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Critique : Le vilain (par Chewie & Jango)

Par Jango
StudioCanal

Synopsis :

Un braqueur de banques, le Vilain, revient après 20 ans d'absence se cacher chez sa mère Maniette. Elle est naïve et bigote, c'est la planque parfaite. Mais celle-ci découvre à cette occasion la vraie nature de son fils et décide de le remettre dans le " droit chemin ". S'ensuit un duel aussi burlesque qu'impitoyable entre mère et fils.
Catherine Frot et Albert Dupontel. StudioCanalAlbert Dupontel et Philippe Duquesne. StudioCanalCatherine Frot et Albert Dupontel. StudioCanal


Critique :
Le nouveau film de Dupontel est certainement son film le plus "grand public" de tous jusqu'à présent. Ainsi, c'est sûrement le plus accessible pour les non fans, tandis que les fans purs et durs risquent eux d'être déçus.

En effet, Le vilain s'avère moins mordant, moins méchant, moins politiquement incorrect que ses autres films, qui, Bernie en tête, étaient toujours à la limite de la censure tant au niveau des propos que des images.
Ici, Dupontel raconte une histoire simple, assez linéaire et presque en huis clos (la majorité du film se déroule dans la maison de la maman du personnage). Les irrévérences choquent moins (piques contre la religion, le capitalisme, les "braves gens") et ne dépassent pas en culot ce qui a déjà pu être fait. 

Toutefois, n'étant pas vraiment fans des fameux films précédents de Dupontel, nous avons apprécié cette retenue de ne pas forcément toujours faire dans le trash et l'hystérique, et y avons plutôt vu une envie de faire plaisir au spectateur en le faisant rire à regarder des personnages bêtes et méchants se tirer dans les pattes.

Albert Dupontel. StudioCanal
Catherine Frot. StudioCanal

Avec une caméra toujours dynamique, cherchant des angles impossibles, filmant les visages de très près, Dupontel soigne sa mise en scène accélérant le rythme quand il le faut et ne laissant jamais une hystérie générale désordonnée s'installer. Les acteurs sont bien choisis et tous au diapason, mais la vraie surprise du film c'est Catherine Frot, excellente en mamie très maligne et toujours sincère, qui tire largement son épingle du jeu et provoque les meilleures tranches de rigolade. De même, Nicolas Marie s'avère ici bien plus drôle que dans sa pitoyable prestation dans le dernier Jeunet.

A regarder comme on regarde des gamins dans une cour de récréation, Le vilain est un film de pur divertissement, moins "grave" sur le fond que d'habitude de la part de Dupontel, et cachant au final une vraie tendresse, peut être trop même car on passe à la fin à deux doigts du happy end mielleux. Mais lorsque l'on sait qu'au tout début du long-métrage, Dupontel dédicace le film à son papa décédé, on comprend mieux et on lui pardonne ce sursaut d'amour inhabituel.


 

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