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Anthologie permanente : Gisèle Prassinos

Par Florence Trocmé

Aux abords de la ville    les maisons sont debout
Ici    elles sortent à peine du blanc.
La route sous les pieds    qui descend
le double rayon des roues.
Bâtons sur la page    les jardins morts.
La manche autour de mon cou
pour le bonheur.
Les doigts sans réponse
fleuriront au retour.

Le pont
le parapet
le précipice.

La tête bien sculptée sort du magasin
dans ses bras    une jacinthe se compare
sa bouche est le verre où je ne puis boire
pour elle on choisit le carmin
et le sucre des soirs.

L’idée du précipice
le parapet
le pont courant dans la nuit
le dernier funambule
vers la magie.

Gisèle Prassinos, La vie la voix, Flammarion, 1978, p. 55.

Une contribution de Tristan Hordé

Bio-bibliographie de Gisèle Prassinos

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