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Critique : Whiteout (par Jango)

Par Jango
StudioCanal

Synopsis :

L'Antarctique. 14 millions de kilomètres carrés de glace isolés du monde et plongés dans la nuit six mois par an. Température minimale : - 84 °C. Vitesse du vent : 160 km/h. Jamais la nature n'a voulu que l'homme puisse survivre là-bas. Pourtant, pour Carrie Stetko, ce n'est pas l'environnement qui est le plus dangereux. Seule représentante de la loi dans ce territoire impitoyable, elle doit enquêter sur un corps retrouvé sur la glace. Le premier homicide de l'Antarctique. Cette découverte, effroyable par elle-même, va plonger Carrie dans un mystère plus étrange encore, et révéler des secrets longtemps enfouis sous la glace... Des secrets qui ont poussé quelqu'un à tuer pour les préserver. Carrie doit tout faire pour démasquer le meurtrier avant que lui ne la trouve. Mais l'hiver approche, et dans la blancheur immaculée de l'Antarctique, elle ne pourra voir l'assassin que lorsqu'il sera sur elle...
Kate Beckinsale. StudioCanalGabriel Macht, Columbus Short et Kate Beckinsale. StudioCanalKate Beckinsale. StudioCanal
Critique :
Alors que le concours pour gagner des places pour le film est valable jusque mardi soir à minuit, voici ma critique sur le nouveau film de Dominic Sena (Opération Espadon, 60 secondes chrono). Comme l’ami Rob Gordon le précisait dans sa critique, il semblerait que Sena ait revu à la baisse la dose de testostérone à offrir aux spectateurs. Moins bourrin, ce Whiteout n’est quand même pas un chef d’œuvre même si force est d’admettre que l’ensemble se regarde sans déplaisir.
Si l’histoire est extrêmement convenue, les acteurs et notamment Kate Beckinsale arrivent à donner à cette intrigue policière de meurtre mystérieux un intérêt notable qui permet de passer l’heure quarante dans le froid polaire sans ennui. Les rebondissements sont là, les fausses pistes aussi et la tension régulièrement palpable. Même si l’issue peut se deviner rapidement, le motif demeure mystérieux jusqu’à la fin de l’intrigue.
Le traitement graphique lié au lieu de l’action laisse la possibilité au réalisateur de nous satisfaire de quelques plans et séquences bien senties, spécialement lors de l’attaque de Beckinsale en pleine tempête de neige par le mystérieux méchant de l’histoire ou lors de la presque baston finale.
Kate Beckinsale. StudioCanalTom Skerritt et Kate Beckinsale. StudioCanal
Bien que les premières minutes laissent à penser que l’on aura à faire à un long métrage pour beaufs (on croise des hommes qui courent à poil dans la neige, on suit Beckinsale sous la douche…), Sena redresse rapidement la barre pour entrer dans le vif du sujet et ne tombera pas dans les blagues de comptoir ou les plans ouvertement explicites visant à exciter le public masculin. Non, le monsieur s’en tient à son histoire et essaye de la présenter du mieux que possible ce qui est tout à son honneur.
Mais le vrai souci de Whiteout provient de l’explication finale qui plombe (et je pèse mes mots) tout les efforts préalables. Une fin convenue, à l’image de la globalité du film aurait été honorable mais là, on tombe des nues devant la révélation tant et si bien que l’on se demande si avant de faire le film, l’équipe avait une idée sur comment le terminer. Bref, il est inévitable de sortir de la salle en pensant « tout ça pour ça » et l’idée d’avoir perdu son temps pour apprendre cela nuit gravement à notre ressenti.
Dommage donc car avec un scénario plus travaillé et une fin moins facile, Whiteout aurait pu obtenir le statut de petit film bien sympa mais la désillusion des 5 dernières minutes m’oblige à mettre 1 étoile.
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