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Brèves : Réchauffement Climatique, à propos de la conférence de Copenhague

Publié le 10 novembre 2009 par Objectifliberte

sun Que serait Ob'lib sans quelques télex réguliers sur le réchauffement climatique ? Ce soir, évoquons la géopolitique du réchauffement et les inquiétantes petites phrases du traité de Copenhague.

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Bélouve - Jean Michel Bélouve, dont vous avez pu découvrir sur le site de l'institut Turgot l'exceptionnelle connaissance du "background" politico économique du réchauffement climatique, et qui a publié ici même un "guest post", donnera le Jeudi 19 novembre en soirée dans les salons de l'assemblée nationale une conférence sur le sujet, organisée par l'institut Turgot, donc.

Seront notamment abordés, outre la controverse scientifique, les arrières cuisines de la conférence de Copenhague, et l'action très peu désintéressée des grands lobbies qui agissent pour faire passer des législations qui les arrangent.

Il y a des jours où je regrette de ne pas être parisien, tiens.

Pour vous inscrire (obligatoire, les règles de sécurité de l'assemblée sont strictes), si vous ne recevez pas la lettre de l'institut Turgot, vous devez leur envoyer un message en passant par ce formulaire de contact ou en envoyant un mel à cette adresse.

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Même Al Gore est obligé de nuancer le rôle du CO2 - Sent il le vent du boulet ? Al Gore en personne vient de reconnaître que de nouvelles études nuançaient le rôle du CO2, qui peut être n'était plus responsable, je cite, que de "40%" du réchauffement.Bon, c'est encore un peu trop, mais après nous avoir seriné des années que "le débat était clos", que "les sceptiques étaient les derniers membres de la confrérie de la terre plate", et autres gentillesses, cela fait désordre.
Et Gore de reconnaître que ça va compliquer l'obtention d'un accord de limitation des émissions de CO2 à Copenhague. Effectivement, on peut dire çà comme çà.
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Monckton - Lord Monckton, un sceptique britannique célèbre, a lancé une bombe le 14 octobre à Minneapolis, en déclarant dans une vidéo qui a fait un buzz encore plus forte que "notre" Vincent Courtillot, que les dirigeants mondiaux étaient prêts à signer à Copenhague un traité de renoncement à leur souveraineté en matière de gestion de la lutte contre le réchauffement climatique, avec création d'un gouvernement mondial.


D'habitude, je rejette ce genre d'information d'un revers de manche (les délires conspirationnistes m'ennuient) mais la source, Lord Monckton, n'est pas un fou furieux du genre Alex Jones ou David Icke, même s'il n'est pas aussi "policé" qu'un Richard Lindzen.

Je me suis donc procuré le projet de traité (PDF). Constats:

Après avoir parlé de "nouvel arrangement institutionnel" pendant plusieurs paragraphes précédents de l'annexe 1, le terme de "governement" apparait au paragraphe 38 dudit annexe 1 (le dernier de cet annexe), comme "un des trois piliers (de ce) nouvel arrangement institutionnel", les deux autres étant des "mécanismes facilitateurs" et des "mécanismes financiers".

Si on lit entre les lignes, le mot "governance" apparaît 26 fois, et il est donc question de la création d'un organisme international sous égide de l'ONU, financé par un impôt mondial payé par les pays riches au bénéfice des républiques bananières du tiers monde, capable de négocier avec des grands états des accords très stricts sur la manière de gérer les émissions de CO2, et qui pourraient donc par la suite s'imposer aux états pour s'insérer dans d'autres processus internationaux, tels que le commerce, lequel devra (§36 annexe I) être "subordonné" aux nouvelles règles édictées par le "nouvel arrangement institutionnel. Autrement dit, les mesures de rétorsion envers les pays qui n'appliqueraient pas les règles "anti-carboniques" du "nouvel arrangement institutionnel" seraient sanctionnables, je suppose par le biais de l'OMC. Brrr....

Naturellement, les représentants des états à ce "machin" seront co-optés, pas élus. Si le terme de "gouvernement mondial" est peut être un peu fort, la signature d'un tel traité nous engagerait dans une aventure institutionnelle qui constituerait un nouvel abandon de souveraineté à des corps institutionnels illégitimes, alors même que nous avons déjà Bruxelles et sa commission (et désormais le traité de Lisbonne) pour nous dépecer de nos prérogatives.

Bref, Lord Monckton, si son expression est plus fleurie que ne le suggère l'austère brouillon absolument illisible de l'ONU (avec des renvois et des options dans tous les paragraphes), n'exagère peut être pas tant que ça...

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Monckton strikes back - pour vous faire une idée, écoutez cette interview de Monckton avec John Bolton, l'ancien ambassadeur des USA à l'ONU, interviewé par Glenn Beck. A vous de décider ce que vous décidez de croire ou pas. Mais Monckton a parfaitement étudié son sujet et ne s'exprime pas à la légère.

Le danger est réel.

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Une question d'importance - Cela pose une question d'importance: qui sont les négociateurs français et européens au sein de ces travaux préparatoires ? Comment peuvent ils laisser passer un tel projet sans qu'aucun gouvernement ne fasse bruyamment savoir qu'il n'acceptera jamais de signer une abomination pareille ? Le gouvernement Français serait il prêt à signer un tel traité ? Avec quel mandat ? Avec quelle concertation populaire ?

Vaclav Klaus avait décidément raison: ce n'est pas le climat qui est en danger, ni la planète, ce sont nos libertés.

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De Boer et Pachauri - Un certain Yvo De Boer, superviseur de l'ONU des négociations préalables à la conférence de Copenhague, a estimé, après de nombreux autres, que les points d'achoppement entre pays développés d'une part, et la Chine et l'Inde d'autre part, étaient trop nombreux pour qu'un traité voit le jour à Copenhague, et que le traité serait retardé d'au moins un an

Rajandra Pachauri, l'ingénieur en chemins de fer reconverti en leader de la lutte contre le réchauffement climatique (il est président du GIEC, et tout à fait par hasard conseiller de la bourse au carbone de Chicago), reconnait quant à lui que nombre de chefs de gouvernement ne semblent pas autant que lui convaincus de la gravité du danger décrite par le GIEC. Naturellement, il appelle cela de "l'aveuglement". En attendant, cela éloigne le spectre d'un accord avant la fin de l'année. C'est toujours cela de gagné.
Il ne faudra donc pas relâcher nos efforts après l'échec (non certain, restons prudents) de la conférence danoise, et continuer à convaincre les opinions que les actions entreprises au nom de la science biaisée du GIEC sont tout simplement dramatiques pour le monde occidental. 

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De la science, encore de la science, toujours de la science, rien que de la science - Le blog "popular technology" liste sur cette page plus de 450 papiers scientifiques (la plupart en sciences dures, mais avec une "petite" section socio-économique vers la fin) publiés dans des revues scientifiques sérieuses avec comité de lecture, qui remettent en cause la science de l'alarmisme climatique.

De quoi moucher en un seul lien hypertexte les arguments comme quoi les sceptiques ne seraient qu'une poignées d'hurluberlus contre le fameux "consensus". 

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Bon, minuit et demie, alors ce sera tout pour ce soir !


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