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“Faire un journalisme politiquement rock !”

Publié le 13 octobre 2009 par Davidme

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“Du journalisme politiquement rock qui casse les codes et refuse la complaisance”. Voilà donc ce que revendique, Matthieu Pigasse, directeur général de la Banque Lazard et nouveau propriétaire des “Inrockuptibles” depuis juin dernier. La rencontre avait lieu à la banque Lazard, ce vendredi 9 octobre. Les lieux feutrés, les canapés en cuir et les hôtes qui proposent gentiment un café -Nespresso s’il vous plaît - à l’invité de passage tranchent de prime abord véritablement avec “l’esprit rock” de l’hebdomadaire fondé par Christian Fevret.

Et pourtant, la rencontre avec Matthieu Pigasse, ex-conseiller de DSK à Bercy, est clairement stimulante quant à la réflexion sur la presse et la place que peuvent occuper les “Inrockuptibles”. Elargir le regard sur le monde de l’hebdo à des champs autres que les champs culturels qui font son identité. Voilà l’objectif. Avec une petite pique aux autres hebdos installés et moins rock. “Nous ne ferons jamais de une sur les retraites, l’immobilier et les franc-maçons”.
En discutant avec Matthieu Pigasse - très accessible - on se rend vite compte qu’il aime ce journal et la presse en général. Il s’en fait d’ailleurs une idée forte. “Un journal doit saisir son temps”, dit le DG de la banque Lazard qui ce jour-là avait tombé la cravate mais jettait de nombreux coups d’oeil à son blackberry professionnel et à son iphone personnel.

Clairement, l’envie de peser sur le débat public et de créer du “buzz” autour des Inrocks est sous-jacente chez Matthieu Pigasse. D’ailleurs ses références en matière de presse : Actuel ou Vanity Fair étaient ou sont de ces journaux qui par leurs prises de positions, leurs papiers fouillés et leurs enquêtes font parler d’eux et du sujet qu’ils choisissent.

La rencontre détendue se termine autour de la politique et du rock. Sur le PS dont il ne souhaite pas vraiment parler en “on”, il se contentera de dire “ils ne sont nulle-part”. Et sur le rock ? Il est intarrissable. “J’écoute toujours la même chose, des classiques. Mais en ce moment, je suis très impressionné par Mando Diao, White Lies, Antony & the Johnsons, ou encore le dernier Muse que les Inrocks ont détesté”. Comme quoi…

L’interview complète est à lire dans le CB News qui parait lundi 19 octobre.


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