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La modernité du cinéma asiatique:Kore Eda-HiroKazu, Park Chan-wook, Yojiro Takita

Publié le 08 décembre 2009 par Xylophon

Kore Eda-HiroKazu, Park Chan-wook, ou encore Yojiro Takita. Peu connus du grand public ces réalisateurs sont de plus en plus valorisés au niveau international par les distinctions qu'ils reçoivent.

Yojiro Takita
, réalisateur japonais de "The departures" qui sort cette semaine en France a obtenu en mars dernier l'oscar du meilleur film étranger, devant "Valse avec bachir" et "Entre les murs".

"L'action se déroule dans une province rurale du nord du Japon, Yamagata, où Daigo Kobayashi retourne avec son épouse, après l'éclatement de l'orchestre dans lequel il jouait depuis des années à Tokyo.Daigo répond à une annonce pour un emploi "d'aide aux départs", imaginant avoir affaire à une agence de voyages. L'ancien violoncelliste s'aperçoit qu'il s'agit en réalité d'une entreprise de pompes funèbres, mais accepte l'emploi par nécessité financière".

Park Chan-wook, vient d'être une nouvelle fois récompensé à Cannes pour Thirst cette année. Le réalisateur sud coréen est un virtuose de la mise en scène. Ceux qui ont vu "Old Boys comprendront. A deux voix près en 2004, Old Boy raflait la palme, en reléguant Moore à son documentaire post 9/11.

Old Boy c'est l'histoire de Oh Dae Su. Un jeune père de famille qui en rentrant chez lui se fait enlever. Il passe 15 ans enfermé, sans comprendre les raisons de cette privation de liberté. Il découvre pendant sa détention l'assassinat de sa femme. Relâché 15 ans plus tard, toujours sans explication, Oh Dae-su est contacté par le commanditaire de son enlèvement. Celui-ci lui propose alors de découvrir les raisons de son incarcération, lui laissant pour seul indice ce proverbe : « Le grain de sable et le gravier coulent dans l'eau de la même façon. » Abandonné à lui-même, il a 5 jours pour découvrir la vérité...

La manipulation est au cœur de ce film surréaliste et envoutant. Film hitchockien et sombre, Old Boy évoque des thèmes aussi universels que la famille, la vengeance, la rédemption, et le pardon.

Kore Eda-HiroKazu, jeune et prometteur réalisateur japonnais vient de sortir en France le film "Still Walking". Le réalisateur s'est fait connaitre en 2004 à Cannes avec Nobody Knows puisque le film a gagné le prix d'interprétation masculine. L'acteur Yagira Yuya, est le plus jeune acteur jamais récompensé à Cannes: celui qui joue Akira venait d'avoir 14 ans quand il a obtenu cete jolie recompense.

Nobody Knows est un film qui remue, qui hante, qui bouleverse. Tokyo. Une mère de famille un peu simple aménage avec ses 4 enfants en transportant les petits dans une valise pour cacher leur existence au regard extérieur. Les enfants vivent reclus, ne fréquentent pas l'école, s'ingéniant à trouver dans leur lieu de vie quelques activités. La mère est là, puis disparait. Puis elle revient et disparait. L'ainée Akira doit s'occuper de son frère et ses sœurs.

Un film magnifique sur l'enfance. Je vu les 400 coups de Truffaut. Je ne sais pas pourquoi mais ce film pourtant unanimement reconnu comment un portrait réaliste d'un adolescent ne m'a pas touché. J'ai trouve cette histoire trop désincarnée.
En revanche Nobody Knows dit des choses totalement justes sur des enfants qui s'essaient à jouer des grandes personnes. Entre la prise de responsabilité, de nourrir et de s'occuper d'une famille, et l'envie de jouer, de rêver, de laisser vivre une âme insouciante, le personnage d'Akira est déchiré. Déchiré par une mère absente, un père irresponsable, une société autiste.

La réalisation est parfaite. Le tempo lent du film, nous fait percevoir l'ennui des enfants. Chaque mouvement des enfants, chaque geste est filmé avec précision par le réalisateur. Des gestes simples et doux. Des jeux d'enfants. Des graines plantées dans des pots de terres. Des regards tristes. Des rires. Des petites chaussures qui font pouic pouic. Et puis un drame...

Plus d'infos sur ce film

Le theme principal du film est chanté par Tate Takako. Voilà le début de la chanson traduite.

J'ai beau interroger le ciel de minuit
Les étoiles se contentent de briller
Dans le lac noir de mon cœur fondu
Je vais à la dérive

L'ange se tournera-t-il
encore vers moi ?
Se baignera-t-il
encore dans mon cœur ?

Les vagues caressées
par le vent de l'hiver approchant
m'attirent dans les ténèbres
Les yeux froids
comme de la glace
Je deviens grand

Comme une pierre précieuse
à l'odeur insoutenable
Qui ne se laisse
approcher par personne

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