Magazine Environnement

Lot et Garonne : l’affaire des carottes tordues

Publié le 04 janvier 2010 par Erwan Pianezza

Lot et Garonne : l’affaire des carottes torduescarottes tordues, pan pan cul cul

Heureusement que Bercy (le ministère) veille au grain. C’est la dépêche du midi qui relate l’affaire : Jean Marc Gilly, maraîcher, a reçu ce 24 décembre un courrier de la fameuse DGCCRF (Repression des Fraudes), mettant en cause ses légumes « non conformes ».  Pratiquant une production exempte de traitements phytosanitaires sur des variétés de légumes  originales, l’EARL de Tissandier dont M.Gilly est le  gérant s’est mise dans une position délicate vis à vis de l’implacable administration, dont les fonctionnaires n’ont surement pas d’autres chats à fouetter.  Présent sur le marché,  un agent avait  relevé, à plusieurs reprises, d’ inadmissibles infractions à la législation. Attention, on est pas loin du trafic de drogue ou de produits contrefaits !!

« Ce contrôleur voulait m’obliger à retirer de la vente mes carottes de variétés Colmar qui sont déjà tordues d’avance et qui étaient de surcroît mangées par mulots, taupins et autres bestioles... », relate Jean-Marc Gilly qui met un point  d’honneur à ne pas traiter ses productions et assume l’altération de l’aspect visuel de ses carottes.

« Cet été, on m’a reproché des tomates cœur de bœuf fendues. Chez moi, on peut trouver des fraises un peu noires. C’est un choix, le client le sait, et on est parvenu à se faire une clientèle avec ces orientations de production« , témoigne le producteur qui n’a pas l’intention de céder. « On dit souvent que le client est roi, c’est à lui de choisir et c’est ce qu’il fait. Si je suis réellement sanctionné, je n’en resterai pas là. »

Difficile à croire : toujours selon la dépêche du midi, il est reproché à l’agriculteur d’indiquer clairement la provenance de sa production. On nage en plein délire, mais on n’est pas surpris : en novembre 2008, la France avait été l’un des seuls pays européens à s’opposer à l’abrogation de stupides normes de commercialisation pour une vingtaine de produits maraîchers, qui excluaient de fait de nombreux produits cultivés naturellement. Affligeante administration.


Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Erwan Pianezza 53382 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte