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L’écriture

Par Daniel Valdenaire

Il est devenu rare, de nos jours, de recevoir une lettre manuscrite. Il s’agit la plupart de temps de textes issus d’un traitement de textes qui plus est, souvent informel où même la signature est reproduite.

Toute la littérature classique a été écrite à la main et même à la plume et je me pose la question de savoir si un écrivain pose ses mots différemment sur une feuille ou sur un écran.

Je serais bien en peine de répondre à une telle question, mais il me semble que je serais rassuré si cela était le cas.

Tenir un stylo ou une plume et reproduire des mots sur une feuille blanche n’implique-t-il pas un prolongement direct des pensées de l’écrivain ? J’ai cherché à connaître l’écriture de quelques écrivains et je vous propose celles-ci : François Mauriac Georges Simenon Françoise Sagan Ernest Hemingway Toujours en me promenant je suis tombé sur ce texte de Robert Burton : Robert BURTON: Anatomie de la mélancolie Il est tout à fait vrai que nombreux sont ceux que tient la maladie incurable d’écrire et il n’y a point de fin à multiplier les livres, comme le disait déjà le vieux sage; à notre époque écrivassière et tout particulièrement alors que le nombre de livres est innombrable, comme l’a dit un homme de valeur, et quand les presses sont oppressées, à une époque où il suffit que tout un chacun soit d’humeur à se gratter pour vouloir s’afficher et désirer célébrité et honneurs (nous écrivons tous, doctes et ignares), celui-là écrira quoi qu’il en soit et y parviendra, peu importent ses sources. Ensorcelés par le désir d’être célèbres, même au plus fort de la maladie, au risque de perdre la santé et d’être à peine capables de tenir une plume, ils doivent dire quelque chose, le sortir d’eux-mêmes, et se faire un nom, quitte à écraser et à ruiner beaucoup d’autres personnes. Ils veulent être comptés parmi les écrivains, être salués comme écrivains, être acceptés et tenus pour polymathes et polyhistors, se voir attribuer par la foule ignorante l’appellation vaine d’artiste, obtenir un royaume en papier… » Et sur ce texte de René DEPESTRE : Non-assistance à poètes en danger. L’orgasme idéal Pour accéder à l’orgasme idéal tournez d’abord votre rêve d’amour à gauche ensuite tournez-le à droite sous des cocotiers et de nouveau à gauche en plein désert enfin, après une heure de surplace magique mettez tout droit le cap sur le soleil levant.


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