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Bob Dylan chante la magie de Noël pour les nécessiteux

Publié le 21 décembre 2009 par Actualitté

J’ai vécu récemment quelque chose de vraiment dingue, il faut que je vous raconte.
Bon, je place le décor, imaginez les chants de Noël du style Jingle Bells dans les grands magasins new-yorkais de trente étages (oui, j’exagère, mais ce sont les States !) avec un Père Noël et sa cloche, picolant boit en douce du rhum. Moi, je suis tranquillement installée au chaud dans Central Perk pour ma liste : « Cher papa ?Nowwwel, comme j’ai été une gentille fille… »
- En es-tu sûre ? m’interrompt le bonhomme tout rouge assis devant moi.
- Bah vi !
- Et la vieille dame que tu as insultée ?
- Ce n’est pas moi… je l’aide pour traverser et elle me frappe avec sa canne et son sac à main, tout ça parce que j’ai dit que les oiseaux volent autour de nous. Dure de la feuille, elle a cru que je voulais la voler
- Laurianne, tu as douze heures pour faire le bien autour de toi, sinon, adieu la guitare Fender telecaster de luxe 1978 munie de 2 humbucker PAF dimarzio, m’a-t-il en partant !
Bob Dylan chante la magie de Noël pour les nécessiteux

Alors, j’ai cherché, bah tout de même, cette guitare est assez rare, utilisée par le groupe Franz Ferdinand, je ne peux pas passer à coté de ça. Donc, on arrête cette musique débile Jingle Bells et j’ai eu la révélation. Bob Dylan lui aussi il chante noël et pour une bonne cause en plus, au-delà du fait d’aider déjà son prochain en Angleterre et dans les pays en voie de développement toute l’année.
Un peu dans l’idée des sacs que nous mettons sous les cadavres de sapin enjolivé du salon pour Handicap International, Bob chante pour les millions d’Américains qui recevront un repas chaud en cette période de fête. La totalité des bénéfices immédiats et futurs de la vente de « Christmas In The Heart » sorti le 19 octobre dernier en France, sera reversée à l’association Feeding America. Une somme qui permet de proposer près de quatre millions de repas pour un million et demi de nécessiteux américains.
Quand on a l’album entre les mains se pose un cruel dilemme. Soit on le repose délicatement, pas vu, pas pris, parce que c’est du grand n’importe quoi musicalement. Du Bod Dylan dont les synapses entre les neurones ont été brûlées aux pètes des années Woodstock. Soit on prend l’opus et on le cache, n’ayons l’air de rien, soyons désinvoltes. Et puis, si quelqu’un tombe dessus, vous pourrez toujours dire : « Bah, vouais, mais moi, je pense aux gens qui souffrent, moi ! »

Dans l’ensemble Christmas In The Heart c’est surtout un Bob Dylan qui chante après avoir fumé des cigares et bu au minimum deux bouteilles de vodka (« O’Come All Ye Faithful » en est probant), au son blues américain qu’on imagine sur un film du style Piège de Cristal, ou encore un « Christmas Island » qui nous plonge dans les années 40, sur une base américaine où des Pin Up viennent chanter avec un Ebenez Scrooge ivre devant les soldats pour noël. On a aussi une touche de Salut les Musclés avec « Must Be Santa ». Bref, une Amérique puritaine et profonde qui rencontre un papy du rock qui s’insurgeait à une époque lointaine contre le Vietnam, cherchez l’erreur.
Bon, alors ? Je l’aurai ma guitare ?


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