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Agenda, playlist, CD reviews...

Publié le 17 novembre 2008 par Cloudsleeper

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En vitesse, voici encore un petit agenda qui commence ce jeudi… où je vais mixer dans un bar à côté de chez moi, le Java (à côté des halls St Géry, au croisement rue de la grande ile et rue des riches claires). Ambiance décontract’ dans un cadre presque à la Gaudi ! Y a qu’à voir le zinc ! Musique groovant dans le soul et le funk et plus encore… if you feel like dancing, feel free & spread the word ! Samedi, se déroulera également la fête de lancement du label “Spank Me More” dont vous connaissez peut-être certains membres de leur groupe phare, Pentark. See you around ! www.spankmemore.com

-         20/11: 20h00 à 03h00, Java, sur l’angle rue Saint Géry et Rue de la Grande Ile.

-         21/11 : Anarchic avec Tom Barman en DJ set au K-Nal : 20h00

-         22/11 : Spank Me More Label night & Concerts : Recyclart: 21h00

-         23/11: concert de musique indienne, Art Base: 18h00

-         25/11 : Bob Brozeman, AB 20h00

-         26/11 : Jerry Lee Lewis : Forest National, 20h00 (Rock’n’Roll king)

-         29/11: Code 314 mixe et relit l’Etranger de Camus 20h00 au Pathé Palace

-         29/11 : Clean Dancing à la Bodega 23h00

-         07/12 : The Roots, AB 20h00

-         10/12 : dEUS, Forest

-         13/12 : Strictly Niceness to Bodega

Et après ? Un peu de repos !

En outre, je vais essayer de poster des playlists plus courtes et à un rythme plus fréquent, question de partager facilement quelques airs bienvenus pour tous… En fin de piste, quelques chroniques de CD extraites du prochain Rif Raf…

Soundtrack Novembre:

Thiérry ‘Titi’ Robin

‘Kali Sultana’ Naïve

Un peu de hauteur dans les disques de fin d’année emprunts de fièvres latino-dancefloor n’est pas de trop. Comme toujours avec Titi, il nous tisse la trame d’un récit d’un voyage entre l’Asie et la Méditerranée au contact de médiums gitans. Sombre et grave, la reine noire (Kali Sultana) nous est cette fois contée dans une interprétation totalement personnelle et apprivoisée. Incarnation de la grâce, idéal de beauté après lequel courent tous les artistes, elle est cette muse universelle, imaginaire et pourtant omniprésente, dont tout créateur rêve d’embrasser l’insaisissable splendeur. ‘Kali Sutlana’ est ici le nom donné à cette quête insensée. À défaut de pouvoir y arriver dans nos vies de pauvres hères, certains artistes comme Titi Robin ont le pouvoir de nous y aider. Projet principalement instrumental, ce double album tranche par un dépouillement instrumental basé sur l’oud, une petite section de cordes, une clarinette et de temps en temps un accordéon. Point de flonflons ici mais plutôt un genre de taksim entre impro et écriture qui déambule gracieusement sur des rythmes étirés propices à ce  détachement de soi tout oriental. Accueillant tout ce qui est sans jugement, on est gagné par les détours poétiques et mélodiques entre l’Inde du Nord, les arabesques ombrageuses, les instincts gitans. Faisant fi des étiquettes et des fusions, Titi Robin est de ceux qui réinventent le langage et les correspondances musicales. « Cette recherche fait qu’on est vivant, comme quand on cherche l’amour et la beauté » nous avise-t-il. (jd)

Kocani Orkestar ‘The Ravished Bride’ Crammed

Amateurs de fanfares, à vos tubas! Le groupe macédonien Kocani Orkestar est reparti pour un tour de piste. Proclamé comme « meilleur groupe du monde » par Beirut sans doute lors d’un teuf bien arrosée, on l’avait laissé avec un malheureux mari sans sa promise lors du dernier album (‘Alone At My Wedding’). Décidant de prendre les choses en main, le groupe passe ici à la manière forte, lisez traditionnelle, et s’en va kidnapper celle qui devra servir de substitut pour cet infortuné dans l’attente depuis cinq ou six ans… c’est dire s’il est chaud. Sur le fond comme sur la forme,  Borat n’est jamais loin bien sûr. Les cuivres aux rythmes intrépides sont toujours bien présents et surfent en différentes directions, orientales, certes mais aussi jazz version big band et latinos avec la reprise du classique mexicain ‘La Llorona’. La balkanisation inventive est toujours d’un gout local, néanmoins un puissant romantisme slave s’invite aussi sur quelques titres (‘But Katili’). Le guitariste des Balkan Beat Box, Uri Kinrot, y fait des siennes également tout en donnant un fond de rock mutant mais avec décence pour ne dire discrétion… difficile de voler la vedette à cette armée de cuivres (‘Hadje Te Kelas’)!  Voilà de quoi mettre en jambe la fiancée la plus réticente… mais si elle trouve vraiment l’envie de fuir quand le mariage tourne au pochtronage général, elle le fera à une vitesse pas croyable ! Oui, faut croire qu’il y en a, des connes comme ça qui faussent compagnie à un voleur désœuvré… tant mieux ça nous fera une suite à cet album ! (jd)

U-Cef ‘Halalwood’ Crammed

D’origine marocaine et installé à Londres, U-Cef est un habitué des rencontres entre musiques traditionnelles et électroniques. Exercice de style potentiellement périlleux, il avait poussé la fusion relativement loin sur ‘Paris Barbès Tour’. Une pléiade d’invités d’horizons distincts (Mercan Dede, DJ Dolores, Gnawa Impulse, Amadou et Mariam, Khaled, etc) avait réussi à donner corps à des compositions rap, electro, afro ou dub cohérentes et de bonne facture. Toujours aussi aventureux, ‘Halalwood’ débute par une série de clichés (genre l’intro de MC Sweetman « U-Cef, North Africa, original flavooor ») qui oriente la galette vers des partis-pris urbains douteux. Ces stéréotypes se retrouvent ensuite sous différents aspects (son outrageusement sophistiqué et dancefloor) et finissent vite par être agaçants. À croire que la production a volontairement fardé la donne afin de conquérir des jeunes fans de bonne volonté. L’idée amusante de‘Boolandrix’ (le morceau que Hendrix et les musiciens Gnawa n’ont jamais écrit ensemble, lorsque Jimi visita le Maroc en son temps !) tourne vite au lourdingue, le featuring, astucieux à la base, de Natacha Atlas expose sa voix pour faire de ‘Ouddamak’ quelque chose de bêtement sexy. Sur ‘Stick’ la voix chétive Damon Albarn hante un refrain vaguement pop massacré par une batterie occupant tout le spectre sonore. Idem sur ‘Mo’ Rock’n’Roll’ dont la guitare de Justin Adams est quasi inaudible ; producteur de Lo’Jo et guitariste de Robert Plant etc, il n’est pourtant pas un manchot. Tout l’album est basé sur cette idée de « featuring » et s’ils sont justifiés sur le plan théorique, ils auraient gagnés à être travaillés sur des idées autres que celles de faire un album catchy au son melting pot et braillard.  Non, décidément featuring ne veut pas dire ne veut pas dire collaboration artistique ici ; tout juste une étiquette replète. (jd)


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