis deux ans, il convient d’admettre que « réforme » est synonyme de « régression ».
Depuis, on ne sait plus à quel vocabulaire se vouer : un Arabe, c’est un Auvergnat ; un gosse, c’est un costaud de 40 ans ; une « chasse à l’homme », c’est un déferlement d’hommages et de soutiens. Et, comment qualifie-t-on, en revanche, un pauvre pécheur lapidé ? D’immonde lyncheur !
Comment s’étonner, dans ces conditions, que la distribution de fiefs héréditaires soit identifiée à une sélection au mérite ?
Il faut absolument revenir sur la farce ubuesque que nous venons de vivre à propos de l’« affaire Mitterrand ». D’autant que, Marianne, notre hebdomadaire, semble, pour une fois, s’être, de mon point de vue, laissé abuser. Quand le neveu de son tonton, conteur starifié des tragédies impériales, fut nommé ministre de la Culture parce que notre maître à tous voulait absolument acheter la marque (en attendant que, faute de Jaurès disponible, le député UMP de Marseille, Roland Blum, hérite d’un strapontin), tout le monde savait, dans le landernau, que ce sympathique gosse était l’auteur d’un livre à succès dans lequel il étalait talentueusement (avec une complaisance masochisto-narcissique digne du type qui vous demande de lui faire mal et qui vous remercie si vous refusez parce que ça lui fait effectivement mal) son addiction à la consommation tarifée de chair fraîche homo-exotique dans des bouges thaïlandais. Dommage que l’émission d’Evelyne Thomas ait disparu, car, pour le coup, c’était « son choix ». Il confessait, il ne justifiait pas. Il consommait l’éphèbe – éphèbe de mode ? –, pas l’enfant. Pas question, en conséquence, de le crucifier, même s’il eût adoré ça, et même s’il n’y a pas plus intrinsèquement néocolonialiste que cette conception des rapports Nord-Sud.
Au demeurant, il s’agissait d’une vraie œuvre dont l’autocruauté dans le mea culpa égotiste avait quelque chose d’authentiquement bouleversant. De la part d’une icône télévisuelle, c’était risqué, même si, à l’arrivée, ce fut le jackpot !
Il n’y eut, alors, aucune levée de boucliers. Ce qui témoigne, quoi qu’on en dise, en faveur de la tolérance et de la maturité dont nos concitoyens sont capables. On imagine aux Etats-Unis !
Mais c’est ici qu’il convient de ne pas tout mélanger : on peut placer les œuvres du marquis de Sade sur un piédestal et estimer qu’il n’eût pas été judicieux d’en faire un ministre de la Culture. La Révolution, à qui revint l’honneur de l’avoir désembastillé, n’y songea même pas, bien qu’il fût un ardent partisan des idées nouvelles. Et lui, au moins, dénonça l’autocratie bonapartiste. Or, la seule question qui vaille, concernant Frédéric Mitterrand, est précisément celle-ci : son profil était-il adéquat à sa nomination à la tête de ce double ministère de la Culture et de la Communication dont l’une des missions est de porter, tel un flambeau, ces valeurs «humanistes» que d’aucuns qualifient de «traditionnelles» ? La Légion d’honneur, l’Académie française, la direction du Théâtre du Châtelet ou du guignol du Luxembourg, voire celle de France Télévisions ou de Radio Courtoisie, pourquoi pas ? Pas de problème ! Mais le ministère de la Culture ?
Non seulement on a parfaitement le droit de poser la question, mais, en vérité, lorsqu’il fut nommé, on en avait le devoir.
Or, en effet, ce fut silence radio. Pas un mot, pas un murmure. Même pas dans Marianne. Pourquoi ? Ici, pour ne pas déplaire au roi. Là (et j’ai moi-même cette tendance), parce qu’on occulte par principe «ces choses-là». Mais, également, dans les milieux que l’on sait, parce que le pire de l’exploitation néocapitaliste mondialisée a droit à toutes les tolérances dès lors qu’elle se donne non comme ultralibérale, mais comme ultralibertaire.
En outre – pourquoi ne pas le dire – Frédéric Mitterrand était (presque partout) un «ami de la maison». On lui passait donc son néomonarchisme. Sa culture, et c’était tant mieux, éclipsait sa nature. On ne s’offusqua nullement du fait que, en bradant du « Mitterrand » à l’entreprise Sarkozy, il se livrât à un trafic de reliques ou de titres de noblesse.
Résultat ? Comme dans le conte d’Andersen, le premier enfant venu qui s’écrie : « Maman, le roi, il est tout nu ! » – et, en l’occurrence, ce n’était pas une enfant de chœur – fit un malheur.
Au jeu du qui lynche qui, suivre toujours la masse
Alors que se passe-t-il ? Un quadra du PS, dont on admettait tout à fait, jusque-là, que, au plan politique et idéologique, il fut du genre cul serré, Benoît Hamon, se précipite sur le site de la Fnac, vérifie qu’il s’agit bien d’une autobiographie, sort de la confrontation avec une boulette sur l’estomac et, interrogé sur sa digestion, reconnaît une vague nausée. Eh bien, c’est à n’y pas croire, mais, contrairement à ce que la bien-pensance médiatico-intellectuelle a claironné sur toutes les ondes et dans toutes les gazettes, ce n’est pas Frédéric Mitterrand qui fut quasiment lynché (ce qui eût, effectivement, été insupportable), mais c’est ce pauvre… Benoît Hamon.
Faut-il le préciser, même si on s’en doute, ce Hamon, adversaire hargneux et sectaire de toute idée de «convergence républicaine», n’est pas ma tasse de thé. Mais, comme le rappelle opportunément Marianne, je n’aime pas les chasses à l’homme. Les vraies. Or, admirez la farce : alors que tout ce qui, en France, depuis des décennies, en matière culturelle, intellectuelle, politico-idéologique, impose sa quasi-dictature normative, se déchaîna contre ce rat de Hamon, à l’inverse, le Monde et son directeur, Libération et son directeur, le Figaro et sa direction, le Nouvel Observateur et son directeur, le Point et son directeur, Marianne et son directeur, l’inévitable Bernard-Henri Lévy, Alain Minc et Jacques Séguéla, Xavier Bertrand, Bertrand Delanoë, Claude Guéant, François Fillon, Daniel Cohn-Bendit, Julien Dray et Jean-Luc Mélenchon, tout ce qui fuse et diffuse, cliquette et clignote, l’establishment tout entier, la haute dominance sans exception, les maîtres de la parole, les grands prêtres de la pensée juste, les matons du bon goût, tous volèrent au secours de Frédéric Mitterrand tout en proclamant, d’une même voix, que la louloute était victime d’une immonde chasse à l’homme. Jamais encore on n’avait vu un lynché être, en fait, porté quasiment en triomphe y compris par les lanceurs ordinaires de pavés, tandis qu’était rageusement lapidé le présumé lyncheur.
C’est à Pierre Bérégovoy, à Edith Cresson et même à Jacques Chirac, à François Bayrou, et, aujourd’hui, à Dominique de Villepin, dont tous les journalistes qui l’accablent savent parfaitement, s’ils ont étudié le dossier Clearstream, qu’il est innocent, non pas «en soi», mais de ce dont on l’accuse, qu’on aurait dû ou qu’on devrait demander ce que c’est exactement un «lynchage». Ils savent. Pour une fois qu’un gaucho corseté laissait parler ses tripes !
Il est vrai, comme l’a écrit le Monde, que « ça n’est pas ce que l’on attendait venant de ce côté-là ». En revanche, la défiscalisation des stock-options, l’ouverture de la Bourse à tous les produits dérivés, la détaxation des profits des traders, la privatisation de France Télécom, la livraison d’une main-d’œuvre émigrée bon marché aux pires exploiteurs, le partage de la présidence du Parlement européen avec la droite bushiste et néolibérale, la condamnation de toutes mesures dites « sécuritaires » destinées à protéger les plus fragiles, les concessions en chaîne consenties aux pires communautarismes, ça, en effet, on est largement habitué à l’attendre « venant de ce côté-là » ! Sans que la bien-pensance s’en ébouriffe. Mais ça… Une stigmatisation du tourisme sexuel !
Evidemment, l’autoamnistie clanique, le milieu faisant forcément corps, l’establishment mécaniquement solidaire de l’establishment, quel plus beau cadeau pouvait-on offrir au Front national ? Mais beaucoup de ceux qui surréagirent de la sorte, veufs ou orphelins qu’ils sont désormais de tout idéal, de toute aspiration à une construction d’un « autre monde », n’ont-ils pas besoin de la montée du fascisme pour se replier sur le seul « projet » qui leur reste : l’antifascisme ?
Quelques remarques complémentaires :
•   Ce n’est pas parce qu’on exaspère la droite qu’on devient un héros. Ou alors, Georges Marchais en était un.
•   Si on exaspère la droite, pourquoi accepter de devenir l’une de ses marionnettes (car, par exemple, Frédéric Mitterrand devra défendre le honteux projet de nomination des principaux responsables de l’audiovisuel public par le président en personne) ?
•   S’il est honteux, a priori, de tenir un propos qui paraît recouper un tant soi peu une prise de position du FN, alors il fallait soutenir les Khmers rouges puisque le FN n’a cessé de stigmatiser Pol Pot.
•   Si, comme l’a déclaré stupidement Xavier Bertrand, ce que raconte et écrit Frédéric Mitterrand dans son livre ne relève que de sa vie privée et ne nous regarde pas, alors le fait qu’un mari macho confesse, dans un ouvrage, qu’il bat sa femme comme plâtre ne nous concerne nullement non plus – vie privée –, et on peut lui confier le ministère de la Famille.
Rarement on aura subi une telle avalanche de sottises. Cela étant, je suis d’accord avec Marianne : qu’on lâche les baskets à Frédo et qu’on laisse le ministre de la Culture poursuivre en paix son travail, en espérant que le pays n’aura qu’à s’en féliciter.
MOT-CLÉS : benoît hamon, frédéric mitterrand, Gabon, jean-françois kahn
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499. Posté par neptune le 23/10/2009 16:07
http://www.marianne2.fr/Jean-Sarkozy-a-l-EPAD-retropedalage-en-regle_a182542.html?preaction=nl&id=5910542&idnl=25788&
Jean Sarkozy à l'EPAD : retropédalage en règle
Philippe Cohen - Marianne | Vendredi 23 Octobre 2009 à 09:13 | Lu 7278 fois
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Douloureux exercice des hommes du Président ce matin pour réagir au retrait de Jean Sarkozy de sa candidature à la Présidence de l'EPAD. Qu'ils aient soutenu ou non le fiston, cette affaire est un mauvais souvenir. Ca s'entendait à la radio....
 
Capture d'écran Dailymotion
Depuis quinze jours, les élus UMP devaient subir, jour après jour, la tempête Jean Sarkozy. Qu’ils approuvent le piston du fiston et les voilà rangés dans la catégorie des carpettes. Qu’ils refusent de le secourir et ils risquaient d’être couchés sur la liste noire des faux frères de Sarkoland que tient Claude Guéant.
Sacré dilemme. La plus grande partie des cadors de la majorité ont choisi. Oublier leurs principes et ceux de la République pour monter au créneau de la Cour. Pour Xavier Bertrand, l’exercice est naturel. Quand on pense que le Parti communiste chinois doit être un parti-frère pour l’UMP, la langue de bois est naturelle. Mais pour des gens plus libres de réputation, ou simplement moins « bourrins », comme Xavier Darcos ou Henri Guaino, l’exercice a quelque chose de pathétique.
A présent, c'est le temps du boomerang. La vie politique est parfois cruelle. Mais pas comme on le dit. Ce matin, les umpistes doivent faire du rétropédalage. Dans cet exercice, ils donnent encore l’impression d’avaler un verre d’huile de foie de morue dès poltron minet.
Martin Hirsch, interrogé sur RTL a carrément bégayé devant Jean-Michel Aphatie. Resté silencieux jusqu’alors, il n’avait ce matin de pensée que pour les pauvres dont il s’occupe si bien depuis qu’il a copiné avec l’Abbé Pierre (lequel, par construction, n’avait pas de fils… quoique...). Le Commissaire a évité de dire que sur ce dossier, il était, semble-t-il, en parfait accord avec Carla Bruni-Sarkozy qui a vainement, pendant une temps, tenté de convaincre son mari que le fiston n'était pas un bon dossier. 
Jean-Fran
 Epad : un « fils de » peut cacher une « fille de »  Epad: Jean Sarkozy retourne à ses chères études  L'UMP se jumelle avec les communistes chinois Jean-François Copé, chopé ce matin sur France Inter, est un malin qui avait cru faire un choix astucieux : voler au secours de Jean – lequel le voue aux gémonies – quitte à ruer dans les brancards sur d’autres sujets comme la fiscalité locale. Mauvaise pioche, et voici le chef des parlementaires multiplier les euphémismes : non, il n’a pas soutenu la candidature de Jean Sarkozy, il s’est juste élevé contre la chasse à l’homme et parce qu’il s’agissait de la vie privée du Président et que c'est « difficile » quand il s'agit de « l'intimité » du Président. Mon Dieu que les mots avaient du mal à sortir ce matin, même de la bouche d'or du Président Copé...
Mais le pire sans doute est à venir du côté des médiacrates. Ce matin, Christophe Barbier a trouvé Jean Sarkozy « fantastique ». Une manière sans doute de se racheter aux yeux de son père, qui l'a traité de tous les noms d'oiseaux l'autre jour à l'Elysée. Inquiet de n'avoir reçu aucun coup de fils de son amie Carla pour excuser son homme, le patron de la rédaction de l'Express en rajoute dans la lèche. On attend avec impatience la réaction d'Etienne Mougeotte.
Va, lis et reviens :
Tous les articles de Marianne2 consacrés à l'affaire Jean Sarkozy
MOT-CLÉS : cope, epad, horsch, jean sarkozy, sarkozy, ump
http://www.leparisien.fr/politique/qui-prendra-la-tete-de-l-epad-23-10-2009-684912.php
Qui prendra la tête de l’Epad ?
  11 réactions | RéagirChristine Henry et Florence Hubin | 23.10.2009, 07h00
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Qui prendra la tête du conseil d’administration du très puissant Etablissement public d’aménagement de La Défense ? Après les déclarations de Jean Sarkozy, qui a expliqué sur France 2 pourquoi il ne briguerait pas ce poste le 4 décembre, la question reste entière. Patrick Devedjian, qui occupe actuellement le poste, est frappé par la limite d’âge fixée à 65 ans.
 Ce qui est aussi le cas du député-maire UMP de Courbevoie, Jacques Kossowski, et de Claude Leroi, le président de la CCIP du 92, conseiller municipal à Neuilly lorsque Nicolas Sarkozy était maire, tous deux âgés de 70 ans.
« Les cartes seront rebattues l’année prochaine »
Reste une candidate de droite en lice : Joëlle Ceccaldi-Raynaud, l’actuelle députée-maire UMP de Puteaux, dont le père a tenu ce poste entre 1987 et 1989 et entre 1993 et 1998. A moins qu’un élu de gauche ne prenne la tête de l’Epad. Une hypothèse complètement improbable a priori. Patrick Jarry, le conseiller général PC et maire de Nanterre, est candidat à ce poste. Il préside déjà l’Epasa, l’Etablissement public d’aménagement de Seine Arche, le pendant de La Défense sur Nanterre. « Ce serait un coup magnifique, confie-t-on au conseil général. De toute façon, les cartes seront rebattues l’année prochaine, lorsque la fusion entre l’Epad et l’Epasa sera effective. » Cette hypothèse fait sourire certains élus. « Ce n’est pas réaliste », assène Thierry Solère, conseiller général de Boulogne. Il faut compter sur les neuf représentants de l’Etat. Jusqu’en 2005, quand Nicolas Sarkozy a pris la tête de l’établissement, la présidence de l’Epad a été majoritairement exercée par des hauts fonctionnaires sauf sous les deux mandatures de Charles Ceccaldi-Raynaud. Le retour de cette tradition aurait le mérite d’éteindre l’incendie.
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« Cela va lui permettre d’apprendre »
CHARLES CECCALDI-RAYNAUD, ancien président de l’Epad
  | RéagirPropos recueillis par F.H. | 13.10.2009, 07h00
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Ancien maire de Puteaux, Charles Ceccaldi-Raynaud a présidé le conseil d’administration de l’Epad à deux reprises (1987-1989 et 1993-1998).
Quels sont les pouvoirs du président de l’Epad ?
Charles Ceccaldi-Raynaud. C’est un poste auquel n’est attaché aucun pouvoir. A La Défense, tous les pouvoirs sont entre les mains du directeur général.
 Le directeur a toujours été un fonctionnaire de l’Equipement ou un inspecteur général des Finances. La nouveauté, c’est que l’actuel directeur, Philippe Chaix, est un sous-préfet.
Que peut apporter Jean Sarkozy à La Défense ?
Il a l’avantage de n’appartenir à aucune des trois communes concernées et ne peut être suspecté de partialité.
Il n’aura pas plus de pouvoir que sa parole. Il ne représente aucun danger. En revanche, ça va lui permettre d’acquérir une culture administrative et technique. On dit qu’il n’a pas de formation, là on trouve une façon de lui en donner une !
A travers lui, son père aura-t-il la main sur le quartier d’affaires ?
Il y a déjà une mainmise de l’Etat. Que le fils du président devienne président de l’Epad ne confère aucun pouvoir de plus. C’est une illusion.


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