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Mes voeux pour 2010

Publié le 01 janvier 2010 par Abarguillet

MES VOEUX POUR 2010

A la veille de l'an neuf, chacun est enclin à s'interroger. Que sera-t-il pour nos familles, notre pays, le monde ? Que sera-t-il pour la Terre ? Car l'état alarmant de notre planète en fait désormais une priorité dans l'ordre de nos préoccupations. Lorsque s'est ouvert le troisième millénaire, il y a de cela une décennie, nous aspirions à un monde plus stable, à un humanisme mieux compris et mieux partagé qui verraient les guerres et les querelles de pouvoir s'apaiser. Il n'en a rien été bien sûr et, à ces soucis permanents, est venu s'en ajouter un autre, plus inquiétant : quel monde pouvons-nous construire avec des ressources naturelles en voie d'extinction ? A pareille interrogation, une réponse semble s'imposer : rétablir notre dialogue avec la nature, changer nos habitudes et nos mentalités, restaurer notre environnement, renouer le fil d'Ariane malencontreusement rompu il y a fort longtemps. Remettre l'individu en phase avec lui-même, remettre l'homme dans les pas de l'homme. Ce projet ne serait-il pas suffisamment mobilisateur pour fédérer les peuples et pour que nous y consacrions une part de notre énergie, de notre intelligence, de notre imagination, de notre ferveur, afin de redonner sens à la vie et santé à la nature ? N'avons pas pris l'habitude de vivre dans un univers factice, fictif et illusoire, et développé une pensée tellement urbaine qu'elle nous a coupés de nos racines ?  Peu nombreux sont ceux qui savent encore distinguer un épi de blé d'un épi de seigle, d'avoine ou d'orge, reconnaître le chant du loriot de ceux du pinson, de la grive musicienne, du chardonneret ou du rouge-gorge. Combien sommes-nous à prendre plaisir à écouter la mélodie du vent, à contempler le spectacle de la mer, celui des nuées dans le ciel, des troupeaux en transhumance dans les alpages ? Nous rappelons-nous l'odeur de l'humus, le goût de l'eau vive, la fraîcheur de la rosée, la tonalité des lueurs vespérales ? Notre rapport à la nature s'est hélas! considérablement détérioré à force de négligence. Alors que nous exigeons tout d'elle, nous ne lui accordons en retour que de l'ingratitude. La mer, cela doit être une heure de scooter ; la montagne, le confort des remontées mécaniques ; la campagne, les pique-niques à proximité de la voiture. C'est ainsi que nous agissons trop souvent et cela ne pourra durer. L'infinie patience de la terre montre des signes de lassitude. Ne serait-il pas sage de revenir à une agriculture plus respectueuse de nos santés et de la terre elle-même, que l'on a gavée insonsidérément de produits chimiques, et de nous consacrer à vivre en meilleur adéquation avec elle ? Aussi en ce premier matin de 2010, formulons un voeu prioritaire : non celui de changer le monde ou de changer la vie, mais de nous changer nous-même. Car la terre, le monde ne seront jamais que ce que nous en faisons. Ce qu'il importe de modifier, c'est nous ; ce qu'il nécessaire d'instaurer, ce sont les droits de la NATURE et les DEVOIRS de l'homme


ET ENFIN, POUR VOUS TOUS, UNE FERVENTE ANNEE 2010

 

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