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Coups de coeur 2009 en home cinema

Publié le 02 janvier 2010 par Vance @Great_Wenceslas

Une chronique de Vance

L’année 2009 ne fut pas seulement remplie que de sorties dans mon complexe préféré, ou dans une des salles de ce cinéma estampillé Arts & essais que je fréquente parfois (lorsque un internaute s’est montré particulièrement enthousiaste sur un film dont le nombre de copies n’a pas attiré les programmeurs du complexe suscité). Et puis, j’en ai assez parlé dans le bilan cinéma et au travers des différentes publications du Palmarès.

Reste que, des films, j’en ai vu beaucoup : l’achat d’un écran exemplaire, de bonne taille (mais sans excès), d’un lecteur blu-ray performant multizones et multirégions et d’un ensemble d’enceintes cohérent a permis de mieux profiter des disques achetés ou parfois prêtés, voire d’un bon programme diffusé sur une chaîne nationale. Et, souvent, le plaisir a été au rendez-vous. L’émotion aussi, étonnamment intacte, voire amplifiée lors d’un second visionnage (bien que ce ne soit pas toujours le cas, hélas, certains films perdant immédiatement de leur impact après le grand écran).

Sur les 194 longs-métrages que j’ai visionnés cette année, 57 l’ont été au cinéma : un bon quart, donc, qui me semble une bonne proportion. Depuis deux ans en effet, la séance de 21h « à la maison » est devenue un rituel : moments plus ou moins intenses passés en bonne compagnie, dans un cadre confortable (et encore davantage depuis l’installation dans une maison à la campagne), dans  un contexte et une ambiance chaleureux et choisis. Ca ne remplace pas le cinéma, qui conserve sa magie intacte : presque 5 films par mois, c’est une moyenne que je n’espérais pas il y a peu encore. Certes, je suis loin de Benoît et de JO4, mais mes objectifs ne sont pas les mêmes.

Au rayon stats, j’ai constaté un net fléchissement du nombre de films visionnés à partir de juin : je suis passé de 25 films en janvier 2009 à 8. Je ne me l’explique que par le fait qu’on ait choisi de regarder aussi des séries, rattrapant un retard qui s’accumulait dangereusement. J’en parlerai par ailleurs, mais après la saison 2 de MillenniuM, l’été fut propice pour terminer Urgences, se faire trois saisons à la suite de Dr House, toutes les saisons de Kaamelott avant d’enchaîner enfin en hiver par Heroes que je laissais mariner depuis trop longtemps. Du lourd, de l’enthousiasmant, du prometteur et du jubilatoire.

Mais revenons au cinéma.

Ci-dessous, mois par mois, les films qui m’ont saisi, ébloui, passionné et laissé, parfois, sans voix. Pour certains, la chronique attend encore que l’inspiration vienne… J’en profite pour remercier aussi tous les valeureux qui m’ont gentiment prêté des DVD ou des blu-rays, comme le divin G ou l’ineffable TWIN, ainsi que les blogueurs qui ont su, par leur enthousiasme, me pousser à visionner des œuvres pour lesquelles je n’avais pas fait le déplacement en salles.

JANVIER :

Le Retour du Roi, version longue : DVD collector somptueux, film magique et enflammé.

Predator : blu-ray correct de l’un de mes films d’action préférés, d’une efficacité totale

FEVRIER :

Wall-e, blu-ray très complet pour un film réussi. Les courts-métrages et le documentaire Geek o’rama sont géniaux.

The Fountain, blu-ray à l’image sublime, un film transcendantal caractérisé par une composition extrêmement symétrique.

The Dark Knight, blu-ray tonitruant dont les passages en IMAX son redoutables de précision.

MARS :

2001, l’Odyssée de l’espace: blu-ray convenable pour le meilleur film de tous les temps. Une séance ultérieure avec TWIN devait valoir son pesant de commentaires et de références.

AVRIL :

Pat Garrett & Billy the Kid : DVD collector complet avec les versions de 1988 et de 2005 pour un film très intense, constellé de plans fabuleux et fondé sur une remarquable profondeur de champ.

Kill Bill 1 & 2: blu-rays très réussis dans un boîtier métal du plus bel effet. Films jubilatoires à la bande son d’enfer.

MAI :

 : blu-ray à l’image bien définie. Visionné avec les autres films de la trilogie, le plus complet, le plus dense, le plus audacieux des films sur les mutants, souffrant un peu de quelques raccourcis évitables.

Koyaanisqatsi: DVD à l’image granuleuse, film choc et révélation de l’année, avec une musique de Philip Glass à tomber.

Lawrence d’Arabie : DVD collector dans un coffret bien rempli, visionné dans les conditions souhaitées par Lean (avec une ouverture sans image et un entracte à la fin de la première partie). O’Toole hypnotique, spectacle grandiose au souffle inégalé.

JUIN :

Casablanca : blu-ray de référence pour une restauration exemplaire. Autre révélation : un film exceptionnel tant du  point de vue de la mise en scène que de l’interprétation.

JUILLET :

Les Hommes du Président : visionné à la TV (alors que j’ai le DVD collector, feignasse !), film un peu long mais percutant et dominé par les prestations convaincantes de Hoffman et Redford.

Un éléphant, ça trompe énormément: vu à la télé. Qu’est-ce que j’aime ces chroniques douces-amères dépeintes avec tact, intelligence et énormément de brio ! Les acteurs sont fabuleux.

Abyss : encore la TV (comme quoi !). Version longue qui n’a pas ma préférence mais remplit correctement son office. Cameron, Mastrantonio et Harris : trio de qualité. Bande son très réussie.

AOUT :

Garden State: petite perle en DVD avec une actrice éclatante de beauté et d’ingéniosité. L’histoire est formidablement écrite.

SEPTEMBRE :

Kiss, kiss, bang, bang : blu-ray agréable pour un film longtemps vanté par des internautes. Ils avaient raison : c’est bourré de nonsense et joué avec brio.

OCTOBRE :

Hellboy 2: blu-ray éblouissant pour un film qui m’enthousiasme chaque fois davantage. Del Toro est un maître du genre.

Stand by me : DVD correct mais un film extrêmement touchant, joué et réalisé avec justesse et sobriété. Merci le TWIN.

Je vais bien, ne t’en fais pas : très beau DVD, film poignant dominé par une Mélanie Laurent lumineuse et un Kad Merad impeccable.

Blues Brothers : vu à la TV. Première fois enfin que je voyais dans de bonnes conditions ce bijou de délire et de fun, mené à un train d’enfer. Quelle B.O. !

NOVEMBRE :

J’ai toujours rêvé d’être un gangster: très beau DVD pour un film inclassable, bien écrit et réalisé au cordeau malgré des séquences complètement loufoques.

Spiderman : bon blu-ray. Sam Raimi s’amuse avec les codes super-héroïques et balance quelques séquences de haute volée.

DECEMBRE :

Une journée en enfer : mon McClane préféré, malgré une fin en demi-teinte, mais McTiernan et Willis nous en mettent plein la vue. Blu-ray agréable mais pas parfait.

Million Dollar Baby: blu-ray à l’image superbe. Film qui continue à émouvoir dans son clair-obscur de grande classe. Eastwood et Freeman forment un duo inoubliable.

Spiderman 2.1 : blu-ray de haute volée pour un film magistral. Raimi inclut des séquences horrifiques dans un scénario très dense et réinvente le super-héros contemporain.

Aliens, version longue : DVD du premier coffret, image un peu terne. Un film magistral, filmé avec une précision époustouflante. Weaver y incarne le prototype de la mère courage, prête à tout pour sauver les siens. Aucun répit après un début en crescendo.

Monstres & cie : très beau blu-ray pour un Pixar adorable, monté comme une horloge et faisant la part belle aux sentiments.

Danse avec les loups : blu-ray à l’image granuleuse mais agréable. Bande son exceptionnelle (Barry s’est surpassé) et film grandiose.

Cars: blu-ray Pixar avec une image à tomber. Le pari était risqué mais on se prend au jeu malgré un début un peu poussif.

Le Bon, la Brute & le Cinglé : un DVD avec une image parfaitement encodée et à la bande son détonnante. Le film est sympathique, parfois très drôle, avec une mise en scène enlevée et un rythme infernal.


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