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Non, ce n’est pas (seulement) Richard Jefferson qui loupe son début de saison…

Publié le 21 décembre 2009 par Tinmar

San Antonio, c'est Tim Duncan, c'est 4 titres en 10 ans, c'est Gregg Popovitch, c'est le Texas, et enfin c'est déjà 10 défaites en moins de 25 matchs cette saison… On les attendait au top avec notamment un bon recrutement judicieux, avec les arrivées du vétéran Antonio McDyess, du rookie DaJuan Blair au second tour, et enfin du scoreur Richard Jefferson en provenance de Milwaukee. Ce dernier, auteur seulement de 13 petits points par soir, est la cible de toutes les critiques : pour les fans, il ne répond pas à leurs attentes, et dérègle la machine des Spurs. Si on regarde les chiffres de plus près et le jeu pratiqué par les Spurs, on remarque qu'en fait il n'est pas l'unique responsable de cette désorganisation, et qu'en fait ses performances négatives ne sont pas totalement illogiques et imprévisibles…

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AP Photos

Oui, Richard Jefferson ne réussit pas sa saison : ça c'est clair et pas besoin d'être un grand manitou de l'information NBA pour le remarquer. Il n'y a qu'à regarder dans les réactions aux articles sur les Spurs pour voir que les fans des Spurs ne sont pas contents de l'apport de l'ancien Net et Buck. Moi-même quand j'ai regardé mon match annuel des Spurs (je n'en mate qu'un par an, ils m'ennuient tellement, et Mike Prada ne me contredit d'ailleurs pas), je me suis dit que Jefferson ne jouait pas comme au bon vieux temps, celui où il recevait des caviars de la part du maître Jason Kidd… Tiens tiens, n'y a-t-il pas quelque chose à tirer de cette dernière phrase ?

En effet, on connait désormais le jeu des Spurs : on a Tim Duncan qui fait des écrans pour laisser la place à Tony Parker et ses pénétrations, et au pire il y a Matt Bonner, Roger Mason et Manu Ginobili qui canardent à 3-points… Pas super glamour et pas non plus hyper-original il faut bien l'avouer. Et imaginez-vous que Richard Jefferson a été parachuté dans ce jeu que je ne vais pas qualifier de stéréotypé par respect pour cet énorme coach qu'est le Pop', mais plutôt téléphoné : Richard Jefferson, historiquement, c'est des points marqués en contre-attaque, des shoots à mi-distance rentrés à la suite de rotations de balle bien huilées… Le soucis des Spurs est sûrement là : le décalage ne se fait que par le génie de Tim Duncan ou la rapidité de Tony Parker. Comme déjà écrit, je n'ai maté qu'un match des Spurs, mais j'extrapole je pense sans trop me risquer car cela fait des années maintenant que les Spurs jouent de la même manière. Ca fonctionnait avant, car Bowen shootait plutôt bien à 3-points et était hyper-agressif dans ses écrans : avec Jefferson qui au contraire de Bowen, sait se créer ses propres shoots mais qui s'extériorise beaucoup moins, ça marche tout de suite moins bien. Sur les stats simples, c'est d'ailleurs flagrant : dans ses années les plus efficientes (2002/3, 2003/4, 2005/6, et 2007/8, chacune chez les Nets), Jefferson shootait plus de 13 fois au panier, pour à peu près 15% de ceux-là qui étaient tentés derrière la ligne des 3-points ; désormais dans le Texas, c'est seulement 10 shoots, mais plus d'un quart tentés derrière la ligne à 7m23, soit 66% d'augmentation pour la part des shoots à 3-points dans la sélection de tirs de Richard Jefferson ! Pour simplifier, l'ancien pensionnaire de l'université de l'Arizona shoote moins, mais presque deux fois plus derrière la ligne des 3-points, ce qui est assez conséquent.

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