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DAKAR d'AMERIQUE !

Par Laporteplume
Ils ont recommencé ! Avec le même acharnement qu’autrefois, la même folie, la même désinvolture devant la misère, voire la mort de l’autre !
Seule la cour de récréation de ces post-adolescents-sandwichs désoeuvrés a changé. Après les dunes et savane africaines, ce sont l’Argentine et le Chili qui ont le prestigieux privilège de recevoir les individus parmi les plus fondus de la planète : pampa, désert d’Atacama, montagnes et défilés de la Cordillère des Andes ont la chance de se voir traversés par le cortège le plus imbécile d’Européens (et de quelques ailleurs) les plus nantis couverts des marques les plus pollueuses de notre temps. Et de recevoir, en ce début d’année promise (paraît-il) au respect de l’environnement, le cadeau somptueux des plus beaux nuages d’oxyde de carbone, et les plus durables agressions que des humains prétendus modernes puissent offrir à la faune, à la flore, et à l’atmosphère de ces pays séduits par le pactole publicitaire.
Le Dakar d’Amérique 2010 est en route vers son plus remarquable record de mépris de la planète et de… la vie d’autrui !

DAKAR d'AMERIQUE !La preuve : dès la première étape, il a fait éclater la tête et les viscères de la jeune femme Sonia Natalia Gallardo qui dort aujourd’hui à la morgue de Cordoba, pulvérisé les os d’un homme de vingt-quatre ans, envoyé à l’hôpital un enfant de neuf ans.
On nous dira, bien sûr, que toutes les mesures de sécurité sont prises, que le public est averti, que les cons-courants sont informés et formés, et que les accidents ne sont que « la faute à pas de chance » !
Il n’empêche : si cet infernal cortège des marchands du temple n’était pas passé par là, Sonia Natalia serait toujours vivante et ses deux compagnons de détresse seraient encore debout et en bonne santé, les animaux et insectes de la Pampa continueraient leur vie tranquille (au bénéfice vital d’une humanité qui a tendance à l’oublier !), les jeunes oiseaux ne seraient pas tués dans l’œuf par le vacarme des machines, les végétaux ne seraient pas arrachés de leur terre par les pneus crantés des 4x4 au museau de pare-buffle et des gros culs suiveurs, et la terre respirerait beaucoup, beaucoup, beaucoup mieux !
À l’heure des vélos en ville, des gesticulations de Copenhague, de la régurgitation par le Conseil Constitutionnel d’une indigeste taxe carbone, des appels lénifiants d’anciens pollueurs repentis (disent-ils !), des manipulations de conscience climatique… il serait sain de se souvenir que la survie de notre terre (à défaut de celle de notre espèce dont se contrefout l’univers) passe, avant le désir de profit individuel, par le respect de notre environnement, le respect de l’autre, de tous les autres, et par le RESPECT DE LA VIE, de toutes les vies !
À bon entendeur… salut et FRATERNITÉ !

image quotidien La Voz del Interior - AFP


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