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Par Damien Besançon
(...) Je rayai les emprunts. Il restait quatre misérables phrases. Je les recopiai sur une page vierge. Ce que j'avais écrit de personnel était de la merde, sans plus. Je le biffai et il ne resta plus rien du tout.
C'était probablement comme ça que fonctionnait l'écriture. On se mettait dans un état d'euphorie, et une fois l'ivresse passée on se retrouvait vide et creux, et on rejetait tout ce qu'on avait produit. Rien d'étonnant, peut-être, à ce que les écrivains y laissent leur peau avant l'âge. (...)
Sture Dahlström, Je pense souvent à Louis-Ferdinand Céline, Le Serpent à Plumes, 2006. (pour la trad. française)

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