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Paris se met à l'heure cinématographique coréenne

Par Tred @limpossibleblog


Paris se met à l'heure cinématographique coréenne

L’Action Christine n’est pas seulement ce petit temple du 6ème arrondissement qui ravit les amateurs de vieux films américains à voir ou à revoir. Depuis quelques années, le cinéma se pare pendant quelques jours des couleurs coréennes en accueillant le méconnu Festival Franco-Coréen du Film, une manifestation proposant des inédits récents du cinéma coréen, mais aussi des vieux films et des courts métrages, le tout pendant deux semaines.


Chaque année, les tentations sont fortes pour les amateurs des œuvres du Pays du Matin Calme dont je fais partie. A cette occasion donc, je me ferai un plaisir de fréquenter assidûment l’Action Christine et de rendre compte de tout ce qu’il y a de beau (et de moins beau sûrement) à voir au Festival.
Mercredi soir était la cérémonie d’ouverture, qui a ameuté un trop grand nombre de cinéphiles pour pouvoir satisfaire tout le monde. La queue était bien longue devant le cinéma, mais tous n’ont pas pu rentrer, dès lors que la moitié de la salle était réservée pour les invités.


Le Festival Franco-Coréen du Film (FFCF) est bien loin de ces grands festivals parfaitement huilés et plus grands que nature. Ce qui fait son charme c’est aussi son aspect humain, avec une cérémonie faite de micros ne fonctionnant pas, d’orateurs intimidés par la salle pleine de l’Action Christine, ou de discours à foison se succédant avec plus ou moins de maîtrise et même un intervenant surprise, directeur d’une compagnie aérienne asiatique, qui a eu envie de faire un petit speech alors que cela n’était manifestement pas prévu…


Qu’importe, c’est ce qui fait le sel de ce genre d’évènement, la bricole et l’inattendu, d’autant que dans la salle, tout le monde se connaît plus ou moins, entre la communauté coréenne de Paris et les parisiens amateurs de Corée. Sans oublier que, élément déterminant d’une cérémonie d’ouverture de festival réussie, c’est Breathless de Yang Ik-June qui ouvrait le bal des films.


Paris se met à l'heure cinématographique coréenne

En juillet dernier, j’avais déjà eu l’occasion de voir ce premier film et chanter ses louanges. Je ne cherche généralement pas à revoir rapidement un film que j’ai beaucoup apprécié, de peur qu’un second visionnage ne détériore l’image que je m’étais faite du film. En déprécie les qualités que j’avais décelées au premier abord.
Breathless n’a en cela pas souffert de cette nouvelle projection. Au contraire. La force de ce premier film fauché n’en a été que renforcée. Il y a bien dans ce coup d’essai remarquable de Yang Ik-June une capacité à marier les sensations d’une mise en scène vive et brutale à un sens du récit empreint de poésie. Comme un petit frère enragé de Lee Chang-Dong, autre cinéaste explorant ses contemporains à travers des personnages cabossés, pas forcément sympathiques, bercés dans une atmosphère entre tragédie et lyrisme.


Après la projection, l’acteur / réalisateur était présent pour répondre aux questions, charmant au passage le public par sa spontanéité (tout en décontenançant les traducteurs), avant de passer tout le temps du cocktail à signer des autographes, poser pour les photos, et discuter avec des jeunes femmes conquises.


Le rideau se tire sur cette première journée... C’est parti pour deux semaines de cinéma coréen.


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